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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 09:22

 

Pessa'h Shéni

                 

1) Une nouvelle opportunité


Pessa’h Chéni (le « Second Pessa’h ») est célébré le 14 Iyar, un mois après la veille de Pessa’h. La Torah relate que la première année qui suivit l’Exode, alors que le Peuple Juif se préparait à apporter le sacrifice pascal :

« Certains hommes étaient impurs du fait [qu’ils avaient été en contact avec] un cadavre et ils ne pouvaient pas offrir le sacrifice pascal en ce jour. Ils s’approchèrent de Moïse …et dirent : « nous ne sommes pas purs… [mais] pourquoi serions-nous empêchés d’offrir le sacrifice de D.ieu en son temps ?... »

Et Moïse leur répondit « Tenez-vous là et écoutez le commandement de D.ieu vous concernant. »

D.ieu dit… « Si un homme est impur… ou sur un chemin éloigné [le jour du sacrifice pascal]… il apportera l’offrande de Pessa’h à D.ieu, le second mois, le quatorzième jour au crépuscule… ».

Tous ceux qui n’avaient pu apporter le sacrifice pascal, parce qu’ils étaient impurs ou qu’ils aient volontairement transgressé la volonté de D.ieu, se voyaient donc offrir la possibilité de compenser leur manquement en amenant un sacrifice le jour de Pessa’h Chéni.


2)« Il n’est jamais trop tard ! »


Le Rabbi précédent a expliqué que « Pessa’h Chéni nous enseigne que “rien n’est jamais perdu : il n’est jamais trop tard !” Notre conduite peut toujours être rectifiée. Même celui qui est impur, qui était éloigné, quand bien même il l’aurait désiré, peut toujours se corriger. » Rien ne justifie le désespoir. Chaque individu, quelle que soit sa situation, a toujours la possibilité de faire un saut en avant (traduction littérale du mot Pessa’h) dans son service divin.

Quand on comprend le sens de Pessa’h Chéni, on peut se demander pourquoi il fut institué un mois entier après Pessa’h, au mois d’Iyar. N’aurait-il pas été plus opportun de remédier à nos déficiences dès l’occasion la plus proche, en Nissan ?

Nous pouvons répondre à cette question en comparant les caractéristiques spirituelles de Nissan à celles de Iyar. Nissan est le mois de la révélation, le mois au cours duquel D.ieu révéla Sa grandeur et sauva le peuple juif en dépit de ses déficiences. Iyar, à l’inverse, est le mois de l’entreprise humaine, une qualité exprimée par la Miçwa du compte de l’Omer. Le thème de Iyar, le raffinement personnel initié par l’individu lui-même, est en accord avec la nature de Pessa’h Chéni, la fête au cours de laquelle l’individu qui n’était pas motivé par Pessa’h reçoit une nouvelle occasion de s’élever.

                                           


 

 

RABBI MEÏR BAAL HANESS

                 

  Rabbi AKIBA avait 24000 élèves, les uns plus érudits en Thora que les autres. Ces étudiants périrent au cours des 33 premiers jours du Omer, parce qu’ils ne se témoignaient pas de respect mutuel.
Rabbi AKIBA restaura l’Etude avec 5 nouveaux Talmidé-Hakhamim : Rabbi CHIMON BAR YOHAÏ ; Rabbi MEÏR ; Rabbi YOSSI ;
 Rabbi NEHEMIA et Rabbi YEHOUDA. Ces rabbins restaurèrent la Thora entière, ils sont les rabbins de la MICHNA. (Yébamot - 63a).

La GUEMARA nous raconte : l’empereur romain avait dépêché Néron pour détruire JERUSALEM. Lorsqu’il arriva à proximité de la ville, il voulut interroger le sort pour savoir si cela lui serait possible. Que fit-il ? Il lança une flèche du côté de l’est, elle tomba sur Jerusalem ; de même pour les 4 points cardinaux : toutes tombèrent sur Jerusalem. Il comprit ainsi qu’il réussirait dans son entreprise.
“ Le Saint béni Soit-Il désire détruire son sanctuaire, mais Il me punira ensuite pour cela... ”
Il prit la fuite et se convertit au Judaïsme ; Rabbi Meïr fut l’un de ses descendants. (Guittin,138)

Nos sages disent que le nom de Rabbi Meïr était en fait “ Rabbi NEHOURAÏ ” et qu’on l’appelait Rabbi Meïr parce qu’il éclairait les sages dans le domaine de la HALAKHA.

Pourquoi la Halakha n’a pas été fixée selon son opinion ? c’est qu’il avait la possibilité de dire d’une chose présumée impure qu’elle était pure et de le prouver, et vice et versa. (EROUVIN,138).

