Bienvenue sur le site de halakha créé par Rubben Salfati. Vous pouvez consulter des halakhotes et les imprimer gratuitement Un jour une halakha( devise du site). Ce site est mis a jour chaque jour avec une halakha. Vous pouvez me contacter a l'adresse suivant: rubbensalfati@gmail.com
Explication :
Ribbi est Rabbi Yehouda le Prince, appelé aussi Notre Saint Rabbi. Il fut celui qui rédigea la Michnah. Sa première leçon concerne les traits de caractère à adopter. La voie qu'une personne choisira doit être « désirable pour elle-même et appréciée par l'humanité », c'est-à-dire conforme à la voie moyenne, et éloignée des deux extrêmes. Cette idée est d'ailleurs acceptée par les penseurs du monde entier qu'il appelle « le juste milieu ». La voie moyenne est toujours la meilleure et la plus raisonnable. Chacun doit donc trouver la juste mesure entre ses propres besoins et une façon d’agir qu'il soit bénéfique à toute l'humanité.
En voici un grand exemple : la générosité. On peut être excessivement avare ou dispendieux à outrance. Aucun de ces extrêmes n'est désirable. Par conséquent, on choisira la voie moyenne une générosité raisonnable.
Si un Homme est trop avare, il bénéficie personnellement de ce trait le caractère puisqu'il profite de son argent. Mais il n'est pas utile à la société et est mal considérée. D'autre part, s'il va à l'autre extrême et gaspille ses ressources, il sera, certes, estimé et loué par ceux qui bénéficient de sa générosité mais agit comme ses intérêts parce qu'il risque de finir indigent. La générosité raisonnable et donc la meilleure attitude, profitant à la fois à l'individu et à la société. Dans tous les autres traits de caractère également, la voie moyenne est toujours la meilleure. Selon certains commentaires, le sage parle ici de l'observance de commandement en ce domaine, la meilleure voie est celle qui « bonne pour celui qui la fait est favorable à l'humanité ». Si de commandement se présente au même moment et qu'il soit impossible d'accomplir les deux, Ribbi recommande de choisir le commandant qui est « bon pour celui qui le fait est utile à l'humanité ».
Il existe deux catégories de commandement : les commandements entre l'homme et Dieu qui sont dirigés vers Dieu et dont l'humanité ne profite pas directement. Il s'agit, par exemple, des commandements des Tzitzith, des Téphilines, de laSouccah et du Loulav.
La deuxième catégorie comprend les commandements entre l'homme et son prochain : donner la charité, rendre service, rendre visite aux malades et offrir l'hospitalité aux voyageurs.
Le sage considère les commandements entre l'homme et son prochain comme « favorable à celui qui est accompli favorable l'humanité ». Ils sont bénéfiques à celui qui les accomplit puisqu'il en recevra une récompense divine et sont également bénéfiques à autrui. Les commandements entre l'homme et Dieu, par contre, ne profite qu'à celui qui les accomplit en raison de la récompense qu'il reçoit.
Rabbi Yéhouda Hanassi dis donc qu'à choisir entre deux commandements observés, on choisira la voie qui est « bonne à celui qui la fait est utile à l'humanité », commandements dirigés vers son prochain. Ceci n'est vrai que lorsqu'il s'avère nécessaire de choisir entre les deux différentes catégories. Lorsque les deux commandements appartiennent à la même catégorie, il faut être autant vigilant à accomplir un commandement considéré a priori comme mineur qu'un commandement considéré comme important, sans négliger l'un pour observer l'autre. On observera le premier commandement qui se présente à nous. C'est pour une raison très importante que Dieu n'a pas révélé la récompense pour les commandements. S'il l'avait fait, les gens auraient dit : « je vais laisser de côté les commandements afin de récompense pour observer ce dont la récompense supérieure. »
Il est écrit : « afin qu'elle ne calcule pas le chemin de la vie, ses voix s'égarent, elle ne sait pas » (Proverbe 5.6).
Un homme ne doit pas essayer d'évaluer l'importance des commandements de la Torah en disant : « je vais observer les commandements les plus importants et laisser de côté ceux de moindre importance. » Nulle part dans la Torah Dieu n'a déclaré la valeur de chaque commandement car Il décide que tout soit accompli. Si Dieu lui-même n'a pas révélé la valeur comparative des commandements, comment un simple mortel pourrait-il le faire.
Histoire :
Un roi engagea des fermiers pour planter son verger de diverses sortes d'arbres, sans annoncer aux ouvriers le salaire offert pour la plantation de chaque espèce. Chacun des nombreux travailleurs choisis donc de planter un arbre différent. Quand l'ouvrage fut terminé et le verger planté, le roi rassembla tous les fermiers pour le remettre leurs salaires, demandant à chacun quelle espèce il avait planté.
« Vous avez planté à un olivier » dis l’un.
« Voici une piastre » répondit le roi.
« Vous avez planté un poivrier » dit un autre.
« Voilà une pléthore » répondit le roi. « C’est là son prix ».
