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La fête de H’anouka

À l’époque du 2ème Beth Ha-Mikdach (le 2ème Temple), les rois grecs ont promulgué des décrets sur Israël, dans le but de leur faire oublier la Torah, et de les détourner de leur religion. Ils les ont privés de l’étude de la Torah et de la pratique des Mitsvot. Ils pénétrèrent dans le Beth Ha-Mikdach et l’ont souillé de toutes sortes d’idolâtries, ce qui fit souffrir Israël. Jusqu’au moment où Hachem les prie en pitié, et les sauva de la main des Grecs, par l’intermédiaire d’une famille de Cohanim Guédolim, les H’achmonaïm, qui eurent la victoire sur les Grecs, délivrèrent Israël de leurs mains et nommèrent un roi parmi les Cohanim. 

Lorsque les H’achmonaïm gagnèrent la guerre contre les Grecs, ils pénétrèrent dans le Beth Ha-Mikdach pour le restaurer et voulurent rallumer la Ménora du Beth Ha-Mikdach. Ils ne trouvèrent qu’un flacon d’huile d’olive pure, mais ce flacon ne contenait que la quantité d’huile pour que la Ménora reste allumée qu’un seul jour. Il se produit un Ness (un miracle), et ils purent allumer avec ce flacon durant 8 jours, le temps nécessaire pour presser des olives et fabriquer de l’huile pure. 

Les H’ah’amim (les sages) de cette génération, instituèrent de célébrer ces huit jours, à partir de la date du 25 Kislev, comme des jours de louanges et de joie, en allumant des lumières chacun des 8 soirs, afin de divulguer le miracle, et ces jours se nomment H’anouka.  

Il faut être très attentionné envers la Mitsva de l’allumage des lumières de H’anouka, car cette Mitsva est très précieuse, afin de divulguer le miracle, en adressant des remerciements à Hachem. Nos H’ah’amim enseignent dans la Guémara Chabbat (23b) que celui qui accomplie cette Mitsva selon les exigences de la Halah’a, aura le mérite d’avoir des enfants Talmidé H’ah’amim (érudits dans la Torah). Comme il est dit : « Le Ner (la lampe) est la Mitsva, et la Torah est la lumière » (Michlé chap.6).  

Rachi explique ce verset ainsi : C’est par le Ner Mitsva (le Ner que l’on a l’obligation d’allumer) que vient la lumière de la Torah.     

Le Meïri ajoute qu’il s’agit ici d’accomplir la Mitsva de Ner avec beaucoup de soin, et beaucoup d’affection. 

Combien de Nerot doit-on allumer ? 

Selon le strict Din, il est suffisant d’allumer une seule lumière par foyer du peuple d’Israël, chaque soir, quel que soit le nombre d’habitants dans le foyer. 

Mais tout le peuple d’Israël a la tradition d’embellir la Mitsva et d’ajouter une lumière par soir, jusqu’à ce qu’il y est 8 lumières le 8ème soir. 

Selon la tradition des Séfarades, conformément à l’opinion de MARAN dans le Choulh’anArouh’, un membre du foyer allume, et acquitte tous les membres du foyer par son allumage. 

Mais selon la tradition des Achkénazes, chaque membre du foyer allume ses Nerot de ‘H'anouka, de façon indépendante. 

Avec l’aide d’Hachem, nous expliquerons d’avantage dans les prochaines Halah’otes.

 


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L'obligation des femmes d'allumer les bougies de H'anouka

Les femmes aussi sont tenues d'allumer les bougies de H'anouka, du fait qu'elles aussi, ont contribuées au miracle, comme il est raconté à propos de Yéhoudite la fille de Yoh'anane le grand prêtre, qui avait enivré l'empereur grec pour le tuer.

C'est pour cette raison que si le mari n'est pas présent pour cause de voyage d'affaires par exemple, pendant un ou plusieurs jours de H'anouka, il devra dire à sa femme d'allumer à sa place les bougies de H'anouka.

Cependant selon la coutume des juifs ashkénazes que chaque homme de la maison allume sa propre H'anoukiya, si le mari se trouve dans un endroit dans lequel il a la possibilité d'allumer, il est préférable qu'il allume sans réciter la bénédiction de l'allumage, et sa femme allumera à la maison en récitant la bénédiction. Et s'il a la possibilité d'entendre la bénédiction de quelqu'un d'autre et de s'en acquitter, il est certain que c'est préférable.

