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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 06:00

 

‘Hanoucca N°1

(Introduction et règles de l’allumage) 

 

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Le RAMBAM (Hal. relatives à ‘Hanoucca chap.3 Hal.1 et suite) relate :

 

A l’époque du 2ème Beit Hamikdash (le 2ème Temple) (206 ans avant sa destruction), lorsque la Grèce régnait sur le monde, les monarques grecs avaient imposé des décrets sur Israël, dans le but de les détourner de la Torah et des Miçwot. Ils les ont privés de l’étude de la Torah, et se sont emparés de leur argent et de leurs filles. Ils ont pénétré dans le Beit Hamikdash, l’ont souillé de toutes sortes d’idolâtries, et ont rendu impures tout ce qu’ils ont trouvé, ce qui fit souffrir Israël… Jusqu’au moment où Hashem les prie en pitié, et les sauva de la main des Grecs. Une famille de Cohanim - les ‘Hashmonaïm - souleva le peuple contre leurs ennemis, et Hashem leur fit obtenir la victoire, bien qu’ils étaient très peu nombreux face aux Grecs, qui eux, étaient des millions. Après la victoire, les ‘Hashmonaïm décidèrent de restaurer le Beit Hamikdash de toutes les impuretés des Grecs, et voulurent rallumer la Ménorah du Beit Hamikdash, restée jusque-là éteinte. Pour cela, seule une huile d’olive pure, fabriquée à cet effet, et scellée avec le sceau du Cohen Gadol, n’est valable.

Ils trouvèrent, en effet des flacons d’huile d’olive, mais tous les flacons étaient ouverts, et donc inutilisables pour le culte. Après de grandes recherches, ils trouvèrent enfin un flacon d’huile d’olive pure, scellé par le sceau du Cohen Gadol, mais ce flacon ne contenait que la quantité d’huile pour que la Ménora reste allumée qu’une nuit. Il se produit un Ness (un miracle), et la Ménora ne s’éteignit que huit jours plus tard.

 

Il existe 2 explications sur la raison de ce miracle :

  • Selon le RAMBAM (Hal. relatives à ‘Hanoucca chap.3 Hal.2), le fait d’avoir fait la guerre les avait rendues impures, et le jour de la victoire (25 Kislew), il fallait attendre encore 7 jours pour être purifiés, selon les exigences de la Torah pour toute personne qui a été au contact d’un cadavre. Or, l’huile d’olive destinée à la Menora du Beit Hamikdash ne peut être fabriquée que par des personnes pures. C’est pour cela que se produisit un miracle grâce auquel ils purent rallumer la Menora sans attendre d’être de nouveau purs, et par cela, la Miçwa n’était pas repoussée davantage.

 

  • Selon d’autres Rishonim – comme le Sefer Ha-Eshkol (tome 2 page 20) ; les Guéonim dans leurs Tshouvot (éditions Leik chap.104) ; le Or’hot ‘Haïm (Hal. ‘Hanoucca note 1) ; le Kol Bo (chap.44) ; Rabbi David ABOUDARHAM (page 54 colonne 1) ; le RaN (sur Guemara Shabbat 21b) – 8 jours, était le temps nécessaire pour que les Cohanim se rendent à Goush ‘Halav - dans le territoire de la tribu de Asher, lieu de fabrication de l’huile d’olive (comme rapporté dans la Guemara Menah’ot 85b) - et de revenir.

 

Voici la très célèbre « Question du Beit Yossef ».

MARAN demande dans le Beit Yossef (Ora’h ‘Haïm chap.670) :

Du fait que le flacon qu’ils ont trouvé contenait de quoi allumer 1 jour, le Ness ne s’est produit que 7 jours.

Pourquoi alors commémorer le Ness 8 jours ?

