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"וַיֹּאמֶר ה׳ אֶל מֹשֶׁה אֱמֹר אֶל הַכֹּהֲנִים בְּנֵי אַהֲרֹן וְאָמַרְתָּ אֲלֵהֶם לְנֶפֶשׁ לֹא יטַּמָּ בְּעַמָּיו"
« Hashem dit à Moché : Parle aux Cohanims, fils de Aharon, et dis-leur : « nul ne doit se souiller par le cadavre de l'un des membres de son peuple. » » (Chap.21 ; verset 1)
Histoire :
Un jour, un Talmid ‘Hakham (un érudit), voulut voir de près différents objets antiques pour les besoins de son étude, tel une machine à presser les olives …
Il apprit qu’une exposition au musée Rockefeller de Jérusalem avait lieu sur ces sujets et s’y rendit. Il commença sa visite et observa attentivement les objets antiques avec intérêt. Soudain, un cri strident s’échappa de sa bouche ! Les autres visiteurs ne comprirent pas ce qui avait bien pu provoquer une telle réaction. Quand ils vinrent vers lui, il leur désigna un cercueil contenant le corps véritable d’un mort qui se trouvait au milieu du musée parmi les objets de l’exposition. Les gens furent convaincus que le visiteur orthodoxe avait peur des morts. Ils ne comprirent pas que le cri de terreur provenait du fait qu’il était « Cohen » et que par conséquent existait pour lui l’interdit de se trouver sous le même toit qu’un mort, car cela le rendait impur. Ils ne savaient pas que ce visiteur était un Talmid ‘Hakham qui ne déviait pas d’une seule loi de la Torah, et si cette dernière lui interdisait de se trouver en présence d’un mort, que pouvait-il faire maintenant pour éviter cette transgression ? Devant la peur de transgresser cet interdit, ce Talmid ‘Hakham se mit à courir rapidement vers la sortie du musée. Cependant, il se rendit compte, mais trop tard, qu’il courait exactement dans le sens opposé à la sortie, et pénétrait plus avant au sein du musée. Le musée Rockefeller est composé de quatre bâtiments disposés en carré. Au centre, se trouve une cour à ciel ouvert où notre homme se réfugia, car cet endroit lui était autorisé. Cependant, cette cour ne donnait pas accès à la rue, et la seule manière de rejoindre la sortie était de traverser de nouveau le bâtiment du musée. Cela signifiait qu’il devait entrer une seconde fois dans le musée et il ne le voulait surtout pas. Quand il comprit qu’il s’était encore plus éloigné de la sortie, il se sentit soudain désemparé, et faute d’autre solution; il décida de rester sur place sans bouger et d’attendre. Le temps passa mais aucun signe d’une quelconque délivrance ne se présenta. Soudain, ce fut l’heure de la fermeture et le gardien arabe lui demanda de quitter le musée. « Je suis Cohen et j’ai un problème halakhique », lui répondit-il. Le gardien ne comprenant absolument pas de quoi il s’agissait, lui ordonna une seconde fois de quitter les lieux. Mais notre homme, rempli de la crainte de transgresser un interdit, refusa catégoriquement.
Le gardien arabe comprit qu’il s’agissait d’une « question de principe » et d’une voix menaçante, il l’avertit qu’il allait chercher du renfort pour le faire sortir par la force. Dès que le juif entendit qu’on allait le tirer par la force de cet endroit, il se sentit soulagé. En effet, si on tire quelqu’un contre son gré, il ne se rend pas impur et ne transgresse pas la volonté du Créateur. Le problème qui se posait était tout autre : si les gardiens venus en renfort le tiraient par la force, ils risquaient de lui causer d’importants dommages corporels, par des coups de poing et des coups de pied pour le punir de son entêtement. Le Talmid ‘Hakham fut alors pris de doutes sur la question de savoir s’il devait attendre l’arrivée des gardiens et risquer d’être blessé ou bien, comme de toute façon la situation était sans issue, et que, dans quelques instants, il se retrouverait de force hors du musée, il n’y avait pas de raison de s’attarder plus longtemps et il valait mieux qu’il sorte de bon gré sans l’aide des renforts. Il décida de sortir de son plein gré.
La question fut posée plus tard à Rav Eliachiv qui répondit qu’effectivement, dans ce cas précis, le Cohen pouvait sortir seul et ne pas attendre qu’on le tire du lieu par la force. Nous apprenons de cette histoire qu’un juif n’a pas le droit de jouer avec les règles du Créateur, et s’il est écrit dans la Torah qu’un Cohen ne doit pas se rendre impur au contact d’un mort, il doit être prêt à rester dans le musée jusqu’à ce qu’on le fasse sortir de force !
