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Contexte et avant-propos :
Sentant la fin de sa vie approcher, Avraham Avinou confie une mission à son fidèle serviteur Eli’ezer. Il lui demande de se rendre à ‘Haran – pays natal d’Avraham – afin de choisir une digne épouse pour son fils Iç’hak, parmi les filles de la famille d’Avraham.
Après avoir fixé certaines conditions avec son serviteur, Avraham l’envoi, accompagné d’hommes et de cadeaux.
La Parasha nous relate dans le détail l’arrivée d’Eli’ezer à ‘Haran, ainsi que la prière qu’il adresse à Hashem afin qu’il couronne sa mission de succès en lui indiquant facilement la fille qui serait assez digne pour épouser le fils de son maitre.
Nous voyons également comment le texte nous décrit la réalisation complète et immédiate de la demande faite par Eli’ezer à Hashem.
Rivka – la fille de Bétouel – est envoyé par Hashem à Eli’ezer. Il lui demande s’il peut passer la nuit chez ses parents. Elle lui répond que la chose est possible et elle le mène auprès de ses parents.
Lorsqu’Eli’ezer arrive au foyer de Bétouelet qu’il lui raconte le but de son voyage et son déroulement, le texte s’étend sur le récit d’Eli’ezer.
Les versets nous relatent de nouveau tous les détails déjà mentionnés dans les versets précédents, le but du voyage d’Eli’ezer, son arrivée à ‘Haran, ainsi que la prière qu’il adresse à Hashem. Il nous décrit encore une fois la réalisation complète et immédiate de la demande faite par Eli’ezer à Hashem.
Eli’ezer raconte à Bétouel :
"Or, aujourd'hui, je suis venu près de la fontaine et j'ai dit: Hashem, D. de mon maître Abraham ! Veux-tu, de grâce, faire réussir la voie où je marche ?" (Béréshit 24-42)
Rashi :
Aujourd’hui, Je suis venu… : Rabbi A‘ha dit : la conversation des serviteurs des patriarches est plus chère à D. que la Tora de leurs enfants. En effet, le récit de Eli‘èzèr est répété deux fois, tandis que de nombreuses prescriptions essentielles de la Torah ne sont signalées que par allusion.
Dans son livre Darké Moussar, le Gaon et çaddik Rabbi Ya’akov NYEMAN z.ts.l fait remarquer que cette Parasha ainsi que les autres Parashiyot du livre de Béreshit nous apprennent comment l’homme doit se comporter.
Nous y apprenons en particulier les qualités de bontés que possédaient les saints patriarches et leurs serviteurs.
C’est pour cette raison que la Torah à répéter encore et encore toutes ces valeurs, afin qu’elles pénètrent profondément le cœur de l’homme.
Rabbi ‘Haïm WITTAL z.ts.l écrit dans son livre Sha’aré Kédousha :
« Il faut se montrer plus vigilant envers les mauvaises qualités qu’envers l’accomplissement des Miçwot, car les mauvaises qualités sont plus difficiles [à extirper des la personnalité] que les transgressions. C’est ainsi qu’il faut comprendre l’enseignement de nos maitres : Celui qui se met en colère est comparable à un idolâtre. Car l’idolâtrie équivaut à l’ensemble de la Torah. De même, nos maitres enseignent que l’orgueilleux est comparable à celui qui renie l’ensemble de la Torah, et il serait convenable de le déraciner comme un arbre qui sert à l’idolâtrie…
Puisque ces valeurs représentent des fondements et des principes de base, elles n’ont pas été inclues dans les 613 commandements qui sont tributaires de l’intellect. » Fin de citation.
En observant les actes d’Eli’ezer, essayons d’en apprendre quelques bonnes qualités.
Lorsqu’il raconte à la famille de Rivka comment son maitre Avaraham Avinou lui a confié la mission de se rendre dans sa famille à ‘Haran pour y choisir une épouse pour Iç’hak, il mentionne également l’hypothèse qu’il émis devant son maitre, et selon laquelle :
Peut-être cette femme ne me suivra-t-elle pas ? (Béreshit 24-39)
Rashi :
Le mot Oulaï (« peut-être ») est écrit ici sans Vav, de sorte qu’on peut le lire : « Elaï » (« vers moi »). Eli‘èzèr avait une fille, et il cherchait à préparer Avraham à se tourner vers lui pour la faire épouser par Its‘hak. Avraham lui a dit : « Mon fils est béni et toi, tu es maudit. Or, le maudit ne peut s’unir au béni ! » (Béreshit Rabba 59).
