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Sim’hat Tora
1) Le soir de Sim’hat Tora on dit, dans la ‘Amida : Eth Yom Shémini ‘hag ‘Açérèth Hazè. Si on s’est trompé et qu’on a dit Eth Yom ‘hag Ha-Soukkot Hazè, on ne s’est pas acquitté, que ce soir le soir ou la journée et aussi en Ereç Israël qu’en dehors d’Israël. Si on s’en souvient avant d’arriver à la afin de cette bénédiction ou pendant les bénédictions suivantes, on reprend ata bé’hartanou ; si on a déjà terminé la ‘Amida, on recommencera au début. Il en sera de même pour le Kiddoush
2) Apres la prière de ‘Arvith on fait sept fois les Haqafot et on se réjouie de la joie de la Tora. Et bien que l’on ne tape pas des mains et qu’on ne danse pas à Shabbat ni le Yom-Tov, on a le droit de la faire à Sim’hat Tora. C’est une Miçwa de le faire, cela est permis même si Sim’hat Tora tombe un Shabbat.
3) Le matin de Sim’hat Tora on fait la prière des jours de fêtes (en disant Shémini ‘hag ‘Açérèth Hazè) et on récite intégralement le Hallel avec la bénédiction. On sort ensuite trois rouleaux de la Tora, et on lit la paracha : « Wézot HaBérakha » et on fait monter toutes les synagogues à la Tora en l’honneur de cette fête.
4) Ce jour-là, certains ont l’habitude d’étendre un Talith au-dessus de la tête des appelés à la Tora et cela se justifie.
5) Nous avons chez nous l’habitude d’ajouter un ‘hathan mé’ona avant le ‘hathan Tora et le ‘hathan Béréshit. Le ‘hathan Tora termine ensuite la lecture de tout la Tora et le ‘hathan béréshit. Il est permis d’appeler deux cohanim, ou même trois, l’un après l’autre, l’un en tant que ‘hathan Tora, l’autre ‘hathan Béréshit et le troisième maftir. Il en est de même pour trois Léwiyim car, du moment que le kaddish marque une interruption entre eux, il est possible de les faire se succéder.
6) Dans certaines communautés, on a l’habitude que le ‘hathan Béréshit s’interrompre pour dire bessimana Tova entre la bénédiction de la Tora et la lecture proprement dire, et il faut éliminer cet usage qui constitue une interruption. On dira bessimana Tova avant la bénédiction de la Tora.
7) Après la Haftara, on dit le Tikoun Haguéshem, la prière pour la pluie, et on annonce « Mashiv Haroua’h ouMorid Haguéshem » ( Qui fait souffler le vent et tomber la pluie)
8) On ne dit ni le Widdouï ni ta’hanoun après Soukkot jusqu’au 2 ‘Heshwan.
P
Parasha Béréshit
1. Pratiquer le judaïsme ou ne pas le transgresser ?
"La terre n'était que solitude et chaos (Tohou et Bohou); des ténèbres couvraient la face de l'abîme, et le souffle d’Hashem planait à la surface des eaux. Hashem dit : « Que la lumière soit ! » Et la lumière fut. Hashem considéra que la lumière était bonne… "(Bereshit 1 - 2, 3, 4 Début de notre Parasha)
Midrash Rabba:
La terre n'était que solitude et chaos (Tohou et Bohou) – Ceci représente les actions des Resha’im (les impies), actions qui ne sont que « solitude et chaos ». Hashem dit : « Que la lumière soit ! » - Ceci représente les actions des çaddikim (les justes), car les actes des Tsaddikim répandent partout la lumière.
Mais je ne sais pas encore lesquelles Hashem préfère : les actions des Resha’im où celles des çaddikim ? Mais puisque le texte précise « Hashem considéra que la lumière était bonne… », Il préfère donc les actions des Tsaddikim et non celles des Resha’im.
Question:
Si le texte ne l’avait pas précisé, aurait-il été concevable qu’Hashem puisse préférer les actions des Resha’im et non celles des çaddikim ?
Réponse:
Il existe 2 modes pour servir Hashem :
Les commentateurs expliquent que l’individu se doit avant tout de travailler la partie active de la Torah, c'est-à-dire le « ‘Assé Tov », car la pratique de la Torah représente la lumière, comme il est écrit : « la Miçwa est une bougie et la Torah est la lumière » (« Ki Ner Miçwa VeTorah Or »).