 

Voici 3 des réponses que MARAN propose lui-même, mais qui ont déjà été proposées par certains Rishonim (décisionnaires de l’époque médiévale):

1.      Selon les exigences de la Torah, la Ménora du Beit Hamikdash doit être allumée chaque jour de l’année, par le Cohen Gadol. La Ménora avait 7 branches. A l’extrémité de chaque branche se trouvait un réceptacle d’une contenance d’ ½ Loug (environ 16 cl). Pour l’allumage d’une nuit, il fallait donc une quantité d’huile de 3 Lougim et demi (environ 1.12 l). Il y avait donc, dans le flacon trouvé par les ‘Hashmonaïm, une quantité d’huile d’olive de 3 Lougim et demi (environ 1.12 l). Que firent-ils ? Sachant qu’il n’y avait pas plus que le nécessaire pour l’allumage d’une nuit, ils divisèrent le contenu du flacon en 8 parties, pour pouvoir allumer la Ménora chaque jour, le temps d’envoyer fabriquer de l’huile à Goush ‘Halav qui était à 4 jours de voyage de Yeroushalaïm, ainsi que le temps de revenir. Mais 1/8ème de 1.12 l ne peut brûler qu’environ 1h30 (les évènements de ‘Hanoucca se déroulent en hiver, or, à cette période de l’année, la nuit fait environ 12h. 1.12 l / 8 = 0.14 12h / 0.14 = 85.71 = 1h25 mn) ! Au lieu de s’éteindre au bout d’environ 1h30, la Menora resta allumée jusqu’au matin, et de même pour les autres soirs.

2.      Ils vidèrent tout le contenu du flacon dès le 1er soir dans les 7 réceptacles de la Menora, mais ils trouvèrent le flacon encore plein, et c’est ainsi qu’ils purent remplirent de nouveau la Menora les soirs suivants.

3.      Ils vidèrent tout le contenu du flacon dès le 1er soir dans les 7 réceptacles de la Menora, mais au matin la Menora resta allumée et ne s’éteint qu’au bout de 8 jours.

 

Le Peri ‘Hadash conteste la 1ère réponse de MARAN, car – selon le Peri ‘Hadash – comment est-il concevable que les ‘Hashmonaïm aient pris sur eux la responsabilité de diviser le contenu du flacon en 8 parties, puisqu’en agissant ainsi, ils n’accomplissaient pas le devoir d’allumage de la Menora, même pas une seule nuit ! Or, la Guemara Menah’ot (89a) apprend à partir d’un verset de la Torah que le Cohen devait placer chaque soir dans la Menora la quantité nécessaire pour qu’elle reste allumée jusqu’au matin.

 

Le Peri ‘Hadash propose donc une autre explication.

Le 1er des 8 soirs de ‘Hanoucca vient commémorer le Ness de la victoire militaire de la minorité (les Bné Israël) sur la majorité (les grecs).

 

Le Sefer Ha-Eshkol (tome 2 page 19) propose la réponse suivante :

Lorsque les ‘Hashmonaïm versaient un peu du contenu du flacon dans les 7 réceptacles de la Menora, le niveau d’huile montait miraculeusement. Le miracle s’est donc produit également le 1er soir.

 

On peut répondre également selon les propos du Zohar Ha-Kaddosh :

« La bénédiction ne réside jamais sur le néant. »

Selon cette réponse, la trouvaille du flacon d’huile représente en elle-même un miracle (voir Haftara de Payera).

 

Le Shéiltout de Rav A’haï GAON, (Wayshla’h) écrit que lorsqu’ils trouvèrent le flacon d’huile, il n’y avait « même pas » de quoi allumer un jour.

Selon cette version, nous comprenons que le miracle s’est également produit le 1er jour.              

 

Les ‘Ha’hamim de cette génération, instituèrent pour les générations à venir, que ce miracle serait célébré pendant huit jours, à partir de la date du 25 Kislew, en allumant des lumières chaque soir, en récitant le Hallel chaque jour, et en disant le passage de Al Hanissim dans le Birkat Hamazon, ainsi que dans les prières quotidiennes.

 

Les principaux décrets imposés par les Grecs

·       Ne plus pratiquer la Berit Mila (la circoncision)

·       Ne plus observer Shabbat

·       Ne plus fixer Rosh ‘Hodesh

 

Il faut être très attentionné envers la Miçwa de l’allumage des lumières de ‘Hanoucca, car cette Miçwa est très précieuse, afin de divulguer le miracle, en adressant des remerciements à Hashem. Nos ‘Ha’hamim enseignent dans la Guémara Shabbat (23b) que celui qui accomplie la Miçwa des lumières de ‘Hanoucca selon les exigences de la Hala’ha, aura le mérite d’avoir des enfants Talmidé ‘Ha’hamim (érudits dans la Torah). Comme il est dit : « Le Ner (la lampe) est la Miçwa, et la Torah est la lumière » (Mishlé chap.6).

