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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 06:40

1. Obéir à la mère, mais aussi au père !

 

« "Ya’akov sortit de Béer Sheva’ et il alla à ‘Haran ». (Béréshit 28-10. 1er verset de notre Parasha)
 

Question 

Pourquoi nous préciser le fait que Ya’akov sortit de Béer Sheva’, alors que le plus important était de nous signaler son lieu de destination ? (Hormis l’explication de Rashi) 


 
 

Réponse 

Le Maguid de Douvno explique qu’il existe 2 sortes de voyages : 

3. Lorsqu’on se rend à un endroit parce qu’on a besoin de cet endroit 

3. Lorsqu’on se rend à un endroit uniquement pour fuir un autre endroit 

Ya’akov Avinou était confronté à ces 2 types de voyages puisqu’il devait d’une part, obéir à l’ordre de sa mère Rivka, et fuir Béer Sheva’ à cause des menaces de mort proférées par son frère ‘Essaw, et d’autre part, il devait aussi obéir à l’ordre de son père Iç’hak, et se rendre à ‘Haran chez son oncle Lavan le frère de Rivka, afin d’y trouver une épouse. 

Sa « sortie » de Béer Sheva comme son « déplacement » à ‘Haran représentaient l’un comme l’autre une chose essentielle pour Ya’akov Avinou, et c’est pour cela que le texte prend soin de préciser aussi bien le fait que « Ya’akov sortit de Béer Sheva’ » aussi bien le fait qu’il « alla à ‘Haran ».


2. Protéger d’abord l’intellect juif !


« Il prit des pierres de l’endroit et les place à sa tête, puis, il se coucha sur place ». (Béréshit 28-11)


Rashi : Il les plaça en cercle autour de sa tête pour se protéger des bêtes sauvages.


Question 

Pourquoi Ya’akov Avinou se préoccupe-t-il uniquement de la protection de sa tête ? Pourquoi ne se préoccupe-t-il pas aussi de la protection de son corps ?


Réponse

Le livre Kol Yehouda de notre maître le Gaon Rabbi Yehouda cadra z.ts.l cite au nom du Admour de LOUBAVITSH z.ts.l, que selon le principe, les actions des parents servent de repères aux enfants, et le rêve, ainsi que l’exil de Ya’akov Avinou à ‘Haran, n’ont autre vocation que de servir de leçon à ses descendants.

Or, lorsqu’ Israël partira en exil, leur seule crainte sera de se protéger au niveau intellectuel, afin qu’aucune conception, aucune idée non juive, hérétique et blasphématoire ne s’introduise dans leur tête, pour ne pas que leur esprit juif en soit atteint et que le danger se propage à ce moment-là sur tout le corps.

C’est pour cela que Ya’akov Avinou prit des pierres – les pierres du futur Beit Hamikdash pour protéger sa tête, qui représente la partie la plus fragile du juif, et lorsque l’esprit est protéger, il n’y a plus à craindre les bêtes sauvages, et le peuple d’Israël peut vivre éternellement dans sa sainteté et sa pureté.

Histoire (humour)

Rashi : Il les plaça en cercle autour de sa tête pour se protéger des bêtes sauvages. Les pierres se mirent à se disputer en disant chacune : « C’est sur moi que le çaddik va reposer sa tête ! ». Hashem les réuni toutes en une seule pierre…

On raconte que le Gaon Rabbi Yehonatan EYVSHEITZ z.ts.l était - depuis son enfance - très éveillé. Ses parents vivaient dans une grande pauvreté et son père ne s’offrait le luxe d’acheter des fruits uniquement le vendredi en l’honneur de Shabbat.

Un vendredi, le père acheta quelques pommes en l’honneur de Shabbat, mais se hâta de les placer en lieu sûr, de peur que le petit Yehonatan – dans sa grande vivacité d’esprit - ne les trouve. Il les cacha donc sous son oreiller.

Pourtant, le Shabbat matin, lorsque le père alla vérifier si les pommes étaient bien là où ils les avaient placés, il fut surpris de voir qu’une seule pomme restait. Il alla immédiatement trouver son fils Yehonatan en lui demandant où étaient passées les pommes. Le petit Yehonatan répondit qu’il n’en savait strictement rien, mais il ajouta qu’un « phénomène » similaire était cité dans la Torah puisque les 12 pierres que Ya’akov Avinou avait placé autour de sa tête, se réunir en une seule afin que le çaddik repose sa tête. « Peut-être qu’il en est de même pour toi – dit-il – les pommes se sont toutes réunies en une seule pour que le çaddik repose sa tête ! »


3. Le fameux rêve de Yaakov


« Il rêva et voici : Une échelle était posée à terre, et son sommet arrivait au ciel… »(Béréshit 28-12)


Le Baal Hatourim nous fait remarquer que la valeur numérique du mot « échelle », en hébreu (Soulam), est la même que le mot « mamone » (Argent).


Qu’est-ce-que cela signifie ?

Tout simplement nous disent les commentateurs, que l’argent bien qu’étant la chose la plus matérielle « posée à terre », peut être pour l’homme une échelle lui permettant d’atteindre des niveaux élevés, « son sommet arrivait au ciel », et d’accéder même au trône Céleste, (La valeur numérique de « Zé Kissé Hakavod » (ceci est le Trône Céleste) est la même que celle du mot « Soulam » (Echelle)

 

Histoire :

Un jour, un papa acheta 5 petits pains. Il demanda à son petit garçon Moshé-lé qui venait tout juste d’apprendre à compter :                                                      

    - Moshé-Lé, combien y a-t-il de petits pains ?                                             

    - Un, Deux, Trois, Quatre … Cinq ! Répondit le Garçon                                   

    - Bravo Moshé-lé ! dit le papa.

Quelques instants plus tard se présenta à la porte un pauvre mendiant :

« S’il vous plait, j’ai faim et je n’ai rien à manger ! » dit le pauvre indigent. Le père prit deux pains et avec un large sourire les donna à ce malheureux. Le papa demanda à son fils :                                                                                      

- Moshé-lé, combien avons-nous de pains à présent ?                                              

- Nous en avions Cinq, tu en as donné deux, il en reste … trois ! Répondit le garçon                                                                                                       

- Non Moshé-lé, je te demande pas combien il en reste dans le sac, car dans quelques minutes, après que nous les aurons mangés, il n’en restera plus un seul. Je te demande combien il nous en reste réellement ?


Le papa, voyant son garçon perplexe, lui dit :                                            

« Moshé-lé, il nous reste en réalité deux petits pains, les deux que nous avons donnée à ce pauvre indigent. Ce sont les seuls qui resteront pour nous pour l’éternité, rien au monde ne pourra nous les faire perdre… ! »

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