C'est beau d'être juif !
ז)"וְאִשָׁה גְּרוּשָׁה
מֵאִישָׁה לא יִקָּחוּ
«… Une femme dont le mari a divorcé, il ne l’épouseront pas… »
(Chap.21 ; verset 7)
Dans ce verset, la Torah vient interdire à un Cohen de se marier avec une femme divorcée. Un Cohen ne pourra donc pas se remarier avec son ex-femme.
Histoire :
Un couple marié depuis déjà 15 ans n'avait malheureusement toujours pas été béni d'une descendance et l'homme comme la femme décidèrent d'un commun accord de divorcée. Il s'entendait très bien et s’aimaient sincèrement, mais il choisir de se séparer et de refaire leur vie : peut-être que l'un des deux au moins aurait le mérite d'avoir un enfant.
Le divorce fut prononcé ils se quittèrent tous les deux ans se bénissant mutuellement... Seulement, comme ils avaient agi très vite, ils n'avaient pas pris le temps de vérifier quelque chose, et plus tard, découvrir que la femme était... Enceinte ! Cela aurait dû être la merveilleuse nouvelle du monde, il ne leur restait qu'à se remarier... Pourtant un obstacle de taille se trouvait devant le, le mari était Cohen ! Or un Cohen n'est pas autorisé à se marier avec une femme divorcée, même si il s'agit de son ex-femme et. Les pleurs et la peine de ce groupe était indescriptible.
Le mari se rendit aussitôt chez Rabbi ‘Haim Kaniewsky (chlita) afin de demander si n'y avait pas d'issue à leur situation. Le Rav le répondit avec sollicitude : « je ne vois pas de possibilité Halakhique qui puisse te permettre de te remarier avec ton ancienne femme. Je te propose de soumettre ton problème à mon beau père, le Rav Eliachiv (chilta), c'est tout ce que je puisse faire.» Le mari abattu se rendit chez le Rav et là aussi, ses pleurs étaient à déchirer les cieux. Le Rav partagea sa douleur mais il lui annonca que l'interdiction pour un cohen de se marier avec une divorcée, même s'il s'agit de sa propre ex-femme, fait partie des 613 Mitswotes de la Torah et qu'il fallait accepter cela comme un décret Divin. Il ajouta : « La seule chose que je puisse te conseiller, c'est de te rendre au Kotel afin d'y prier D.ieu qu'Il te délivre de ta détresse!» Notre Cohen, emplie de foi, suivit le conseil du Rav Eliachiv et se rendit sans attendre au Mur des lamentations. Il posa ses mains sur les pierres ancestrales, et se répandit en prières et en lamentations. Les gens présents autour comprenaient qu'une tragédie se jouait là et personne n'osa le déranger afin de lui proposer de l'aide. Toutefois, un homme venant d'arriver et sentant qu'il pouvait faire quelque chose s'y risqua. Le Cohen sentit un tapotement sur son épaule, il se retourna et vit un homme qui avait l'apparence d'un érudit lui proposer son aide et lui demander de lui confier son tourment. Il lui raconta toute son histoire. L'érudit lui demanda: «Ton père est-il encore de ce monde?» Le cohen ne comprenant pas l'intérêt de la question, lui répondit tout de même. Il lui expliqua que celui-ci était très vieux et se trouvait dans un maison pour personnes âgées aux Etats Unis, presque incapable à ce jour de communiquer avec son entourage. L'inconnu lui dit alors : «Si tu veux écouter mon conseil, voyage en Amérique et raconte à ton père dans quelle situation tu te trouves! » Le cohen très étonné de ce conseil semblant innapproprié, n'eut pas le temps de dire le moindre mot que la silhouette de l'érudit disparut dans la foule. Il resta là, seul avec ses pensées et son malheur. Il revoyait tous les événements survenus depuis la scène chez le Rav Eliachiv jusqu'à ce jour au Kotel, et il se dit que tout cela était sans aucun doute orchestré par la Providence Divine. Sans hésiter, il décida donc de prendre le premier avion en partance pour les Etats Unis. Un jour et demi à peine plus tard, il se trouva auprès de son père dans sa maison de retraite. Le père ne parlait pas mais il avait l'air d'entendre et de comprendre tout ce qui se passait autour de lui. L'équipe médicale confirma au fils ce qu'il savait déjà, pour s'être toujours tenu au courant de l'état de santé de son papa : cela faisait des mois que celui-ci n'avait prononcé aucun mot et il devant se résigner à ne plu pouvoir communiquer avec lui. Se retrouvant seuls tous les deux dans la chambre, le Cohen raconta alors à son père tout ce qui lui était arrivé, les larmes noyaient son visage, et c'est alors que l'incroyable se produisit... Le père qui depuis des mois semblait ne plus être en état de prononcer même un seul mot ouvrit la bouche, et révéla à son fils qu'il n'avait pas à s'inquiéter, en réalité... il n'était pas son fils, mais un enfant adopté qu'il avait recueilli après la CHOA. Il lui expliqua qu'il n'était donc pas cohen de naissance et que dans un tel cas, il n'y avait aucun problème à ce qu'il se remarie avec son ancienne femme... Il est difficile de décrire les cris de joie et d'allégresse qui se firent entrendre alors dans la chambre du viel homme ! Nous arrêtons ici le déroulement de notre récit dont vous connaissez bien sûr l'heureux dénouement.