Rashi explique ce verset ainsi : C’est par le Ner Miçwa (le Ner que l’on a l’obligation d’allumer) que vient la lumière de la Torah.   

Le Méïri ajoute qu’il s’agit ici d’accomplir la Miçwa de Ner avec beaucoup de soin, et beaucoup d’affection.

 



 

 

II] Règles relatives à l’allumage

 



Il est enseigné dans une Baraïta rapportée dans la Guemara Shabbat (21b) :
"La Miçwa de l’allumage de ‘Hanoucca commence dès que le soleil se couche et termine lorsque les passants désertent la rue."

Or, les Poskim discutent afin de déterminer s’il s’agit du début du coucher du soleil ou de la fin du coucher du soleil, ce qui correspond à la sortie des étoiles.

Selon de nombreux Rishonim, il s’agit de la fin du coucher du soleil (sortie des étoiles), comme nous l’apprenons dans la Guemara Ta’anit (12a) : « Un jeûne qui n’a pas atteint le coucher du soleil, n’est pas un jeûne. » Le ROSH explique là-bas qu’il s’agit en réalité de la sortie des étoiles, et donc de la fin du coucher du soleil.
De même, les Tossafot explique également ainsi au nom de Rabbénou Tam, sur la Guemara Menah’ot (20b), en précisant que chaque fois qu’il est question d’une chose qui débute « dès que le soleil se couche » il s’agit toujours de la fin du coucher du soleil, et donc de la sortie des étoiles. Et Rabbénou Tam cite comme exemple notre référence à l’allumage de ‘Hanoucca cité dans la Guemara Shabbat où il est dit : « dès que se couche le soleil », il fait remarquer que s’il s’agissait du début du coucher du soleil, il ferait encore jour et les lumières de ‘Hanoucca n’auraient aucune efficacité.
Tel est également l’avis du Sefer Ha-Manhig (Hal. ’Hanoucca chap.147).
De nombreux A’haronim tranchent également ainsi :
Le Ba’H (Baït ‘Hadash) ; le Shiyaré Knesset Ha-Guédola ; le Maamar Morde’haï, le ‘Hayé Adam et le Ben Ish ‘Haï.
Mais certains A’haronim – comme le Peri ‘Hadash ou le Gaon de Vilna – tranchent qu’il s’agit plutôt du début du coucher du soleil, et le Gaon ajoute même que des Rishonim comme le RASHBA et le RAN sont de cette avis.

Mais malgré tout cela, sur le plan pratique, nous les Séfaradim, ne prenons en considération que seulement l’opinion de MARAN, qui tranche selon le grand nombres de Rishonim cités précédemment, et il faut donc allumer à partir
de la fin du coucher du soleil, ce qui correspond à la sortie des étoiles.

Avant d’allumer les Nerot de ‘Hanoucca, il faut s’assurer qu’il y a suffisamment d’huile pour qu’elles brûlent pendant au moins une demi-heure après l’allumage, qui s’effectue à partir de la sortie des étoiles. (la tombée de la nuit).
De même, lorsque l’on allume avec des bougies, il faut s’assurer qu’elles sont assez longues pour brûler au moins une demi-heure après l’allumage qui s’effectue à partir de la sortie des étoiles (la tombée de la nuit).

La veille de Shabbat, où nous allumons très tôt, il faut veiller à mettre assez d’huile dans les Nerot ‘Hanoucca, ou prendre des bougies assez grandes, afin qu’elles brûlent au moins 1 heure et demi.

On dispose les Nerot de droite à gauche, et on les allume de gauche à droite.

Mémo technique :

§  Disposition = écriture hébraïque, de droite à gauche

§  Allumage = écriture occidentale, de gauche à droite

 

Le 1er soir, nous allumons donc le Ner qui se trouve à l’extrême droite.

Le 2ème soir, nous allumons d’abord celui qui se trouve à gauche de celui de la veille, puis celui de la veille. Et ainsi de suite. Afin que chaque soir, nous allumons d’abord le Ner nouveau, qui représente la continuité du Miracle, et ensuite les autres Nerot.