Nous voyons malgré tout de quelle façon Eli’ezer maitrise son instinct et accomplit sa mission avec dévouement et fidélité, car il pouvait tout aussi bien trouver un prétexte pour ne pas amener une épouse pour Its’hak. Au lieu de cela, Eli’ezer accomplit sa mission, et cela, même en l’absence de son maitre. Il va même jusqu’à adresser une reconnaissance à Hashem pour lui avoir envoyé Rivka pour Its’hak.
Par opposition aux comportements des autres serviteurs se comportent bien seulement en présence de leurs maitres, afin de leur plaire.
Ceci n’est que le petit exemple à travers lequel nous pouvons puiser les bonnes qualités mentionnées dans cette Parasha. Nous voyons là de quelle façon l’individu se doit de maitriser son instinct, de briser ses mauvaises qualités.
Ce n’est qu’ainsi que l’on parviendra à accomplir l’intégralité de la Torah dans la facilité.
On raconte que le Gaon de Wilna z.ts.l – qui avait la capacité d’étudier en une seule nuit tout le traité de Zéva’him et tout le traité de Ména’hott – étudia une nuit entière seulement la 1ère Mishna du début du traité de Péa dans laquelle il est question de bonnes qualités, comme :
Le respect des parents ; la pratique du bien ; la visite aux malades ; l’hospitalité ; le fait de se lever tôt le matin pour se rendre à la synagogue ; instaurer la paix entre les gens, ainsi que dans les couples.
Ces valeurs nécessitent d’être révisées et entretenues, afin qu’elles pénètrent au plus profond de notre cœur.
Nos maitres enseignent :
« Quand arrivera donc le jour où mes actions égaleront celles de mes ancêtres Avraham, Içhak et Ya’akov ?! »
Pourtant, nous avons parfaitement qu’il est impossible à l’individu d’atteindre le même niveau que les saints patriarches ?!
Certains répondent à cette remarque en disant que même si effectivement on ne pourra pas atteindre leur niveau, mais l’ambition d’y parvenir doit être présente.
Napoléon disait : « Tout soldat qui n’a pas l’ambition de devenir Général, n’est pas un bon soldat. »
Chaque juif, même s’il n’a pas la capacité d’atteindre le niveau de ces saints, se doit d’avoir au moins l’ambition d’y parvenir.
Certaines répondent différemment et disent :
Nos maitres n’exigent pas de l’individu qu’il atteigne le niveau des patriarches, mais seulement que les actes de l’individu puisent rivaliser avec ceux de nos maitres.
Concernant des actes, il n’est pas difficile à chacun de ressembler à quelqu’un d’autres. Chacun est capable de pratiquer l’hospitalité de façon très belle, de courir au-delà des invités, de guetter leur venue …
Même si l’on n’atteindra pas la pensée pure qui anima Avraham Avinou, on peut tout de même en imiter les actes !
Shabbat Shalom
1. L’emprunte du Tsaddik sur toute une génération
« La vie de Sarah fut de cent ans, vingt ans et Sept ans (127 ans) – les années de vie de Sarah. » (Bereshit 23, 1 début de notre
Parasha)
Question
Que vient nous apprendre la fin du verset : « Les années de vie de Sarah » ? A première vue, ces mots semblent ne
rien ajouter à ce qui a déjà été dit.
Nos Sages identifient souvent les époques, explique le ‘Hatam Sofer, en utilisant les noms des individus
remarquables qui les ont marquées. C’est ainsi qu’ils parlent de la génération « de Rabbi Shim‘on Bar Yo‘haï » ou de celle de « ‘Honi Hame‘aguel
». Ici aussi, la Tora nous enseigne que Sarah était une personne si impressionnante et grandiose que son nom est devenu synonyme de l’époque où elle a vécu. Ses cent vingt-sept
années seront désormais connues comme « Les années de vie de Sarah », ou dans le langage moderne « l’époque Sarah ».
Rav Ya‘aqov Kamineçky propose une autre explication.
