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471.Règles relatives aux bénédictions du matin – N°10 (Doit-on réciter les bénédictions du matin, ainsi que les bénédictions de la Torah, en étant debout, ou bien peut-on les réciter assi

Règles relatives aux bénédictions du matin N°10 

(Selon le Hala’ha Béroura sur Shoul’han ‘Arou’h O.H chap.46)


Doit-on réciter les bénédictions du matin, ainsi que les bénédictions de la Torah, en étant debout, ou bien peut-on les réciter assis ? 

Question:

 

Doit-on réciter les bénédictions du matin, ainsi que les bénédictions de la Torah, en étant debout, ou bien peut-on les réciter assis ? 

Réponse:


 

Catégories de Miçwot


 

Voici les propos du Sefer Ha-Eshkol (début du chap.23) :

« Le Gaon écrit dans une Tshouva que l’on doit réciter toutes les bénédictions debout. Il s’agit de bénédictions sur des Miçwot desquelles on ne tire pas de profit. Mais s’il s’agit de bénédictions de profit, comme la bénédiction sur la Massa, sur la Soucca, le Kiddoush, le Mossi ou le Birkat Ha-Mazon, ce n’est pas nécessaire. Nous n’avons jamais vu qui que ce soit réciter ces bénédictions en étant debout. Nos maitre enseignent : il y 6 Miçwot dont la bénédiction doit être récitée en étant debout : le compte du ‘Omer car il est écrit « … aussitôt qu’on mettra la faucille aux blés, tu commenceras à compter … » Les blés sont désignés dans ce verset par le terme « Ba-Kama » (בקמה  ), et nos maitres commentent : « Bé-Koma » (בקומה  ) qui signifie « debout ». Or, puisque dans cette Miçwa la Torah s’exprime en disant « Vous compterez pour vous … » (« pour vous » se dit « לכם   »), nous déduisons que cette règle de se tenir debout lors de la bénédiction est valable pour toute autre Miçwa où les termes « pour vous » sont employés. La bénédiction à la vision de la lune : « Ce mois-ci sera pour vous » ; çiçit : « Il sera pour vous un çiçit » ; Shofar : « Ce sera un jour de sonnerie pour vous » ; Loulav : « Vous prendrez pour vous … » ; Mila : « Sera circoncis pour vous tout mâle ». le Talmud Yéroushalmi exprime lui aussi cette règle en disant : Toutes les bénédictions se récitent debout. Il s’agit là des bénédictions sur les Miçwot et non des bénédictions de profit. » Fin de citation du Sefer Ha-Eshkol.      


D’autres décisionnaires médiévaux partagent cette opinion.

 

Selon cela, il faudrait apparemment s’imposer de se lever lors des bénédictions de la Torah.

 

Rabbi David ABOUDARHEM (page 15c) donne un repère pour se rappeler les 6 bénédictions pour lesquelles il faut se lever. Ce repère est : על''ץ של''ם  

Ce sont les initiales hébreux des mots :   עומר   (compte du ‘Omer) ;   לבנה   (bénédiction sur la lune) ;    ציצית  ( çiçit) ;   שופר   (Shofar) ;    לולב  (Loulav) ;    מילה  (Mila).

(Il est vrai qu’il existe d’autres bénédictions pour lesquelles on a l’usage de se lever, mais celles-ci restent les principales).

 

Dans le Beit Yossef (O.H 8), MARAN cite lui aussi cette règle au nom des décisionnaires médiévaux.


 

La position physique celle dans laquelle la Miçwa doit être réalisée  

 

Apparemment, selon les propos du Talmud Yéroushalmi et l’opinion de l’un des Guéonim, il faudrait se lever également lors des bénédictions de la Torah, puisqu’il ne s’agit pas de bénédictions qui procurent un profit physique.