Ceci est l’opinion de MARAN l’auteur du Shoul’han ‘Aroukh (O.H 676 – 5), partagée par notre maître le ARI Zal dans Sha’ar Ha-Kawanot (page 108 colonne 3) ; l’auteur du Naguid OuMçavé (page 106 fin de la colonne 2) ; le MAHARY KOLON dans une Tshouva (Shoresh 183) ; le Morde’hi (sur le 2ème chap. de la Guemara Shabbat) ; l’auteur du Shou’t Teroumat HaDeshen (chap.106) qui atteste que tel est l’usage des régions du Rhin, et que tel est l’avis du MAHARAM (de Rottenbourg) selon qui, « il faut toujours se diriger vers la droite ». Mais les juifs originaires d’Autriche ont l’usage d’allumer de droite à gauche, comme l’écriture hébreux.

En réalité, il existe plusieurs Poskim qui tranchent eux aussi qu’il faut allumer de droite à gauche, et parmi eux :
Le Levoush ; l’auteur du Shou’t Panim Mérirot (tome 1 fin du chap.98) ; ainsi que le Gaon de Vilna comme il est rapporté dans Ma’assé Rav (note 232).

Mais le Peri ‘Hadash écrit (sur O.H chap.676 note 5) qu’une telle interprétation est erronée, et que l’essentiel est l’opinion de MARAN selon qui, il faut allumer de gauche à droite.

Nos maîtres enseignent dans la Guémara Shabbat (22a) :
"Il est une Miçwa de placer la ‘Hanoukiya à la porte qui donne sur la rue, sur le côté gauche (dans les 8 cm de la porte) en entrant."
En effet, de cette manière la personne est entourée de Miçwot à chaque fois qu’elle entre ou qu’elle sort (la Mézouza à sa droite et ‘Hanoucca à sa gauche).

Ce Din est tranché dans la Shoul’han ‘Aroukh (O.H 671-1)

La Shéiltout du Rav A’haï GAON (Wayishla’h), ainsi que le Méïri et le RYTBA (sur Shabbat 22a) ajoutent que lorsqu’il s’agit d’un homme qui porte un Talith Katan, cela constitue une tierce de Miçwot (Mézouza, ‘Hanoucca et çiçit), ce qui illustre le verset : « le triple lien ne sera pas facile à rompre. » (Kohelet 4-12)

Il faut placer la ‘Hanoukiya à plus de 24 cm du sol de la maison, et Le’hate’hila (à priori), il faut la placer à moins de 80 cm du sol de la maison. (selon Guémara Shabbat 21b, les Rishonim et Maran dans le Shoul’han ‘Aroukh O.H 671-6)

Si l’on a placé la ‘Hanoukiya à 9.60 m du sol de la maison, l’allumage n’est pas valable. Il faut l’éteindre et la rallumer à hauteur valable (sans réciter de nouveau les bénédictions). (Shoul’han ‘Aroukh O.H 671-6)

Si l’on a une fenêtre qui donne sur une rue à une hauteur de moins de 9.60 m du sol de la rue (2ème ou 3ème étage), il faut placer la ‘Hanoukiya à cette fenêtre. (Shoul’han ‘Aroukh O.H 671-5)
Le Maguen Avraham (sur O.H 671) ajoute que dans ce cas, on peut – de façon évidente - placer la ‘Hanoukiya à plus de 80 cm du sol de la maison (puisqu’ aucune fenêtre n’est à une hauteur aussi basse !).

Cependant, même si l’on habite un étage plus élevé (5ème ou 6ème étage), et que l’on est donc à plus de 9.60 m du sol de la rue, si l’on désire malgré tout allumer à une fenêtre qui donne sur une rue, il est permis de le faire tant que les Nerot sont encore visibles par les passants de la rue, à fortiori lorsqu’il y a un autre immeuble qui se trouve face à la fenêtre et que l’allumage sera visible depuis cet immeuble, on peut dans ce cas allumer à la fenêtre, bien qu’elle se trouve à plus de 9.60 m du sol de la rue. (‘Hazon ‘Ovadia – ‘Hanoucca page 36)

Le Mishna Béroura – dans le Sha’ar Ha-çiyoun (sur 671 note 33) – précise que dans toutes ces hauteurs minimales et maximales, nous ne prenons en considération que la flamme et non la hauteur de la bougie ou de la veilleuse.