Rashi indique que si le récit de la mort de Sarah suit immédiatement celui de la ‘Akeda (« sacrifice de Yiç‘hak »), c’est parce que l’une a été la suite de l’autre. En apprenant que son fils avait failli être immolé sur le mont Moriah, Sarah a éprouvé un tel choc qu’elle en est morte. Les cyniques et les moqueurs de l’époque ont cherché à utiliser ce décès tragique pour saper le prestige d’Avraham : Si seulement il avait refusé de sacrifier son fils, lançaient-ils à qui les écoutait, sa femme serait encore en vie !
La Torah vient ici en témoigner : Ce n’est pas ainsi que les choses se sont passées ! C’était « Les années de vie de Sarah
». Elle avait vécu jusqu’au terme des années qui lui avaient été imparties. La nouvelle concernant son fils n’avait fait que fournir l’instrument de son décès. S’il n’y avait pas eu de
‘Akeda, elle serait morte au même moment, mais par d’autres moyens.
2. La beauté des actes
« La vie de Sarah fut de cent ans, vingt ans et Sept ans (127 ans)… »
Rashi : A 100 ans, elle était aussi pure qu’une jeune fille de 20 ans vis-à-vis de la faute, et à vingt ans, elle était aussi belle qu’une enfant de sept ans.
Question
Généralement, une jeune fille de 20 ans est plus belle qu’une enfant de sept ans.
En réalité, voici comment il faut comprendre ;
Lorsqu’il s’agit d’une enfant de 7 ans, nous ne voyons généralement parmi tous ses actes que le bon côté des choses, car nous mettons l’aspect négatif sur le compte du fait qu’elle n’est qu’une enfant, et nous lui trouvons donc des circonstances atténuantes.
Par contre, lorsqu’il s’agit d’une jeune fille de 20 ans, il est impossible de trouver des circonstances atténuantes sur tous ses actes, et il est certain que l’on va lu reprocher des choses.
Pour notre matriarche Sarah, même à l’age de vingt ans, ses actes étaient tous d’une telle perfection que l’on ne voyait chez elle que de la beauté, comme pour une fillette de 7 ans chez qui nous ne voyons que des bonnes choses. (Ma’yana Shel Torah)
3. Le « Baiser Divin » ou « l’Ange de la Mort » ?
« Avraham se leva de devant la face de son mort, il parla aux gens de ‘Het en disant. »
(Bereshit 23-3)
Que signifient l’expression : « de devant la face de son mort » ? N’eût-il pas suffi de dire qu’il se leva « de devant son mort » ?
Cette précision vient attester, explique Rav Yonathan Eybescheitz, que Sarah était digne d’être enterrée dans la caverne de Ma’hpela. Cette enceinte funéraire entourée de sainteté était destinée à des gens qui quitteraient ce monde sous l’effet d’un « baiser divin ». Ceux qui avaient été emmenés par l’Ange de la Mort n’étaient pas considérés comme assez dignes d’y être inhumés.
Comment alors Avraham a-t-il pu y enterrer sa femme ? N’ayant pas assisté à son décès, comment savait-il qu’elle n’avait pas été enlevée par l’Ange de la Mort ?
La réponse était dans « sa face ». Nos Sages nous apprennent (‘Avoda Zara 20b) qu’une goutte jaillie de l’épée de l’Ange de la Mort tombe sur le corps du défunt,
provoquant sa décomposition et décolorant son visage. Quand Avraham regarda la dépouille de Sara et vit que sa face était restée inchangée, il comprit qu’elle n’avait pas quitté ce monde sous
l’effet de l’Ange de la Mort. Voilà pourquoi il « se leva de devant “sa face” », et alla parler aux gens de ‘Het. (Rav Dov
Lumbroso-Roth)
4. Entre amis
« ’Efron répondit à Avraham en lui disant. Monseigneur, écoute moi : une parcelle de terrain qui ne vaut que 400 Shekel d’argent, qu’est ce que cela peut représenter entre toi et moi ?! Enterres y ton mort. » (Bereshit 23-14 et 15)
Avraham Avinou désire acquérir la caverne de Ma’hpela pour y ensevelir sa femme Sarah. Il demande à ‘Efron le chef du peuple de ‘Het – propriétaire du terrain où ce trouve la caverne – de lui vendre son terrain.
‘Efron – dans un premier temps – laisse entendre qu’il est prêt à le lui offrir, mais lorsqu’il entend d’Avraham qu’il est prêt à y mettre le prix, il annonce tout d’un coup la somme – qu’il prétend « dérisoire » - de 400 Shekel d’argent contre le terrain.