RAVINA disait de lui : “ Lorsqu’on voit Rabbi MEÏR au Beth - Hamidrach, on a l’impression qu’il déracine des montagnes et les broie... ”
Rabbi AKIBA lui donna la “ SMIKHA , mais il ne la reconnut pas, parce que Rabbi MEÏR était encore un jeune homme à l’époque.
Rabbi MEÏR est nommément cité dans trois cent trente cinq halakhot (règles et lois) de la Michna. La tradition précise que si dans la Michna on trouve simplement le terme MATNITIM (on apprend dans la Michna) c’est de Rabbi MEÏR dont il s’agit. Son enseignement : 1/3 HALAKHA ; 1/3 AGADA ; 1/3 MACHAL. Son antagoniste principal fut son collègue Rabbi YEHOUDA.
Il n’accepta jamais de tirer un profit quelconque de la Thora et ses revenus lui venaient de ses travaux de scribe. Ses élèves lui demandèrent une fois : Rabbi, et tes enfants qui subviendra à leurs besoins ? “ S’ils deviennent des justes, les besoins seront satisfaits ; je n’ai point vu de juste délaissé, ou ses enfants obligés à mendier du pain (Téhélim 37) ; et si ce ne sont pas des justes, dois-je laisser mon bien aux ennemis de D’ ?

** Rabbi MEÏR était ROCH YECHIVA à cette époque car il était le plus important des élèves de Rabbi AKIBA et cela lui conférait le premier rang. Il alla ensuite s’installer à TIBERIADE où il fonda un BETH-HAMIDRACH. L’un de ses plus grands disciples fut Rabbi YEHOUDA HANASSI, qui disait : “ Si je suis plus brillant que mes collègues, c’est parce que j’ai vu le dos de Rabbi MEÏR ” (EROUVIN).
Rabbi MEÏR a eu deux fils qui moururent de son vivant.

Rabbi MEÏR fut témoin de l’assassinat et du martyre des justes de son temps. Il vit comment les romains lacérèrent le corps de son saint maître Rabbi AKIBA, avec des peignes de fer ; comment YEHOUDA BEN BABA fut tué, comment Rabbi HANANYA BEN TARDION qui rassemblait les foules et leur enseignait la Thora, fut condamné par les romains à être brûlé vif. Brouria, fille ainée de R. H. BEN TARDION devint la femme de Rabbi MEÏR.

** Une soeur de Brouria fut enlevée par les romains et envoyée à Rome, cela pour punir la tenacité de Rabbi HANANYA et de le déshonorer dans la personne de ses enfants.
Brouria dit à son mari : “ C’est une chose odieuse pour moi de savoir que ma sœur est vouée à la honte ”. Rabbi MEÏR se munit d’une bourse remplie de dinars et partit en disant : “ Si elle est restée pure, je la sauverais par un miracle ; sinon, le miracle ne se produira pas ”. Prenant les allures d’un cavalier romain, il alla trouver la jeune fille et se convainquit bientôt par ses réponses qu’elle était toujours digne de sa famille. Se rendant auprès de son gardien, il lui dit : “ cède-moi cette jeune fille - Je ne puis, répondit le gardien, car je dois remettre aux agents du trésor public le prix de son déshonneur. Prends cette bourse, lui dit Rabbi MEÏR ; tu garderas la moitié pour toi, et chaque fois que l’on te demandera de l’argent tu en donneras du restant. Mais quand cette moitié sera épuisée que ferais-je ? répondit l’homme. Tu diras : “ D’ de MEÏR, viens à mon secours ” et tu seras sauvé ! Est-ce bien vrai ?
Il y avait autour d’eux des chiens méchants qui mordaient les passants : Le gardien de la jeune fille leur jeta un peu de terre, et les chiens se précipitèrent sur lui. Il s’écria alors : “ D’ de MEÏR, viens à mon secours ! ” et les chiens le lachèrent. Convaincu par ce miracle, il donna la jeune fille à Rabbi MEÏR. Le gouverneur, ayant appris cet enlèvement, s’empara du gardien et le condamna à la potence. “ D’ de MEÏR réponds moi ! implora-t-il. Il
fut impossible de le pendre. Les bourreaux l’interro-gèrent et il raconta son histoire. Aussitôt le signalement de Rabbi MEÏR fut envoyé à tous les gouverneurs et Rabbi MEÏR dut se sauver.