Voici à présent une autre anecdote tout aussi éloquente, mais dont l'issue fut bien différente ...
Mais avant de commencer voici une petite introduction:
Les hommes mariés doivent certainement se rappeler la phrase qu'ils ont prononcée lorsqu'ils passèrent l'anneau au doigt de leur femme:
En francais:
«Voici, tu m'es sanctifiée (réservée) par cet anneau, d'après la loi de Moché et d'Israël
Histoire:
Un cohen désirait se marier avec une femme divorcée! Il se rendit chez le fameux
Bien entendu, le Noda Biyéhouda refusa catégoriquement, expliquant que la Torah interdit formellement une telle union.
Cependant le Cohen, s'entêta, et après avoir insisté lourdement et essuyé un refus, il n'hésita pas, et dénonça le Rav auprès de l'impératrice d'Autriche Marie Thérèse.
Connaissant la grandeur du
Noda Biyéhouda elle ne s'empressa pas de le punir, mais lui ordonna cependant de les marier.
Le Rav sachant qu'il risquait la peine de mort s'il n'obeissait pas à l'impératrice, fit savoir au cohen qu'il etait pret à le marier avec la femme divorcée.
Le cohen jubilant d'avoir vaincu l'autorité du Rav, s'empressa de préparer son mariage, et bien entendu, afin de montrer son pouvoir aux yeux de tous, il invita toue la communauté Juive de sa ville à assister à la fête...
La cérémonie commenca. Le cohen se tenait fièrement sous la 'Houpa aux cotés de la femme divorcée hautaine qui regardait l'assemblée. Au moment où le Cohendut passer l'anneau au doigt de la fiancée et dire la formule ci-dessus, Le Noda Biyéhouda lui demanda de répéter mot à mot après lui : "Voici, tu m'es reservée par cet anneau, d'après la loi de ... Marie Thérèse !
Tous les assistants éclatèrent de rire. Tous comprient que non seulement le mariage ne pourrait jamais avoir lieu mais surtout que le Cohen ne pourrait plus dénoncer le Rav, celui ci s'étant "plié" à la volonté de l'impératrice.
Le public fut émerveillé de tant de sagesse et tous quittèrent les lieux en laissant seuls le Cohen et sa divorcée...
Pirké Avot Chapitre 2
Mishna 1
« Sois vigilent aussi bien vis-à-vis d’une Mitsva apparemment facile que vis-à-vis d’une Mitsva difficile… »
Midrash Tan’houma (Ki Tétsé) :
Rabbi A’ha dit : Il y a 248 commandements positifs dans la Torah, et ils correspondent aux 248 organes du corps humain. Chaque organe dit à l’être humain : « Fais moi accomplir une Mitsva qui me fera vivre par son mérite, et tu auras une longue vie ! » De même, il y a 365 interdictions dans la Torah, et ils correspondent aux jours du calendrier solaire. Dès le lever du soleil jusqu’à son coucher, le « jour » dit à l’être humain : « Fais attention à ne pas commettre en moi une transgression, car tu pourrais te faire pencher – toi ainsi que le monde entier – vers la condamnation ! »
C’est pourquoi le Tana nous met en garde en nous disant de nous montrer toujours vigilent vis-à-vis de toutes les Mitsvot, afin de faire vivre tous les organes du corps, et afin de nous préserver et préserver l’univers de la condamnation.
Histoire
Rabbenou Don Its’hak ABRABANEL était le ministre des finances du roi Alfonso V du Portugal (15ème siècle).