Bien que les femmes sont tenues d'allumer les bougies de H'anouka, si le mari allume à la maison, ni sa femme ni ses filles ne devront allumer une autre H'anoukiya même selon la coutume des juifs ashkénazes. Car c'est seulement lorsqu’une femme est seule, du fait  qu'elle est célibataire et vie dans son propre appartement ou bien qu'elle est mariée, mais que son mari n'est pas présent, qu'elle devra allumer sa propre H'anoukiya.

 


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À quel moment doit-on allumer les Bougies de H'anouka ?

 

Léh'atéh'ila (à priori), il faut allumer les Bougies de H’anouka immédiatement après la sortie des étoiles (la tombée de la nuit).

Certains Achkénazes allument dès le coucher du soleil (la Chki’a).

 

Il ne faut pas allumer les Bougies de H’anouka avant l’heure précise de la sortie des étoiles, (excepté la veille de Chabbat H’anouka où nous allumons avant le coucher du soleil, en raison de l’entrée de Chabbat, comme nous l’expliquerons dans l’une des prochaines Halah'otes).

Même une personne prise par ses occupations personnelles au moment de la sortie des étoiles, n’est pas autorisée à allumer avant, car selon l’avis de nombreux Richonim (décisionnaires de l’époque médiévale), on n’est pas quitte de la Mitsva, même Bédi'avad (a posteriori) lorsqu’on allume avant la sortie des étoiles.

Toutefois, si quelqu’un est dans l’obligation de partir en voyage avant l’heure de la sortie des étoiles (et qu’il ne laisse personne à son domicile pour allumer à l’heure), et qu’il craint qu’il n’accomplisse pas la Mitsva d’allumer les Bougies de H’anouka, il devra allumer avant le coucher du soleil, dés l’heure de Plag Haminh’a (l’heure à partir de laquelle on allume les Bougies de H’anouka le vendredi), mais sans réciter les Bérah'ot, car nous appliquons ici le principe de SAFEK BERAH’OT LEHAKEL = lors d’un doute (une discussion) sur la récitation d’une Bérah’a, nous allons à la souplesse, et nous ne la récitons pas.

Mais il est conseillé à cette personne qui doit partir en voyage avant l’heure de l’allumage, de nommer quelqu’un comme son Chaliah’ (son délégué), et de lui confier les clefs de son domicile afin qu’il allume les Bougies de H’anouka à sa place, et à l’heure de la sortie des étoiles. Ainsi, la personne pourra partir en étant quitte de son obligation.

 

Léh'atéh'ila (à priori), il ne faut pas retarder l’allumage des Bougies de H’anouka, mais il faut les allumer immédiatement à la sortie des étoiles.

Si on ne les a pas allumées à ce moment-là, on peut encore le faire durant la 1ère demi-heure qui suit l’heure de la sortie des étoiles.

Si l’on n’a toujours pas allumé durant la 1ère demi heure qui suit la sortie des étoiles, on peut encore le faire tant qu’il fait nuit (jusqu’à l’heure de ‘Amoud Hachah’ar – l’aube).

Cependant, si l’on rentre à la maison à une heure tardive, et que l’on n’a pas encore allumé les Bougies de H’anouka, il est souhaitable de réveiller 1 ou 2 membres du foyer afin qu’ils soient présents lors de l’allumage, pour divulguer le Ness (le Miracle). Si toutefois, on ne peut pas les réveiller, on allume malgré tout en récitant les Bérah'ot.

Il en est de même pour une personne qui vit seule et qui rentre chez elle à une heure tardive sans avoir allumé les Bougies de H’anouka, cette personne doit allumer malgré tout en récitant les Bérah'ot.


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H’anouka chez les parents ou les beaux parents, ou à l’hôtel

Dans l’une des précédentes Halah'otes, nous avons abordé le cas de celui qui est hébergé chez un ami durant H’anouka, et qui n’a personne qui allume pour lui à son foyer, par exemple, lorsqu’il n’a pas de famille, ou que sa famille se trouve à ses côtés. Nous avons établi que cette personne doit allumer ses Bougies de H’anouka, là où elle se trouve. Nous avons aussi précisé que cette personne est quitte par l’allumage du chef de la maison, sauf si celui-ci lui réclame une participation aux frais d’hébergement, dans ce cas, la personne hébergée doit également participer aux frais d’allumage.