Rashi : Entre deux amis, qu’est ce qu’une telle somme peut-elle représenter ?!
Question
Depuis quand Avraham et ‘Efron sont-ils amis ?
Rabbi ‘Haïm de Wiznitz répond en disant que chacun des deux est « l’ami » d’une certaine chose. Voici ce qu’a voulut dire ‘Efron :
Moi, je suis « l’ami » de l’argent car j’aime l’argent, et 400 Shekel d’argent ne me suffisent pas puisque « celui qui aime l’argent, ne s’en rassasie jamais ! ». Et toi, tu es « l’ami » des Miçwot car tu aimes les Miçwot, puisque tu es prêt à investir tout l’argent du monde afin d’accomplir une Mitsva.
Donc, 400 Shekel d’argent ne représentent pas grand-chose pour deux « amis » comme nous ! (Mima’yanot Haneça’h)
5. La Torah sans Midot
« Je te demande de me jurer par Hashem qui est le D. du ciel et le D. de la terre, que tu ne choisiras pas une femme pour mon fils, parmi les filles de Kena’an où nous résidons. Tu iras seulement vers ma terre d’origine, dans le lieu où je suis né, et c’est là que tu choisiras une épouse pour mon fils Iç’hak. » (Bereshit 24-3 et 4)
Avraham Avinou, voyant la fin de sa vie approcher, confie une mission à son fidèle serviteur Eli’ezer, et lui demande d’aller trouver une digne épouse pour son fils Iç’hak. Mais il redoute les filles de Kena’an où il réside, et demande à son serviteur d’aller jusqu’à ‘Haran, le lieu de naissance d’Avraham, afin d’y choisir une épouse pour Iç’hak.
Pour s’assurer qu’Eli’ezer ne pendra pas une fille de Kena’an, Avraham lui fait prêter serment.
Question
Beaucoup de commentateurs s’interrogent :
Quelle particularité Avraham voit-il dans les filles de son pays – Aram Naharaïm (‘Haran) – par rapport à celles du pays de Kana’an ? En quoi sont-elles différentes les unes des autres ? Ne sont-elles pas toutes des idolâtres ?! La maison de Betouel et de Lavan (père et frère de Rivka, la future épouse d’Iç’hak) n’était-elle pas remplie d’idoles, comme nous le voyons quelques versets suivants ?
En réalité – comme nous le voyons plus largement à travers les commentaires – les gens du pays de Kena’an étaient dotés de très mauvaise qualités humaines, et ils s’illustraient particulièrement par leurs mœurs dépravés. Or, les qualités humaines – les Midot – sont encrées très profondément dans le sang et dans la personnalité de l’individu, et se transmettent à sa descendance, au point où il est extrêmement difficile de les déraciner, car cela demande de très grosses capacités de croyance et de maîtrise du tempérament.
Les filles de ‘Haran ne s’illustraient pas particulièrement par leurs mauvaises Midot (leurs mauvaises qualités humaines), mais surtout par leurs fausses conceptions idolâtres. Or, la conception n’est pas quelque chose qui se transmet systématiquement par héritage. C’et pourquoi, Avraham Avinou donna sa préférence pour un pays où les gens possèdent des mauvaises conceptions, des gens sur lesquels il est possible d’influer positivement afin de les ramener dans le droit chemin, plutôt qu’un pays où les gens possèdent des mauvaises Midot (des mauvaises qualités humaines) et dont la nature - mauvaise et qui se transmet à la descendance - est très difficile à changer.
Constatons de nous même :
Eli’ezer arrive à ‘Haran et prie Hashem de l’aider dans son entreprise.
Dans sa prière, il demande à Hashem de lui indiquer de façon précise la femme qu’Il a destiné à Iç’hak, et pour cela, il demande un signe selon lequel, la femme à qui Eli’ezer demandera de l’abreuver, et qu’elle répondra : « Je t’abreuverai, toi ainsi que tes chameaux. », sera celle qu’Hashem aura destiné pour iç’hak.
Lorsqu’ Eli’ezer va se tenir prêt de la source d’eau à ‘Haran, en guettant les filles de la ville afin de savoir laquelle d’entre elles viendra l’abreuver – lui et ses chameaux - (en signe que sa prière a été exaucée), il voit tout à coup Rivka qui descend vers la source d’eau, et il constate que l’eau monte d’elle-même vers Rivka !!!