Le roi appréciait particulièrement Don Its’hak, ce qui éveilla la jalousie des autres ministres.
Ils s’adressèrent au roi en lui disant :
« Tu donnes toute ta confiance à ce juif, mais met le à l’épreuve et tu verras de toi-même s’il est réellement digne de confiance. »
Le roi accepta et les ministres proposèrent au roi qu’il demande à Don Its’hak de lui présenter par écrit le détail de tout ce qu’il possède dans sa fortune personnelle.
3 jours après, Don Its’hak présenta au roi le détail de sa fortune qui s’élevait précisément à la somme de 700 000 pièces d’or.
En entendant ce montant, les ministres se mirent à rire en disant au roi que la maison personnelle de Don Its’hak s’élevait à elle-même au double de la somme annoncée par Don Its’hak, et ceci, sans compter les différents champs de vignes d’une valeur très importante. Le roi fut irrité d’apprendre que son fidèle ministre l’avait trompé. On fit venir un expert qui estima effectivement la fortune personnelle de Don Its’hak à une somme beaucoup plus élevée que celle qu’il avait annoncé au roi.
Le roi entra dans une colère enflammée contre Don Its’hak.
Une deuxième chose vient irriter le roi à l’encontre de Don Its’hak.
En effet, Don Its’hak avait un serviteur non juif qui le servait avec dévouement, mais en échange de pots de vins, le serviteur vola des documents secrets appartenant à Don Its’hak et connus seulement de lui même et du roi.
Il les remit au ministre des affaires étrangères qui haïssait farouchement Don Its’hak.
Lorsque le ministre des affaires étrangères se présenta devant le roi, il signifia au roi qu’il était au courant du contenu des documents secrets. Le roi lui demanda comment il en avait eut connaissance, et le ministre répondit que Don Its’hak lui avait dévoilé l’existence des ces documents et de leur contenu.
A ce moment, le roi fut définitivement résolu à punir Don Its’hak pour l’avoir trahi de la sorte et décida sa condamnation à mort. Cependant, Don Its’hak bénéficiait d’une grande popularité dans le pays pour les allègements fiscaux qu’il appliquait au peuple, et de ce fait, le roi hésitait à le mettre à mort publiquement. Il convoqua Don Its’hak afin de lui confier une mission. Il lui remit une lettre cachetée du sceau royal en lui demandant d’aller la remettre au propriétaire d’une usine de briques qui se trouvait à l’extérieur de la ville. Le contenu de la lettre ordonnait au propriétaire de l’usine de jeter le porteur de la lettre dans la fournaise où les briques étaient fabriquées. Don Its’hak exécuta les ordres du roi et demanda à son fidèle serviteur non juif d’atteler son carrosse et de l’accompagner à cette usine. En chemin, le serviteur aperçut au loin un homme à l’apparence juive, qui faisait signe au carrosse de s’arrêter. Don Its’hak ordonna au serviteur de s’arrêter, et l’homme s’adressa à Don Its’hak et lui dit :
« Ma femme a accouchée d’un garçon il y a 8 jours, et c’est aujourd’hui le jour de sa Mila. Or, j’avais commandé les services d’un Mohel qui n’est toujours pas arrivé, et comme nous sommes proches de l’heure du coucher du soleil, et que je ne voudrais pas perdre cette Mitsva si précieuse, je vous demande s’il vous plait de venir pratiquer la Mila sur mon fils puisque vous êtes réputé pour être un Mohel expert. »
En entendant cela, Don Its’hak fut pris de doutes. Il devait d’une part remplir la mission que le roi lui avait confiée, mais d’autre part, pouvait-il négliger l’accomplissement d’un commandement d’Hashem qui ordonne dans la Torah de pratiquer la Mila à 8 jours ?!
Il décida d’envoyer son serviteur remettre la lettre au propriétaire de l’usine de briques, et lui dit qu’il viendrait le chercher dès que la Mila sera terminée.
Don Its’hak suivit le père et alla pratiquer la Mila de l’enfant, pendant que son serviteur se rendit à l’usine de briques pour remettre le courrier royal au propriétaire.
Lorsque le propriétaire de l’usine de briques ouvrit la lettre du roi et lut son contenu, il ordonna immédiatement que l’on prenne le porteur de la lettre et qu’on le jette dans la fournaise où sont fabriquées les briques.