Il est enseigné dans la Guemara Shabbat (23a) :
"C’est l’acte de l’allumage qui constitue toute la Miçwa. Si les Nerot se sont éteintes, on n’est pas tenu de les rallumer."
Ce qui veut dire que
l’essentiel de la Miçwa réside dans le fait d’allumer des Nerot qui ont la capacité de brûler une demi-heure. Si pour une cause quelconque, les Nerot s’éteignent, et que cette cause n’existait pas au moment de l’allumage, par exemple, une porte ou une fenêtre qui s’ouvrent brusquement et qui laisse passer un courant d’air qui éteint les Nerot, il n’est pas nécessaire de les rallumer. Cependant, si cet incident se produit avant que ne s’écoule une demi-heure depuis l’allumage, il est une Miçwa (mais pas un devoir) de les rallumer mais sans réciter les Béra’hot.

Par contre, si au moment de l’allumage, les Nerot n’avaient pas la capacité de brûler une demi-heure, par exemple, lorsqu’on les allume dans un endroit où il y a des courants d’air, ou bien que l’on a pas mis suffisamment d’huile, lorsqu’elles s’éteignent, nous sommes tenus de les rallumer, mais toujours sans réciter les Béra’hot.



Il est interdit d’utiliser la lumière des Nerot de ‘Hanoucca.
Par conséquent, il est interdit de compter de l’argent, ou de lire à la lumière des Nerot ‘Hanoucca. Mais au-delà d’une demi-heure depuis l’allumage, il est permis de faire ce que l’on veut à la lumière des Nerot ‘Hanoucca.
C’est pour cette raison que l’on a l’usage d’allumer un Ner supplémentaire (le Shamash) qui a pour vocation d’éclairer en cas de besoin.

Les femmes ont la tradition de ne pas effectuer de travaux pendant ‘Hanoucca, dans la 1ère demi-heure pendant laquelle les Nerot sont allumées.
L’une des explications à cette tradition réside dans le fait que le Miracle s’est produit grâce aux femmes, et il ne faut surtout pas leur tolérer de faire des travaux pendant ce laps de temps.

 

Résumé

 

L’historique

 

A l’époque du 2ème Beit Hamikdash (le 2ème Temple) (206 ans avant sa destruction), lorsque la Grèce régnait sur le monde, les monarques grecs avaient imposé des décrets sur Israël, dans le but de les détourner de la Torah et des Miçwot. Ils les ont privés de l’étude de la Torah, et se sont emparés de leur argent et de leurs filles. Ils ont pénétré dans le Beit Hamikdash, l’ont souillé de toutes sortes d’idolâtries, et ont rendu impures tout ce qu’ils ont trouvé, ce qui fit souffrir Israël… Jusqu’au moment où Hashem les prie en pitié, et les sauva de la main des Grecs. Une famille de Cohanim - les ‘Hashmonaïm - souleva le peuple contre leurs ennemis, et Hashem leur fit obtenir la victoire, bien qu’ils étaient très peu nombreux face aux Grecs, qui eux, étaient des millions. Après la victoire, les ‘Hashmonaïm décidèrent de restaurer le Beit Hamikdash de toutes les impuretés des Grecs, et voulurent rallumer la Ménorah du Beit Hamikdash, restée jusque-là éteinte. Pour cela, seule une huile d’olive pure, fabriquée à cet effet, et scellée avec le sceau du Cohen Gadol, n’est valable.

Ils trouvèrent, en effet des flacons d’huile d’olive, mais tous les flacons étaient ouverts, et donc inutilisables pour le culte. Après de grandes recherches, ils trouvèrent enfin un flacon d’huile d’olive pure, scellé par le sceau du Cohen Gadol, mais ce flacon ne contenait que la quantité d’huile pour que la Ménora reste allumée qu’une nuit. Il se produit un Ness (un miracle), et la Ménora ne s’éteignit que huit jours plus tard.