Or, avec très peu de lumière, on arrive à chasser beaucoup d’obscurité et de ténèbres.
C’est donc le sens des propos du Midrash.
Quel est le mode à adopter pour commencer à servir Hashem :
Doit-on se contenter au départ de s’écarter des transgressions (« Sour Mera’ ») et ne pas imiter le comportement des Resha’im, ou bien doit-on tout de suite opter pour la pratique des Miçwot (« ‘Assé Tov »), à l’instar des çaddikim qui multiplient les Mitsvot et la pratique du bien ?
Puisque le texte prend la peine de préciser « Hashem considéra que la lumière était bonne… », et que peu de lumière suffit pour chasser les ténèbres de la nuit, c’est donc la meilleur preuve qu’il faut tout de suite opter pour la pratique des Mitsvot et du bien, qui reste le mode le plus essentiel dans le Service d’Hashem, car le mérite des Mitsvot pratiquées par l’individu (« ‘Assé Tov »), le protègera de toutes transgressions (« Sour Mera’ »). (Au nom du livre Torat MaHaRYTS)
2. Tous les départs sont difficiles !!
"…Il fut soir, il fut matin, un jour." (Bereshit 1 - 5 Début de notre Parasha)
Pour le peuple d’Israël, le jour est rattaché à la nuit qui la précédé, et la nuit est liée au jour suivant (comme pour l’observance du Shabbat ou des fêtes, comme il est dit : « …d’un soir à l’autre, vous observerez votre Shabbat. »).
Par contre, chez les nations du monde, la nuit est liée au jour qui s’est écoulé.
En effet, la nuit symbolise l’obscurité, les ténèbres, les souffrances, les épreuves, la rigueur et les malheurs, alors que le jour symbolise la lumière, la joie, la délivrance et la consolation.
C’est pourquoi chez les non juifs, c’est d’abord le jour qui brille en premier, car leur seul bonheur, c’est la vie terrestre dans ce monde-ci, où ils possèdent le pouvoir.
Mais leur fin n’est que nuit, ténèbres et obscurité qui les entourent dans le Guehinam.
C’est pourquoi, chez les nations la nuit est rattachée au jour qui s’est écoulé, alors que pour le peuple d’Israël, c’est tout le contraire, car même si nous subissons l’exil, les persécutions, l’obscurité et les ténèbres, la lumière du jour finit par briller, comme il est enseigné dans le Midrash Rabba sur Bereshit : « Les Resha’im (les impies) commencent par connaître d’abord la tranquillité, et ensuite les souffrances, alors que les çaddikim commencent d’abord par connaître les souffrances et ensuite la tranquillité. »
C’est aussi pour cette raison que les non juifs observent leur jour de repos le 1er jour de la semaine (Dimanche qui est appelé « Yom Rishon », le 1er jour), car ils débutent par le repos et la tranquillité et connaissent ensuite l’effort et la fatigue, alors que le peuple d’Israël observe le Shabbat qui est le dernier jour de la semaine, car il fournit d’abord l’effort et subit la souffrance, pour connaître ensuite le repos et la tranquillité.
Histoire
On raconte que Rabbi Moshé de PASHWORSK z.ts.l alla s’immerger dans le Mikvé, un matin en plein hiver glacial, avant de se rendre à la prière.
Son jeune fils insista pour l’accompagner, malgré les tentatives de son père pour l’en dissuader à cause du terrible froid.
En arrivant au Mikwé, le Rav constata que le Mikwé n’était plus qu’une surface de glace, à cause du froid.
Le Rav se mit à briser la glace pour s’immerger dans le Mikwé.
Après s’être immergé avec bravoure et courage, il remonta et se sécha.
Son jeune fils voulut imiter son père, mais à peine avoir introduit son pied dans l’eau gelée, l’enfant se mit à crier : « Oy !! Oy !! ». Mais il voulait absolument faire comme son père et s’arma de courage en descendant dans le Mikvé glacé.
Lorsqu’il sortit du Mikvé, l’enfant se sécha et se réchauffa un peu, puis il ressentit progressivement une sensation de bien être (comme cela se produit après une douche froide), et exprima sa joie et sa satisfaction : « Ah !! Ah !! ».