Quelques heures plus tard, Don Its’hak arriva à l’usine pour reprendre son serviteur, mais quelle ne fut sa stupéfaction d’entendre qu’il avait été précipité dans le feu sur ordre du roi ! Le propriétaire ajouta que le serviteur avait même avoué avant de mourir qu’il méritait cette mort pour avoir trahit son maître en lui dérobant des documents secrets pour le compte du ministre des affaires étrangères.
Don Its’hak pris conscience à ce moment précis du miracle dont il venait de bénéficier, et adressa des louanges à Hashem pour son infinie bonté.
Le lendemain, Don Its’hak retourna auprès du roi.
En le voyant, le roi fut pris de panique et lui demanda :
« As-tu été à l’usine de briques ?! »
Don Its’hak lui raconta en détails ce qui s’était passé, ainsi que les aveux du serviteur qui avait dérobé les documents secrets pour le compte du ministre des finances.
Le roi lui répondit :
« Maintenant je sais que tu es un homme droit et intègre, puisque Hashem t’as maintenu en vie. »
Le roi ordonna immédiatement que l’on pende le ministre des affaires des étrangères.
Ensuite, le roi s’adressa à Don Its’hak et lui dit :
« Il me reste malgré tout un grief contre toi. Lorsque je t’ai demandé le détail de ta fortune personnelle, pourquoi m’as-tu adressé un rapport qui n’atteint pas le tiers de ce que tu possèdes ? »
Don Its’hak répondit :
« Majesté ! Il est vrai que je possède une grande fortune, mais je ne considère pas qu’elle m’appartienne, car Sa Majesté pourrait à tout moment décréter une confiscation de tous mes biens. C’est pourquoi, je t’ai adressé uniquement le détail de ce que j’ai offert à la Tsédakka, car cet argent est de façon certaine ma possession exclusive, et personne ne pourrait s’en emparer puisqu’il est gardé la haut dans le ciel ! »
Le roi fut satisfait de la réponse de Don Its’hak et le remercia pour son honnêteté et sa fidélité.
Pour avoir montré autant d’importance envers un ordre « apparemment facile » qu’envers un ordre « apparemment difficile », Rabbenou Don Its’hak ABRABANEL fut sauvé d’un terrible danger.
Mishna 2 :
Rabbi Shim’on dit : Sois vigilant vis-à-vis de la lecture du Shema’ et de la prière. Lorsque tu pries, ne fais pas de ta prière un poids, mais plutôt une demande de miséricorde et des supplications devant Hashem.
Il est évident qu’une prière faite avec concentration (Kavana) ne peut qu’entraîner à l’homme un grand bonheur et le sauver du malheur, car même si nos maîtres enseignent dans la Guemara Mo’ed Katan (28a) : Les enfants, la vie et la subsistance matérielle ne dépendent pas du mérite mais seulement du destin (Mazal), malgré tout, grâce à la prière l’homme peut tout changer pour le bien. Notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita cite une référence à cela à travers un verset qui dit :
« Vous servirez Hashem votre D. » Voici la prière. « …Il bénira ton pain et ton eau » Voici la subsistance matérielle « Il n’y a aura pas en toi de femme stérile » Voici les enfants. « J’augmenterais le nombre de tes jours » Voici la vie.
Tout ceci à condition que la prière soit dite avec concentration. Il incombe donc chacun d’être très vigilant – non seulement sur la concentration dans la prière – mais aussi sur le fait de toujours dire les 3 prières quotidiennes de façon digne et dans la sérénité. Même si l’on est très occupé par ses affaires, on se doit de libérer un moment pour dire les 3 prières dans la sérénité. De même les femmes - qui ne sont soumises selon le Din qu’à une seule prière par jour – doivent être vigilantes et dire leur prière dans la sérénité et dans une totale concentration. C’est pourquoi, la femme doit agir avec sagesse et choisir un moment où elle n’a aucune occupation afin de prier de manière digne.