Y a-t-il encore un doute sur le fait que Rivka est bien la femme destinée par Hashem pour iç'hak ?!
Est-il encore nécessaire de la tester avec le fait qu’elle l’abreuve lui et ses chameaux ou non ? Est ce qu’un miracle dévoilé comme celui-ci ne suffit pas ?!!
Mais en réalité, c’est ce que l’on a expliqué.
Le niveau spirituel d’un individu – même le plus élevés des niveaux, même le niveau qui fait mériter des miracles – n’indique en rien l’état de ses Midot (qualités humaines). Et en tant que fidèle envoyé de son maître, Eli’ezer met malgré tout Rivka à l’épreuve du ‘Hessed (la bonté), qui est la Mida (qualité) de prédilection d’Avraham Avinou, et ce n’est que lorsque Rivka gagne cette épreuve qu’Eli’ezer sait qu’elle est véritablement la femme destinée à Iç’hak. (Yalkout Maamarim)
6. L’union de deux êtres : c’est l’œuvre d’Hashem (humour)
« Lavan et Betouel répondirent : La chose a été décidée par Hashem… » (Bereshit 24-50)
On raconte qu’un Sultan arabe de la ville d’Istanbul dit un jour au Grand Rabbin du pays :
« Vous les juifs, prétendez que seul Hashem est à même de composer des couples, et qu’un être humain n’en a pas la possibilité. Moi je suis convaincu que l’être humain peut composer des couples, et j’en ai moi-même la capacité ! »
Le Grand Rabbin lui répondit :
« Majesté ! Si tu es convaincu de réussir, fais le, mais pour ma part, je peux te garantir que tu vas échoué. »
Le Sultan lui dit :
« Je suis prêt à essayer et je suis sûr de réussir ! »
Quelques temps plus tard, le Sultan rencontra une belle jeune fille célibataire, à qui il remit une lettre qu’elle devait porter à l’un de ses ministres qui était lui aussi célibataire, qui lui donnerai 100 pièces d’argent en échange de la lettre. Le Sultan avait écrit dans la lettre qu’il ordonnait au ministre d’épouser la jeune fille porteuse de cette lettre et de lui donner également la somme de 100 pièces d’argent.
En allant jusqu’à la maison du ministre pour lui remettre la lettre, la jeune fille rencontra en chemin une vieille dame pauvre qui lui demanda de lui donner de quoi se nourrir. La jeune fille eu pitié de la vieille dame et lui donna la lettre à remettre au ministre en lui expliquant qu’il lui donnera 100 pièces d’argent en échange de cette lettre.
La vieille dame se réjouit de la proposition et se rendit chez le ministre pour lui remettre la lettre. Lorsque le ministre ouvrit la lettre, il lut que le Sultan lui ordonnait d’épouser la porteuse de cette lettre. Le ministre exécuta l’ordre du Sultan et épousa la vieille dame.
Quelques temps plus tard, le Sultan organisa une fête à laquelle il convia tous ses ministres.
Sur la table, étaient posées toutes sortes de friandises, et notre ministre prit un morceau de Ra’hat ‘Halkoum (pâtisserie orientale très prisée pour les connaisseurs !!), l’enveloppa soigneusement et le mit dans sa poche.
Le Sultan voyant cela, s’étonna et demanda au ministre :
« Pourquoi mets-tu cette pâtisserie dans ta poche ? »
Le ministre répondit :
« J’ai une femme qui est âgée et qui n’a plus de dents, et c’est pour cela que je prend ce Ra’hat ‘Halkoum qui est une pâtisserie tendre pour elle. »
Le Sultan s’étonna davantage :
« Mais qu’est ce que tu racontes !! Ta femme est une belle jeune fille !!! »
Le ministre répondit :
« Majesté ! Je n’ai fais qu’accomplir tes ordres. J’ai épousé cette vieille dame qui m’a remit la lettre que tu m’as envoyé ! »
Le Sultan fit son enquête et comprit ce qu’avait fait la jeune fille. Il alla trouvé le Grand Rabbin et lui dit : « Moshé est vrai et sa Torah est vraie ! Seul Hashem peut composer des couples !! »
Shabbat Shalom