Nous avons également rapporté que même dans le cas où aucune participation aux frais d’hébergement, n’est réclamée, il est quand même bon de participer aux frais d’allumage (lorsque personne n’allume au foyer du voyageur).

Cependant, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita écrit que lorsqu’il s’agit d’un couple invité chez les parents ou chez les beaux parents, il n’est pas du tout nécessaire de participer aux frais d’allumage, car le fils et la belle fille, ou bien le gendre et la fille sont considérés comme les membres de ce foyer, et ils sont donc quittes par l’allumage du chef de maison.

Malgré tout, le Gaon Rabbi David YOSSEF Chlita écrit que même dans ce cas, il est préférable de donner une participation aux parents ou beaux parents.

Il est clair que tout ceci ne concerne que la tradition des Séfarades, selon laquelle, il n’y a qu’un seul allumage par foyer.

Mais selon la tradition des Ashkénazes, où chacun allume ses propres Bougies, le fils ou le gendre peuvent tout à fait décider de ne pas s’acquitter par l’allumage du chef de maison, et allumer leurs propres Bougies, même avec la récitation des Bérah'ot s’ils le désirent.

Une personne qui se trouve à l’hôtel durant H’anouka, et qui n’a personne qui allume à son foyer, étant donné que les chambres de l’hôtel ont pour seule vocation l’utilisation des clients, et non celle du patron, cette personne doit allumer ses Bougies de H’anouka en récitant les Bérah'ot, dans sa chambre d’hôtel.


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Deux personnes vivant sous le même toit

Deux personnes qui cohabitent, mais ne sont pas associés sur les dépenses ménagères et la nourriture, chacun d'entre eux se doit d'allumer les bougies de H'anouka séparément en récitant la bénédiction, car ils ne peuvent s'acquitter l'un l'autre, et ce, même s'ils s'associent sur l'huile ou les bougies et les mèches et il n'y a pas de différence s'ils font parti d'une même famille ou pas comme un père et son fils par exemple, et chacun devra allumer sa propre H'anoukiya.
 
Par contre s'ils sont associés sur les dépenses alors ils pourront allumer une seule et même H'anoukiya, il faudra juste qu'ils s'associent sur les bougies c'est-à-dire qu'ils achètent les bougies avec une somme en commun ou bien que celui qui les a achetés reçoive de l'autre une somme symbolique d'au moins 5 centimes d'€ afin de s'associer et alors chacun allumera à tour de rôle en récitant la bénédiction.
 
Bien qu'un enfant de moins de 13 ans est exempté d'allumer les bougies de H'anouka et ne pourra donc pas exempter ceux qui sont déjà tenus d'accomplir les mitsvots, il est quand même recommandé de donner aux enfants en âge de comprendre le sens de la mitsva c'est-à-dire ceux âgés d’un âge d’ environs 5-7 ans, d'allumer la H'anoukiya chaque soir afin de les habituer à l'accomplissement des mitsvots, en procédant de la sorte le maître de maison ou toute autre personne (étant tenu d'allumer) allumera la première bougie qui est celle que la stricte halacha requière d'allumer,  et l'enfant allumera les bougies restantes. Cependant le premier jour ou l'on allume une seule bougie on ne pourra lui donner à allumer que le chamach.
 
Selon certains décisionnaires il ne faut pas laisser l'enfant allumer les autres bougies, car son acte n'a pas la valeur d'une mitsva et c'est dommage que son père perde se mérite, c'est pour cela que notre maitre Rabbi Ovadia Yossef Chlita préconise de prendre dans sa main la main de l'enfant et ainsi d'allumer les bougies, car de la sorte l'enfant à aussi la sensation d'avoir allumé les bougies de Hanoukka.

Tout cela est d'après la coutume des Juifs séfarades qui n'allument qu'une seule Hanoukkya par foyer cependant d'après la coutume ashkénaze, chaque enfant étant en âge de comprendre le sens de la mitsva devra allumer sa propre Hanoukkya.


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Règles relatives à l’allumage des Nerot de H’anouka

Avant d’allumer les Nerot de ‘H'anouka, il faut s’assurer qu’il y a suffisamment d’huile pour qu’elles brûlent pendant au moins une demi-heure après l’allumage.