On raconte qu’un jour le Gaon Rabbi Eliyahou MANI z.ts.l – qui était le Av Beit Din de la ville de ‘Hevron il y a plus de 100 ans – voyagea en Egypte lors d’une année de disette afin de rapporter du pain et de la nourriture aux habitants de ‘Hevron. Le Rav fut hébergé chez un juif du nom de Katawi Pacha qui était le ministre des finances du gouvernement égyptien, et qui avait un immense respect envers les Talmidé ‘Ha’hamim (A cette époque, de nombreux juifs occupaient des places importantes en Egypte, comme des scientifiques, des artistes, des hommes politiques de premier rang). Le ministre reçu le Rav avec beaucoup d’honneur et le convia au repas de midi. Lorsqu’ils terminèrent le repas, le ministre s’excusa auprès du Rav en lui disant qu’il était dans l’obligation de s’absenter car il devait se rendre au palais royal pour une réunion avec le roi. Au cours de cette réunion, on devait procéder à un appel d’offre concernant la fabrication de vêtements pour 5 000 soldats de l’armée. Le ministre des finances devait lui aussi faire une proposition sur le type de vêtements ainsi que sur le prix. C’est pourquoi il devait se rendre auprès du roi. Le Rav lui souhaita la réussite dans ce qu’il entreprendra, mais il lui adressa une seule et unique demande : d’être vigilant afin de ne pas trop s’étendre dans les discussions et ainsi risquer de perdre la prière de Min’ha, car nos maîtres ont enseigné (Bera’hot 6b) : on doit toujours être vigilant vis-à-vis de la prière de Min’ha car Eliyahou Ha-Navi ne fut répondu que lors de la prière de Min’ha. Le ministre promis de respecter les paroles du Rav et qu’il ferai tout pour ne pas perdre la prière de Min’ha.
Après un long débat mené par le roi et ses conseillers au sujet des différentes propositions qui furent présentées lors de l’appel d’offres, le ministre Katawi regarda sa montre et constata que dans quelques instants le soleil allait se coucher, et s’il attendait qu’arrive son tour afin de présenter lui aussi sa proposition, il perdrait le moment de prier Min’ha. Il s’excusa à voix basse auprès du ministre qui siégeait à ses côtés, et se leva pour se rendre dans la pièce à côté afin de prier Min’ha. Pendant qu’il priait, s’accomplit sur lui le verset : « Avant même qu’ils m’implorent je leur répond, pendant qu’ils parlent je les exauce », Hashem écouta sa prière car il était quelqu’un de très généreux et très bon vis-à-vis de son peuple. Hashem incita le roi et les ministres à accepter l’offre du ministre Katawi. Le roi voulut le féliciter mais Katawi n’était pas là. Ses collègues dirent au roi que le ministre Katawi s’est absenté quelques instants pour prier. Ils attendirent que Katawi finisse sa prière. Lorsqu’il retourna sur le lieu de la réunion, le roi félicita Katawi pour sa réussite dans l’appel d’offre. Le roi lui demanda : « Depuis quand es-tu devenu aussi Tsaddik et ‘Ha’ham pour te lever en plein conseil des ministres avec le roi, pour aller prier ? » Le ministre Katawi lui répondit : « Un très grand Sage et très grand Tsaddik d’Israël est arrivé chez moi, et je lui ai promis de prier. C’est pourquoi je me suis levé afin de tenir ma promesse. »
Lorsque les autres ministres quittèrent le palais, le roi demanda à s’entretenir en privé avec le ministre Katawi. Le roi lui dit : « J’ai une fille malade qui est alitée depuis des mois. J’ai convié les plus grands médecins mais aucun n’a réussi à la guérir. J’ai même demandé à des religieux – les Sheiks arabes – de prier pour elle mais sans le moindre succès. De grâce, fais venir ce Rav qui est chez toi afin qu’il la bénisse, peut être qu’il parviendra à la guérir ! »
Le ministre exauça la demande du roi, et demanda à Rabbi Eliyahou MANI de se rendre avec lui au palais royal afin de prier pour la guérison de la fille du roi. le Rav accepta et lorsqu’il arriva au palais, le roi l’introduisit dans la chambre de sa fille. Le Rav se mit à prier Hashem afin qu’Il sanctifie Son Nom dans le monde, et qu’Il envoie une totale guérison à la fille du roi. La prière du Tsaddik fut exaucée et 3 jours plus tard la fille du roi se leva de son lit et guérit de sa maladie. Le roi fut très heureux et convia de nouveau le Rav à se rendre au palais royal.
Lorsqu’il arriva, le roi exprima toute sa reconnaissance au Rav car grâce à sa prière, sa fille avait guérit. Le roi demanda au Rav : « Quelle la raison de ta venue en Egypte ? »
Le Rav répondit qu’il n’y avait plus de nourriture en Israël, car la famine devenait très dure. Le roi ordonna immédiatement d’envoyer plusieurs sacs de récolte à l’adresse du Rav à ‘Hevron, et récompensa le Rav avec des pièces d’or. Le Rav quitta l’Egypte avec beaucoup de richesses au profit des habitants de ‘Hevron, et le Nom d’Hashem fut sanctifié par l’intervention du Rav.
Shabbat Shalom