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I] Etude de la Tora la nuit
« בָּיוֹם הָזֵה בַּהוּ מִדבָּר סִינַי »
« Ce jour-là, ils sont arrivés au désert de Sinaï »
NosSages s’interrogent sur la répétition de ce détail « l’arrivée au désert du Sinaï » qui a été déjà souligné précédemment. Selon notre Grand Maitre le Rav Nessim Yaghen Zal, on a ici un fondement essentiel de la Tora. En effet, on peut se poser une autre question : « Le monde a été créé depuis presque 2000 ans (à cette époque !), pourquoi l’Eternel a attendu si longtemps et n’a donné la Tora qu’à ce moment-là ? ».
La raison est que le Désert a une signification claire : C’est un endroit dans lequel on ne peut pas vivre ! Le jour il fait très chaud, alors que la nuit est glaciale ! Dans le Désert, on est isolé du reste du monde : aucun contact. Par conséquent, le Désert comprend un enseignement : se déconnecter du reste du monde.
Ainsi, pour mériter la Tora, il faut savoir mettre les priorités. Il faut savoir se détacher de ce monde matériel, et de ne pas se laisser tenter par les séductions de toutes sortes. Il faut que l’on comprenne qu’en dehors de la Tora, rien n’existe. Notre seul but : c’est notre Tora et notre attachement à l’Eternel.
Parfois, un homme se réveille en pleine nuit, avec la bouche sèche : il a très soif. Il va boire ! Quand un homme se réveillera-t-il avec une soif de Tora : pour lire quelques psaumes de Téhilim ou pour quelques Michnayote ?
Dans le Zohar il est écrit :
« Dans le monde futur, l’Eternel questionne l’homme : « Pourquoi n’as-tu pas étudié au milieu de la nuit ? ». L’homme répond : « On ne m’a pas réveillé ! ». L’Eternel répond : C’est un mensonge ! Plusieurs fois tu t’es réveillé la nuit (pour d’autres raisons !) mais jamais tu n’as pris un livre de Tora. Tu t’es précipité au lit pour te rendormir ! ».
Dans la journée, il y a plusieurs éléments défavorables : Le bruit, les enfants, les téléphones… Mais la nuit : c’est le calme plat. C’est le meilleur moment pour étudier. Et c’est à travers cette étude que l’on témoigne notre amour pour l’Eternel.
II]Birkat Hacohanim est la conséquence sur la Parnassa
Hashem ordonne à Aharon ainsi qu’à tous ses descendants de bénir le peuple d’Israël.
Les Cohanim – descendants d’Aharon Ha Cohen – représentent les véritables ustensiles déverseurs de la Bénédiction Divine.
Notre maître le ‘HYDA (Rabbenou ‘Haïm Yossef David Azoulaï) en explique la raison - dans son livre Peta’h ‘Enaïm - en citant les propos du Sifté Cohen dans son commentaire sur la Torah.
Il explique que lorsque les Bné Israël étaient en Egypte, et qu’Hashem leur ordonna d’emprunter aux égyptiens toutes sortes d’objets d’or et d’argent, ainsi que des vêtements, les membres de la tribu de Lewy décidèrent qu’ils ne prendraient rien, puisque l’autorisation du peuple d’Israël à prendre possession de l’héritage matériel des égyptiens, était due uniquement au salaire pour le travail effectué par Israël durant des centaines d’années.
Or – comme nous le savons – la tribu de Levy n’a pas participer à l’esclavage d’Egypte, et c’est pourquoi, ils décidèrent unanimement que ce salaire ne leur revenait pas, malgré qu’il leur était permis d’en profiter selon l’ordre d’Hashem, qui ne distinguait pas la tribu de Levy des autres tribus, sur ce point.
Hashem vit à travers cette maîtrise totale de la tentation vers l’argent – qu’il est loin d’être facile à surmonter – une aptitude particulière de la part des membres de la tribu de Levy (de laquelle sortiront les Cohanim par Aharon) à attirer l’abondance matérielle sur Son peuple Israël pour toutes les générations à venir.
C’est pourquoi, les Cohanim furent choisis pour bénir – en permanence - le peuple juif.
Le Gaon Rav Its’hak ZILBERSHTEIN shalita conseille – à la lueur de cette explication - à toutes les personnes qui rencontrent des difficultés de Parnassa, de porter une attention particulière pendant la Birkat Cohanim, et de se constituer « Keli » (ustensile) prêt à recevoir la Bénédiction.
Il est à remarquer que la Birkat Cohanim n’a rien de moins qu’une Bera’ha que l’on va chercher – parfois en traversant des centaines de kilomètres – chez un Tsaddik.
Il semble bon de retranscrire ici l’explication de la Birkat Cohanim, telle qu’elle est rapportée dans certains Siddourim.
Yevare’ha’ha – Il te bénira. Il déversera une abondance de sagesse sur Israël (selon l’explication donnée plus haut, il s’agit ici d’une abondance matérielle).
Wéishméré‘ha – Il te préservera. Il donnera des enfants à Israël.
Yaer – Il illuminera. Il ajoutera de la vie à Israël.
Wi’hounéka – Il les bénira. En trouvant grâce à Ses Yeux.
Issa – il lèvera. Il les bénira par la richesse et le pouvoir.
Shalom – La Paix. Comme cela se comprend.
Histoire - La foi?
C’est l’histoire de deux pauvres qui venaient chaque jour au palais du roi, qui leur donnait à manger. L’un deux remerciait le roi : »Merci à toi, mon roi ! »
Le second disait : « Merci mon D… d’avoir permis au roi de me nourrir »
Le roi était content du premier, mais n’a pas apprécié le remerciement du second. Il voulait alors lui donner une lecon. Le roi a convoqué son boulanger et lui a ordonné : « Je veux que tu me prépares deux grand pains. Dans l’un, tu enfouiras des pierres pécieuses et l’autre pain sera normal. » Le premier pain, le roi le donnera aui premier pauvre, qui le remerciait personnellement. Le second pain sera donné au second pauvre. Ainsi fut fait.
Cependant, le pauvre qui a reçu le premier pain (rempli de pierres précieuses), l’a trouvé lourd , il s’est douté que la pâte n’a pas bien cuit. Il l’a proposé en échange au second pauvre, qui a accepté !!!
Evidemment, ce dernier, en allant chez lui, il a coupé son pain et a découvert, avec grande joie, les pierres précieuses, qui étaient enfouies.
Le lendemain, les deux pauvres arrivent de nouveau chez le roi. Le premier pauvre s’exclame : « Merci pour le grand pain d’hier. Mais dommage qu’il était lourd !! Je l’ai échangé avec mon copain !! » Le roi a tout compris et a avoué que c’est l’Eternel qui nourrit ses créatures et c’est lui qu’il faut remercier !
Dvar Tora Rédigés par Rubben Salfati