De même, lorsque l’on allume avec des bougies, il faut s’assurer qu’elles sont assez longues pour brûler au moins une demi-heure après l’allumage qui s’effectue à partir de la sortie des étoiles (la tombée de la nuit).

(Les petites bougies colorées qui sont commercialisées et qui sont faites pour des petites H’anoukiyot, ne brûlent pas une demi-heure, et ne sont donc pas valables pour l’allumage de H’anouka.)

La veille de Shabbat, où nous allumons très tôt, il faut veiller à mettre beaucoup plus d’huile dans les Nerot ‘H'anouka, (ou prendre des bougies beaucoup plus grandes), comme ce sera expliqué – avec l’aide d’Hachem – dans l’une des prochaines Halah'otes.

Lorsqu’on allume les Nerot de H’anouka, le 1er soir, nous allumons le Ner qui se trouve à l’extrême droite. Le 2ème soir, nous allumons d’abord le Ner supplémentaire (celui qui se trouve à gauche de celui de la veille), puis celui de la veille. Et ainsi de suite. De sorte que l’allumage des Nerot de H’anouka s’effectue de gauche à droite, afin que chaque soir, nous allumions d’abord le Ner nouveau, qui représente la continuité du Miracle, et ensuite les autres Nerot.

Il est enseigné dans la Guémara Shabbat (23a) :
C’est l’acte de l’allumage qui constitue toute la Mitsva. Si les Nerot se sont éteintes, on n’est pas tenu de les rallumer.
Ce qui veut dire que l’essentiel de la Mitsva réside dans le fait d’allumer des Nerot qui ont la capacité de brûler le laps de temps exigé par la Halah’a (une demi-heure). Si pour une cause quelconque, les Nerot s’éteignent, et que cette cause n’existait pas au moment de l’allumage, par exemple, une porte ou une fenêtre qui s’ouvrent brusquement et qui laissent passer un courant d’air qui éteint les Nerot, il n’est pas nécessaire de les rallumer. Cependant, si cet incident se produit avant que ne s’écoule une demi heure depuis l’allumage, il est une Mitsva de grande qualité de les rallumer, mais sans réciter les Bérah'ot.
 
Par contre, si au moment de l’allumage, les Nerot n’avaient pas la capacité de brûler une demi-heure, par exemple, lorsqu’on les allume dans un endroit où il y a des courants d’air, ou bien que l’on a pas mis suffisamment d’huile, lorsqu’elles s’éteignent, nous sommes tenus – selon le Din - de les rallumer, mais toujours sans réciter les Berah’ot.
Il est interdit d’utiliser la lumière des Nerot de H’anouka.

Par conséquent, il est interdit de compter de l’argent, ou de lire à la lumière des Nerot H’anouka. Mais au-delà d’une demi-heure depuis l’allumage, il est permis de faire ce que l’on veut à la lumière des Nerot H’anouka.

Les femmes ont la tradition de ne pas effectuer de travaux pendant H’anouka, dans la 1ère demi-heure pendant laquelle les Nerot sont allumées.

L’une des explications à cette tradition réside dans le fait que le Miracle s’est produit grâce aux femmes, et il ne faut surtout pas leur tolérer de faire des travaux pendant ce laps de temps.


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Lois relatives au voyageur et à l’invité pendant H’anouka

Une personne qui part en voyage pendant H’anouka avec toute sa famille, de sorte qu’il n’y a personne qui allume chez lui ; si cette personne participe financièrement aux frais d’hébergement, elle est tenue de donner également une participation pour les Nerot de H’anouka, ou bien que son hôte lui en face cadeau (et dans ce cas, le chef du foyer ajoutera un peu d’huile dans les Nerot pour son invité). Dans cette situation, cette personne, ainsi que sa famille, est quitte par l’allumage de celui qui les héberge.

Mais si cette personne voyage seul, et que sa femme ou ses enfants (religieusement majeurs) allument à la maison, cette personne n’est pas tenue de participer financièrement à l’allumage de celui qui l’héberge, car, comme nous l’avons expliqué dans une précédente Halah’a, la Mitsva de l’allumage de H’anouka incombe l’individu et son foyer. Ce qui veut dire que dès l’instant où l’on allume dans son foyer, cet individu est quitte là où il se trouve.

Cependant, selon la tradition des Ashkénazes selon laquelle, chaque membre de la famille allume ses propres bougies, il y a une discussion parmi les Poskim (décisionnaires) concernant cette personne en voyage :
Selon certains, cette personne est tenue d’allumer là où elle se trouve.
Selon d’autres, elle n’est pas tenue d’allumer.