LA SEDAKA SAUVE DE LA MORT ELISHA BEN ABOUYA


Il fut un des maître de Rabbi MEÏR. Son génie était vaste et profond, mais il abandonna la foi.
Son père, Abouya était un des plus riches propiétaires fonciers en Israel.
A la naissance de son fils ELISHA, Abouya décida que le jour de la circoncision de l’enfant une grande fête serait célébrée. Parmi les invité Rabbi ELIEZER et RABBI YOCHOUA.
**Quand l’enfant fut circonçis, on se mit à table,et, avec les vins exquis et les mots recherchés (verse encore du vin dans mon verre), les gais propos commencèrent à circuler. Les esprits s’animèrent peu à peu, et à une conversation d’abord réglée, succédèrent bientôt des causeries plus libres, provoquées par l’entrée en scène des chanteurs et des danseuses.
A ce moment les deux docteurs se dirent l’un à l’autre : “ Laissons ces gens s’occuper de leurs affaires mondaines, occupons nous de nos affaires, c’est à dire l’étude de la Thora ”

Ils se retirèrent dans une autre salle et continuèrent leur étude sur la Kabala. Les deux savants étaient donc plongés dans leur discussion sur la MERKAVA ; leurs arguments étaient si justes, les questions posées si précises, qu’une “ flamme divine ” descendit sur eux et les entoura. Abouya se précipita dans la chambre :
“ êtes-vous venus içi pour mettre le feu à ma maison ? ”.Les sages lui expliquèrent que cette lumière était une suite à leur étude : “ cette Loi a été promulguée au Sinaï, au milieu de la foudre et des éclairs, et c’est elle qui dégage ces vives lueurs, que toi et tes convives avez pris pour un incendie ”.

Abouya plein d’admiration, sur la puissance de la Thora, fit un voeu de consacrer son fils à cette étude. Mais, les mobiles étaient purement humain. L’enfant d’Abouya qui reçut le prénom d’Elisha montra dès son jeune âge des dispositions remarquables pour l’étude. A un âge encore jeune, il égalait déjà ses professeurs. L’étude ordinaire de la Loi ne suffisait plus à son ardeur ; il se porta sur la métaphysique : sur le zohar. Ce gouffre où d’autres intelligences avaient sombré. Le jeune docteur, entré, comme le dit le Talmud,dans un jardin merveilleux ( PARDES ) foula aux pieds les plantes les plus délicates ; en d’autres termes, le scepticisme devint sa doctrine.

Une fois, alors qu’il étudiait la Thora dans la vallée de Guinossar, Elisha vit un homme grimper à la cîme d’un palmier pour y attraper des oiseaux. La Thora interdit de prendre ensemble la mère et les oisillons. Il faut d’abord renvoyer la mère : “ Afin que tes jours se prolongent ”. Il vit l’homme appliquer intégralement la “ miçwa ” en renvoyant d’abord la mère ; mais en redescendant il fut piqué par un serpent et mourut !


OU SONT LES JOURS LONG QU’IL ETAIT SENSE DE VIVRE ?


Elisha en voyant cela devint hérétique ; on l’appela alors AHER = AUTRE .
En réalité, ces promesses de bonheur et longévité ne peuvent se rapporter qu’à l’existence de l’âme dans le monde futur.

Certains de nos sages font la difference entre l’usufruit de la récompense d’une mitsva “ dans ce monde ” et le “ capital ” réservé pour le monde futur.
Il apparaît de ce midrach qu’il faut élargir le DOMAINE DE DEFINITION DE LA VIE AU MONDE FUTUR.
Rabbi MEÏR continua d’étudier auprès de AHER ; en Ereç Israel on disait : Rabbi MEÏR a mangé la datte et rejeté le noyau. Et RABBA d’expliquer : “ Pourquoi les sages sont-ils comparés à des noix ? ” “ C’est que les noix, même si la coquille est pleine de boue, ce qui est à l’intérieur reste propre. De même si un sage s’est avili, son enseignement ne perd pas de sa valeur ”.

AHER tomba malade et dut s’alliter . Rabbi MEÏR alla lui rendre visite et le trouva très malade ; “ Si je me repens à présent que je suis très malade mon repentir sera-t-il accepté ? Même lorque l’âme d’un homme est vacillante, son repentir est encore accepté. A ce moment Elisha se mit à pleurer et rendit son âme.
Rabbi MEÏR, fidèle au maître dit : “ Après ma mort, j’intercederai pour lui et j’obtiendrai son pardon définitif ; ce jour une flamme sortira de la tombe de AHER.

Cependant Rabbi YOHANAN dit : “ Quel est cet exploit d’avoir réussi à faire consumer son maître par le feu ? Il ajouta : “ Quand mourrai-je pour éliminer cette fumée qui s’échappe de sa tombe ” Quand Rabbi YOHANAN quitta ce monde il n’y eut plus de fumée sur la tombe de AHER.

**Rabbi MEÏR mourut en Asie (hors d’ISRAEL) ; il demanda à ses disciples : “ vous mettrez mon cercueil au bord de la mer, du côté de la Terre Sainte, afin que les passant s’écrient : Ici repose l’homme que des paroles haineuses ont chassé du pays ”. Etant parti en exil, il voulait du moins n’être séparé de cette Terre qu’il avait tant Aimé que par les vagues de la mer.
Ses dernières volontés furent ponctuellement exécutées ;
son cercueil fut ramené plus tard et enterré à TIBERIADE, à proximité des thermes et du lac de TIBERIADE.

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clovis simard 07/05/2012 13:42

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