Son père se tourna vers lui et lui dit : « Tu vois mon fils, c’est çà la différence entre les Resha’im (les impies) et ceux qui observent les Mitsvot : les Resha’im disent au début « Ah !!! Ah !! » afin d’exprimer leur satisfaction, mais ensuite ils disent : « Oy !! Oy !! » tellement ils souffrent. Alors que ceux qui accomplissent les Mitsvot, souffrent au départ et disent « Oy !! Oy !! » pour connaître ensuite la plénitude que procure la pratique de la Torah et des Miçwot, et disent « Ah !! Ah !! ». (Tiré du livre Wayomer Avraham)
3. Réfléchir comme un juif
"Hashem dit : « Que des corps lumineux apparaissent dans l'espace des cieux, pour distinguer entre le jour et la nuit; ils serviront de signes pour les saisons, pour les jours, pour les années. Ils serviront de luminaires, dans l'espace céleste, pour éclairer la terre. » Et cela s'accomplit." (Bereshit 1 – 14, 15)
Rashi:
Ils serviront de signes – Lorsque les luminaires sont frappés (les éclipses), ce n’est pas bon signe pour le monde.
Ils serviront de luminaires, dans l'espace céleste, pour éclairer la terre. – Ils serviront également à éclairer le monde.
Nous voyons à partir de là, à quel point nos conceptions sont éloignées des conceptions de la Torah.
En effet, même si nous interrogions l’individu le plus intelligent du monde, sur la fonction du soleil, il répondrait qu’il est utile aux créatures du monde, afin de les éclairer, de les chauffer, de permettre à la nature de pousser, ainsi que d’autres innombrables vocations, et s’il y a encore d’autres fonctions, elles sont secondaires aux fonctions principales du soleil.
Mais la Torah nous dévoile ici tout le contraire !
Les luminaires ont été crées essentiellement afin d’indiquer et d’informer sur la situation des nations, ainsi que sur la situation du peuple d’Israël.
Si le soleil est frappé d’une éclipse, c’est un mauvais signe pour les nations ; si c’est la lune qui est frappée d’une éclipse, c’est un mauvais signe pour le peuple d’Israël, comme c’est enseigné dans la Guemara Soukka (29a).
Et puisque les luminaires ont été crées dans ce but, ils ont aussi « accessoirement » la fonction d’éclairer le monde et ses habitants !!! (Au nom du ‘Hafets ‘Haïm)
4. La faute de l’homme : trop d’impatience !
"Mais l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras point… "(Bereshit 2 – 17)
Le ‘Hatam Sofer rapporte dans son livre TORAT MOSHE que selon nos maîtres, Adam Ha-Rishon (le 1er être humain) aurait eu le droit de consommer du fruit de l’arbre de la connaissance à partir du jour de Shabbat, mais il en consomma avant le moment autorisé.
C’est d’ailleurs ainsi qu’il faut penser puisqu’il est écrit « Il ne l’a pas créé pour qu’il reste dans le chaos… », car Hashem n’a pas planter en vain des arbres dans le Gan ‘Eden, et si ces fruits étaient interdits pour toujours, pourquoi donc les avoir crées ?! C’est pourquoi nous sommes obligés de dire que leur interdiction n’était que momentanée.
Grâce à cette explication du ‘Hatam Sofer, nous pouvons mieux comprendre un Midrash Rabba sur Bereshit :
Qui pourrait retirer la poussière de tes yeux Adam Ha-Rishon qui n’a pas été capable de respecter l’ordre qui lui a été donné, pendant ne serait ce qu’une heure, alors que tes enfants attendent 3 ans avant de consommer les fruits de ‘Orla !
(La loi de ‘Orla exige d’attendre 3 ans après la plantation d’un arbre, avant d’en consommer les fruits.)
Apparemment, quel est le rapport entre le fruit de l’arbre de la connaissance et les fruits de ‘Orla ? L’arbre de la connaissance était interdit pour toujours, alors que les fruits de ‘Orla sont permis au bout de 3 ans. Or, nous savons qu’une chose interdite momentanément n’est pas comparable à une chose interdite pour toujours, car le Yetser HaRa’ (le mauvais penchant) incite d’avantage à transgresser un interdit définitif, qu’un interdit provisoire.
Mais à la lueur de l’enseignement du ‘Hatam Sofer, nous comprenons mieux puisque même l’arbre de la connaissance n’était interdit que momentanément, car Adam Ha-Rishon avait le droit d’en consommer dés l’entrée de Shabbat. (Au nom du livre Mitspé Yehoshoua’ du Gaon Rabbi Yehoshoua’ MAMAN Shalita, de Jérusalem)