Le Gaon Rabbi David YOSSEF Chlita écrit que même s’il est plus juste de ne pas allumer dans ce cas là, si toutefois cette personne désir ne pas s’acquitter par l’allumage qui est effectué à son foyer et allumer elle-même ses propres Nerot là où elle se trouve, cette personne (Ashkénaze) est autorisée à le faire, et même si elle désire réciter les Bérah’ot sur l’allumage, ça lui est autorisé.
Mais pour les Séfarades, cette personne absente de chez elle n’a pas le droit d’allumer avec Berah’a là où elle se trouve, dans la mesure où l’on allume dans son foyer.

Lorsque l’on est hébergé chez un ami (et que personne n’allume à la maison), et qu’on ne lui paye pas une participation aux frais d’hébergement (nourriture, gîte, etc …), comme c’est généralement le cas, selon certains Poskim, on est quitte par l’allumage du chef de la maison, et on n’est pas tenu de lui payer une participation aux frais de l’allumage.

Selon d’autres Poskim, on doit quand même lui payer une participation aux frais de l’allumage pour être quitte de son allumage.
Le Gaon Rabbi David YOSSEF Chlita écrit qu’il est bon de s’imposer la H’oumra (rigueur) et de participer aux frais de l’allumage, même lorsque l’on ne participe pas aux frais de l’hébergement.

Selon la tradition des Ashkénazes selon laquelle, chaque membre de la famille allume ses propres Nerot, cet invité peut avoir la Kavana (la pensée) de ne pas s’acquitter par l’allumage du chef de maison, et peut allumer ses propres Nerot avec les Bérah'ot.


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L’allumage des bougies de ‘H’anouka la veille de Chabbat

Il est bon de s’imposer la H’oumra (la rigueur) de prier Minh’a la veille de Chabbat, avant d’allumer les Bougies de H’anouka, car la prière de Minh’a correspond au sacrifice du Tamid (sacrifice perpétuel) qui était offert chaque jour, l’après-midi dans le Beth Ha-Mikdach, alors que l’allumage des Bougies de H’anouka se fait en souvenir du Miracle qui s’est produit avec la Menora du Beth Ha-Mikdach. Or, dans le Beth Ha-Mikdach, on offrait d’abord le sacrifice de l’après-midi, et ensuite on allumait la Menora.
Cependant, si l’on ne trouve pas facilement un Minyan qui prie Minh’a suffisamment tôt pour pouvoir ensuite aller allumer les Bougies de H’anouka, dans ce cas, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita écrit qu’il est préférable d’allumer d’abord les Bougies de H’anouka, et ensuite aller prier Minh’a avec Minyan, plutôt que de prier Minh’a sans Minyan et d’allumer ensuite.
 
La veille de Chabbat, il ne faut pas allumer les Bougies de H’anouka trop tôt, mais seulement 20 mn avant la Chki’a (le coucher du soleil).
Toutefois, si l’on désire allumer plus tôt, nous le pouvons à la condition de ne pas allumer plus tôt que l’horaire du Plag Ha-Minh’a, qui se produit environ 1h15 (en heures relatives) avant le coucher du soleil.
 
La veille de Chabbat, on allume d’abord les Bougies de H’anouka, et ensuite, les Bougies de Chabbat.
Si on est en retard, et que l’entrée de Chabbat est proche, la femme peut allumer les Bougies de Chabbat dés que le mari aura récité les Bérah'ot et allumé la 1ère bougie de H’anouka, et pendant que le mari finira l’allumage des autres Bougies de H’anouka, la femme allumera les Bougies de Chabbat.
 
La veille de Chabbat, il faut mettre suffisamment d’huile, ou prendre des bougies suffisamment longues, afin que l’allumage dure jusqu’à ½ heure après la sortie des étoiles, ce qui représente environ (en France) un peu plus d’une heure et demie depuis l’heure de l’allumage des Bougies de H’anouka et de Chabbat.
Si l’on ne possède pas une telle quantité d’huile, ou de telles bougies, pour toutes les Bougies de H'anouka qu’il faut allumer ce jour-là, il faut veiller à ce qu’au moins une bougie reste allumée tout ce temps là, afin de s’acquitter au moins de l’essentiel de l’institution de nos sages.