 

Cependant, certains décisionnaires comme le Gaon Ya’bets dans Mor Ou-Kçi’a (chap.8) ou le Péné Yéhoshoua’ dans ses commentaires sur le traité Méguila 21a, expliquent que s’il s’agit de Miçwot dont l’accomplissement se fait debout, nous devons réciter la bénédiction debout. Par exemple, le Loulav que l’on doit agiter lorsqu’on est debout, sa bénédiction se récite aussi debout. Mais s’il s’agit de la lecture de la Méguila d’Esther, qu’il n’y a pas d’obligation de lire debout, il n’y a pas non plus d’obligation de réciter la bénédiction debout.

 

De plus, le Rama’ Mi-Pano dans l’une de se Tshouvot (chap.102 paragr.7) écrit explicitement qu’il est possible de réciter les bénédictions de la Torah en étant assis, puisque la Torah dit au sujet de l’étude « Lorsque tu seras assis dans ta maison ».

Or, puisqu’il n’y a pas d’obligation de se lever lorsqu’on étudie la Torah, il en est de même pour les bénédictions de la Torah, il n’y a donc pas d’obligation de les réciter debout. Cette explication suffit également aux bénédictions du Shéma’.

Il en est de même pour les bénédictions du matin, il n’y a pas d’obligation de les réciter debout, car ce n’est que lorsque la Miçwa s’accomplit debout qu’il faut également réciter la bénédiction debout. (Or, les bénédictions du matin ne se rattachent à aucuneMiçwa ).


 

La concentration (Kawana) lorsqu’on récite une bénédiction:


 

Le Péri Mégadim (O.H 8 Eshel Avraham note 2) ajoute qu’on ne nous a pas imposé de se lever lors de la lecture du Shéma’ et de ses bénédictions, car lorsqu’on est assis on se concentre plus facilement.


 

Le Gaon Rabbi ‘Haîm FALLAG’I - dans son livre Kaf Ha-‘Haïm (chap.9 note 7) - met en garde les gens de ne pas se déplacer lorsqu’ils récitent les bénédictions du matin, afin qu’ils puissent se concentrer davantage.


Cette argument est aussi applicable aux bénédictions de la Torah, car selon certains décisionnaires, elles sont ordonnées par la Torah, et il est donc certain qu’il faut avoir la vigilance de se concentrer considérablement lorsqu’on les récite.

 

 

Conclusion


 

Catégories de Miçwot


 

Il n’y a que 6 bénédictions pour lesquelles il faut se lever :

Celle du compte du ‘Omer ; celle qu’on récite à la vision de la lune 1 fois par mois ; celle du çiçit ; celle du Shofar ; celle du Loulav ; celle de la Mila.   

 

Il existe un repère pour les mémoriser :על''ץ של''ם

Ce sont les initiales hébreux des mots : עומר (compte du ‘Omer) ; לבנה (bénédiction sur la lune) ;  ציצית(çiçit) ; שופר (Shofar) ;  לולב(Loulav) ;  מילה(Mila).(Il est vrai qu’il existe d’autres bénédictions pour lesquelles on a l’usage de se lever, mais celles-ci restent les principales).


La position physique celle dans laquelle la Miçwa doit être réalisée


 

Puisqu’il n’y a pas d’obligation de se lever lorsqu’on étudie la Torah, il en est de même pour les bénédictions de la Torah, il n’y a donc pas d’obligation de les réciter debout.

Il en est de même pour les bénédictions du matin, il n’y a pas d’obligation de les réciter debout, car ce n’est que lorsque la Miçwa s’accomplit debout qu’il faut également réciter la bénédiction debout. (Or, les bénédictions du matin ne se rattachent à aucune Miçwa).


 

La concentration (Kawana) lorsqu’on récite une bénédiction


 

De plus, il ne faut pas se déplacer lorsqu’on récite les bénédictionsdu matin, afin de se concentrer davantage.


Cette argument est aussi applicable aux bénédictions de la Torah, car selon certains décisionnaires, elles sont ordonnées par la Torah, et il est donc certain qu’il faut avoir la vigilance de se concentrer considérablement lorsqu’on les récite.

 

Il n’y a pas de nécessité de se lever lorsqu’on récite les bénédictions du matin ou les bénédictions de la Torah. Il est donc possible de les réciter en étant assis.

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