 

Les principaux décrets imposés par les Grecs

 

Ne plus pratiquer la Berit Mila (la circoncision)

Ne plus observer Shabbat

Ne plus fixer Rosh ‘Hodesh

 

Il faut être très attentionné envers laMiçwa de l’allumage des lumières de 'Hanoucca, car cette Miçwa est très précieuse, afin de divulguer le miracle, en adressant des remerciements à Hashem. Celui qui accomplie la Miçwa des lumières de 'Hanoucca selon les exigences de la Hala’ha, aura le mérite d’avoir des enfants Talmidé ‘Ha’hamim (érudits dans la Torah). Comme il est dit : « Le Ner (la lampe) est la Miçwa, et la Torah est la lumière » (Mishlé chap.6).

 

Les règles

 

Il faut allumer à partir de la sortie des étoiles.

Avant d’allumer les Nerot de 'Hanoucca, il faut s’assurer qu’il y a suffisamment d’huile, ou que les bougies soient suffisamment longues pour brûler pendant au moins une demi-heure après l’allumage.

 

La veille de Shabbat, où nous allumons très tôt, il faut veiller à mettre assez d’huile dans les Nerot 'Hanoucca, ou prendre des bougies assez grandes, afin qu’elles brûlent au moins 1 heure et demi.

 

On dispose les Nerot de droite à gauche, et on les allume de gauche à droite.

Mémo technique :

 

Disposition = écriture hébraïque, de droite à gauche

Allumage = écriture occidentale, de gauche à droite

 

Le 1er soir, nous allumons donc le Ner qui se trouve à l’extrême droite.

Le 2ème soir, nous allumons d’abord celui qui se trouve à gauche de celui de la veille, puis celui de la veille. Et ainsi de suite. Afin que chaque soir, nous allumons d’abord le Ner nouveau, qui représente la continuité du Miracle, et ensuite les autres Nerot.

 

Il est une Miçwa de placer la ‘Hanoukiya à la porte d’entrée, sur le côté gauche (dans les 8 cm de la porte) en entrant.

 

Il faut placer la ‘Hanoukiya à plus de 24 cm du sol de la maison, et Le’hate’hila (à priori), il faut la placer à moins de 80 cm du sol de la maison. Si l’on a placé la ‘Hanoukiya à 9.60 m du sol de la maison, l’allumage n’est pas valable. Il faut l’éteindre et la rallumer à hauteur valable (sans réciter de nouveau les bénédictions).

 

Si l’on a une fenêtre qui donne sur une rue à une hauteur de moins de 9.60 m du sol de la rue (2ème ou 3ème étage), il faut placer la ‘Hanoukiya à cette fenêtre. Dans ce cas, on peut – de façon évidente -  placer la ‘Hanoukiya à plus de 80 cm du sol de la maison (puisqu’aucune fenêtre ne sera à une hauteur aussi basse !).

 

Cependant, même si l’on habite un étage plus élevé (5ème ou 6ème étage), et que l’on est donc à plus de 9.60 m du sol de la rue, si l’on désire malgré tout allumer à une fenêtre qui donne sur une rue, il est permis de le faire tant que les Nerot sont encore visibles par les passants de la rue, à fortiori lorsqu’il y a un autre immeuble qui se trouve face à la fenêtre et que l’allumage sera visible depuis cet immeuble, on peut dans ce cas allumer à la fenêtre, bien qu’elle se trouve à plus de 9.60 m du sol de la rue. (‘Hazon ‘Ovadia – 'Hanoucca page 36).

 

Dans toutes ces hauteurs minimales et maximales, nous ne prenons en considération que la flamme et non la hauteur de la bougie ou de la veilleuse.

 

Il est interdit de tirer profit de la lumière des Nerot de ‘Hanoucca.

C’est pourquoi, il est interdit de compter de l’argent, ou de lire à la lumière des Nerot ‘Hanoucca. C’est pour cette raison que l’on a l’usage d’allumer un Ner supplémentaire (le Shamash) qui a pour vocation d’éclairer en cas de besoin.

Mais au-delà d’une demi-heure depuis l’allumage, il est permis de faire ce que l’on veut à la lumière des Nerot ‘Hanoucca.

 

Les femmes ont la tradition de ne pas effectuer de travaux pendant ‘Hanoucca, dans la 1ère demi-heure pendant laquelle les Nerot sont allumées, et il ne faut surtout pas leur tolérer de faire des travaux pendant ce laps de temps.

 

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