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Allumage de H’anouka à la sortie de Shabbat ; allumage de ‘Hanouka avec une lampe électrique


A la sortie du Shabbat H’anouka, à la synagogue, (après la prière de ‘Arvit), on allume d’abord les Nerot de H’anouka, et ensuite, on récite la Havdala, afin de « concrétiser la sortie de Shabbat » le plus tard possible.
Même si de toutes façons, la personne désignée pour allumer H’anouka à la synagogue, va « se défaire de la sainteté de Shabbat » par l’acte de l’allumage, cependant, l’assemblée, quand à elle, reste quelques instants de plus dans la sainteté de Shabbbat, jusqu’au moment de la Havdala.

Qui plus est, en procédant d’abord à l’allumage de H’anouka à la synagogue, on « divulgue » d’avantage le Miracle, car si l’on procède d’abord à la Havdala, la majorité des fidèles quitterait la synagogue avant même que l’on ai allumer les Nerot de H’anouka.
 
Par contre, à la maison, puisque de toutes façons, on « se défait de la sainteté du Shabbat » par l’acte de l’allumage, on procède d’abord à la Havdala, et ensuite on allume les Nerot de H’anouka, en raison du principe de TADIR VESHEENO TADIR : TADIR KODEM = Lorsque se présentent 2 Mitsvot au même moment ; l’une plus fréquente que l’autre : la priorité revient à la plus fréquente.
 
De nombreuses et consciencieuses personnes observent durant toute l’année, l’heure de sortie de Shabbat selon l’opinion de Rabbenou Tam, et s’imposent de n’effectuer aucune activité interdite jusqu’à l’horaire correspondant à l’opinion de Rabbenou Tam.
A la sortie de Shabbat, pendant H’anouka, ces personnes doivent également attendre cet horaire pour allumer les Nerot de H’anouka, car le fait d’observer l’heure de sortie de Shabbat selon Rabbenou Tam, n’est pas seulement une « bonne tradition », mais une attitude qu’il est souhaitable pour chacun et chacune d’adopter, puisque MARAN tranche dans le Shoulh’an ‘Arouh’ selon Rabbenou Tam pour l’heure de la tombée de la nuit.
 
Il est interdit de réciter la Berah’a de Boré Méoré Haesh (la Berah’a sur les flammes dans la Havdala) sur les Nerot de H’anouka (par exemple, à la synagogue où nous procédons d’abord à l’allumage de H’anouka et ensuite à la Havdala, ou à la maison, si par erreur, on a procéder d’abord à l’allumage de H’anouka).
En effet, il est interdit de tirer profit de la lumière de H’anouka, et nous ne récitons la Berah’a de Boré Méoré Haesh que sur une lumière de laquelle on profite.
Par contre, il est permis de réciter la Berahea de Boré Méoré Haesh sur le « Shamash » qui ne possède pas du tout la sainteté des Nerot de H’anouka.
 
Concernant l’allumage des Nerot de H’anouka au moyen d’une lumière électrique, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita écrit que l’on ne peut pas s’acquitter de l’obligation de l’allumage des Nerot de H’anouka avec une lumière électrique, car une telle lumière ne comporte ni huile, ni mèche. Or, le Miracle que nous commémorons s’est produit avec de l’huile qui a suffit miraculeusement durant 8 jours.
Par conséquent, il est permis d’utiliser des lampes à pétrole ou de l’huile de paraphine ou autre, car il reste une similitude entre ces moyens d’allumage et le Miracle avec l’huile d’olive. Ce qui n’est pas le cas pour une lumière électrique. D’autres arguments viennent interdire l’utilisation d’une lumière électrique pour l’allumage de H’anouka.
Toutefois, notre maître le Rav Chlita écrit que dans un cas de force majeure, où l’on ne peut se procurer ni huile, ni bougies, on peut allumer avec une lumière électrique mais sans réciter de Berah’ot, et en veillant à placer cette lumière électrique à un endroit qui n’est pas sa place durant toute l’année, afin qu’il soit distinct qu’elle a été allumé pour H’anouka.
 
Il faut impérativement réciter la Berah’a de Boré Méoré Haesh de la Havdala sur une véritable bougie avec une flamme découverte, et il est donc interdit de réciter cette Berah’a sur une lumière électrique.
Pour les Nerot de Shabbat, le Din diffère légèrement, et nous l’expliquerons à une autre occasion.


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Conséquence du miracle de H‘anouka sur nous même

Nous avons déjà développé la définition du Miracle de ‘Hanouka, qu’Hachem a réalisé avec nos ancêtres, en les sauvant de l’assimilation des maudits grecs, et en donnant la victoire militaire aux H’achmonaïm
Suite à cette victoire, les H’achmonaïm nommèrent un roi parmi les Cohanim, ce fut le début de la dynastie royale des H’achmonaïm.
 
Cette dynastie régna sur Israël pendant plus de 200 ans après le Miracle de H’anouka, jusqu’à la destruction du 2ème Beit Ha-Mikdach.
Nous devons prendre conscience à quel point nous devons être reconnaissant envers Hachem pour avoir sauver nos ancêtres de la main de leurs ennemis, et pour avoir empêcher que la Torah disparaisse du peuple d’Israël !!
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita ajoute que lorsque l’on se penche sur le Miracle de H’anouka, nous constatons que toute la Torah Chébé’al Pé (la « Torah Orale »), c'est-à-dire la Michna, la Guémara …), que nous avons le mérite d’étudier de notre époque, nous le devons au Miracle de H’anouka.
Effectivement, tous les enseignements contenus dans la Michna et la Guémara, sont l’œuvre des Tanaïm (les Sages de l’époque de la Michna) qui ont vécus à partir de la génération de Hillel l’Ancien. C’est grâce à l’analyse et l’approfondissement de leurs enseignements que la Halah’a fut fixée plus tard par les Poskim. Or, nous savons qu’Hillel l’Ancien a vécu 100 ans avant la destruction du 2ème Beit Ha-Mikdach, et le Miracle de H’anouka s’est produit 206 ans avant la destruction du 2ème Beit Ha-Mikdach.
Imaginons ce qui serait advenu de la Torah, si le Miracle de H’anouka n’avait pas eu lieu !! Le peuple d’Israël aurait été privé de tout ce qui représente l’essentiel de la connaissance de la Torah et la mise en pratique du judaïsme : LA HALAH’A.
 
Le Miracle de H’anouka a sauvé l’existence de la Torah !!
 
« KI NER MITSVA VETORAH OR »« Le Ner de la Mitsva (de H’anouka) a sauvé la lumière de la Torah (orale) » !!


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L’huile et les mèches restantes de l’allumage de H’anouka

Nous avons déjà appris que l’huile ou les bougies qui servent à l’allumage de H’anouka, ne peuvent être utilisés pour quoi que se soit d’autre, comme s’éclairer de leur lumière pour manger, ou même pour un autre usage de Mitsva, comme allumer les Nérott de Shabbat, toute utilisation est interdite, car cette huile ou ces bougies, dès le moment où on les allume, deviennent « réservé à l’exclusivité de la Mitsva de H’anouka ».
Par conséquent, on ne peut en faire une autre utilisation, mais seulement brûler ce qui en restera.
 
Notre maître le TOUR - après avoir précisé quelle quantité d’huile fallait-il mettre dans les Nérott H’anouka (Orah’ H’aïm début du chapitre 672) – écrit que lorsque les Nérott ont brûlé ce laps de temps (1/2 heure), il est permis d’utiliser la lumière des Nérott même pour un usage profane. Ceci contredit, à priori, ce que nous avons écrit précédemment, qu’il est interdit de faire un usage quelconque avec le reste d’huile des Nérott H’anouka.
 
Mais MARANN, dans le Beit Yossef (chap.677), écrit qu’il n’y a aucune contradiction dans la Halah’a.
En effet, il est interdit de faire une utilisation quelconque des Nérott H’anouka, tant qu’elles n’ont pas brûlé au moins ½ heure. Mais par contre, dès lors qu’elles ont brûlé ½ heure, il est permis d’en faire toute utilisation que l’on désire, aussi bien de leur lumière, aussi bien du reste d’huile, car au-delà d’1/2 heure, l’huile ou les bougies ne sont plus « réservées exclusivement à la Mitsva de H’anouka », et les Nérott n’ont plus du tout de Sainteté.
 
En conclusion, l’huile ou les bougies, après avoir brûlé au moins ½ heure, n’ont plus du tout de Sainteté, et il est donc permis d’en faire ce que l’on veut.Mais si elles se sont éteintes avant d’avoir brûlé au moins ½ heure, bien que l’on soit malgré tout, quitte de notre obligation, il est interdit d’utiliser les restes pour quoi que ce soit, et l’on doit les brûler.


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Travailler pendant H’anouka

Les femmes ont la tradition de ne pas effectuer un travail comme coudre ou broder, depuis l’allumage des Nérott de H’anouka, durant ½ heure. Cette tradition a pour but d’exprimer concrètement qu’il est interdit de tirer profit de la lumière des Nérott de H’anouka. Mais il leur est permis de cuisiner ou de réaliser tout le nécessaire pour la nourriture sans la moindre restriction.
 
Notre maître le Rav Chlita écrit qu’il y a des femmes qui ont la tradition de n’effectuer aucun travail durant toute la fête de H’anouka.
Même si cette tradition a une source dans les propos du Sefer Ha-H’assidim ainsi que dans le livre du Chibolé Ha-Lekett, malgré tout, il est plus juste d’abolir une telle tradition, car l’oisiveté entraîne l’ennui qui entraîne lui-même la faute.
 
MARANN écrit dans le Beit Yossef qu’étant donné qu’il n’y a pas le moindre véritable interdit à ce que des femmes effectuent des travaux pendant H’anouka, par conséquent, même les femmes qui ont cette tradition de ne pas effectuer de travaux, on peut les autoriser à abolir leur tradition, et elles pourront de nouveau effectuer des travaux durant ces jours là.
Cependant, certains ont écrit qu’il est quand même juste que les femmes n’effectuent pas de lourds travaux comme tisser ou laver du linge à la main, au moins le 1er et le dernier jour de H’anouka.
Mais les hommes ne doivent s’abstenir d'aucuns travaux.


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Escroquerie et tromperie

Il est interdit d’escroquer les gens dans le domaine du commerce, ou bien de les tromper.
Si le produit comporte un défaut, le vendeur se doit d’en informer le client.
Par exemple : lorsque quelqu’un désire vendre son appartement, sachant que le toit a des infiltrations cachées par une peinture fraîchement refaite.
Dans ce cas, le vendeur est tenu d’informer le client sur un défaut aussi grave, même si le fait de ne pas informer le client sur la présence de telles infiltrations ne représente pas réellement du vol puisque c’est le client qui se trompe de lui-même, et que le vendeur ne lui prend aucun argent par la ruse, malgré tout, cela constitue l’interdiction de Onaat Dévarim (offense par la parole) et de Guénévatt Da’att (tromperie), et une telle chose est strictement interdite.
Cependant, il existe des légers défauts qu’il n’est pas obligatoire de signaler au client, mais quoi qu’il en soit, chaque situation doit être préalablement soumise à une autorité Halah’ique compétente dans le domaine des lois sur les litiges financiers.
 
Au même titre qu’il est interdit de tromper des juifs, il est également interdit de tromper des non-juifs.
 
Tout ceci concerne uniquement la tromperie dans le domaine matériel, mais cette même interdiction existe aussi dans des domaines qui ne sont absolument pas liés avec des affaires d’argent. Lorsque quelqu’un montre à son ami qu’il œuvre en sa faveur, alors qu’en réalité il n’en est rien, cela représente de la tromperie.
Par exemple : quelqu’un insiste auprès d’une personne afin qu’elle vienne prendre un repas chez lui, sachant pertinemment que la personne est dans l’impossibilité d’accepter l’invitation pour des raisons de temps ou autre, et malgré tout, l’autre insiste afin de lui faire croire qu’il désire l’honorer en l’invitant chez lui. Un tel comportement constitue l’interdiction de Gonev Da’att Ha-Bériyott (tromper les gens) et il est interdit d’agir ainsi.
De nombreuses personnes font des erreurs dans ce domaine par manque de maîtrise de la Halah’a.Le SAMA’ (le Gaon auteur du livre «  Méirat ‘Enaïm » sur la partie H’ochen Michpat du Choulh’an ‘Arouh’, et auteur des commentaires Péricha et Déricha sur tout le TOUR) écrit que si l’on demande à la personne – simplement par savoir vivre et par générosité - de venir prendre le repas sans insister, ceci ne représente aucun interdit, même si l’on sait parfaitement que l’autre ne viendra pas, car s’il ne lui fait aucune proposition, cela peut être interprété comme une humiliation. Par conséquent, cette manière de faire est autorisée.

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