Le roi continua ainsi, payant chaque ouvrier selon la valeur de l'arbre qu'il avait planté. Les travailleurs ayant reçu moins d'argent se tenir au roi : « pourquoi ne pas nous avoir dit lesquelles seraient rétribuées plus largement ? - Si j'avais annoncé leur prix à l'avance, vous auriez tous concentrés nos efforts sur les arbres les mieux rétribués. La moitié de mon jardin n'aurait donc pas été plantée. Or le désir convergeait soit orné d'espèces variées ».
De même, Dieu n'a pas révélé la valeur de chaque commandement ni la récompense offerte pour chacun. Puisque je désire que nous observions tous les commandements, le récompense reste cachée de nous.
On pourrait ici soulever une objection. Si Dieu lui-même n'a pas révélé la récompense des divers commandements, comment la Michna peut-elle parler de commandements majeurs et mineurs ? Comment le sage petit nous dire d'observer les commandements mineurs aussi bien que les majeures puisque nous ne serons pas lesquelles sont plus ou moins importants ?
En fait, la michna n'emploie pas les termes de « majeur » et « mineurs » mais « léger » (Kal) et « lourds » (‘Hamour) . Cette terre ne font pas référence à l'importance des commandements mais à la difficulté de leur accomplissement.
Il y a des commandements mineurs qui peuvent être observés à tout moment de la journée des commandements majeurs qui ne peuvent être observés qu'à un moment propice, parfois une fois en de nombreuses années. Telle est la connotation des termes « légers » et « lourds » employé par la Michna.
La Michna parle donc du cas où l'on accomplit un commandement ordinaire et que l'on a subitement l'occasion d'accomplir un commandement moins fréquent. On ne dira pas, dans ce cas : « je vais renoncer au commandement ordinaire que je peux accomplir à tout moment pour accomplir le commandement rare car peut-être ne pourrais-je plus le faire ensuite ». Avec une telle logique, on risque de négliger totalement les commandements ordinaires car il est toujours possible de trouver des choses « plus importantes » à faire.
La valeur des commandements n'étant pas connue, commandements communs que l'on remet toujours à plus tard risque d'être celui qui est le plus grandement récompensé. Si l'on recherche les choses « plus importantes », on risque de perdre le plus grand mérite.
Selon certaines autorités, la Michna ne parle pas des commandements positifs car il n'y a pas la moindre mention de leur récompense de la Torah et il est donc impossible de parler de commandement « léger » et « lourd » elle parle plutôt des commandements négatifs car la Torah s'est effectivement des distinctions permettant de savoir lesquels sont lourds et lesquels sont légers.
La Torah précise la peine encourue pour la violation de chaque commandement négatif. [Certains ne sont pas punis par les tribunaux.] De toutes les peines prescrites, la plus légère et la flagellation ; les commandements dont la transgression peut encourir ses peines sont considérés comme (léger). La peine pour une progression plus grave et le retranchement [lorsque l’âme et « retranchée »]. Plus sévère encore sont les commandements dont la transgression est punie par la peine capitale.
Outre la punition infligée pour empêcher, il existe une récompense pour celui qui s'en abstient. C'est au sujet de cette récompense que la Michna dit : « tu ne connais pas la récompense de commandement ». Il se pourrait bien que, lorsqu'il existe une punition sévère pour empêcher, la récompense pour s'en être abstenu soit proportionnelle. D'autre part, je pourrais très peu récompenser ceux qui s'en maintiennent car ils ne sont motivés que par la crainte de sa sévère punition.
Dans le cas de péchés punis moins sévèrement, la même logique prévaut. En effet, en ne s'en abstient pas par peur de la punition mais par amour de Dieu. Il est donc probable que la récompense pour avoir évité ce péché soit supérieure.
Puisqu'il est impossible de savoir quelle logique prévaut, on ne peut connaître la récompense réservée pour s'être abstenu de certains péchés. Il faut donc veiller à éviter le péché passible de peines légères autant que celui qui entraîne une peine plus sévère.
De plus, la Michna poursuit : « évalue la perte causée par une bonne action par rapport à la récompense que tu en retireras ainsi que l'avantage que t’apporte un péché par rapport à la perte qu’il cause ». Si tu dois faire des efforts pour accomplir une bonne action et dépensé, pour cela, beaucoup d'argent, ne te dit pas : « pourquoi accomplir cette bonne action qui me demandera tant d'efforts que les gens tomberaient malades et qui me coûtera tant d'argent que mes économies seront épuisées ? » On ne peut comparer la perte subie en observant un commandement à sa récompense ultime qui sera certainement plusieurs fois supérieure. Il ne faut donc jamais hésiter à observer un commandement, quelle que soit la perte des causes car le gain à venir sera largement supérieur à la perte.
De plus, pour nous empêcher de fauter, Rabbi Yéhouda Hanassi nous donne à considérer trois choses. La première : «Sache ce qui est au-dessus de toi ». Bien que je sois au-dessus des plus hauts cieux, du maître certain, qu’Il te regarde même si tu te dissimules dans un lieu secret. Il existe un Œil qui voit ce que tu fais et une Oreille qui entend chaque mot que tu prononces. De plus, chacun de tes actes est consigné dans un livre.
Imagine que tu vives face au palais du roi. Combien tu verras à ne rien faire de déplaisant de crainte que le roi ne te voit de loin !
Nous savons que dans leur bateau les gens arrêtent de fumer lorsqu'ils passent devant le palais du sultan malgré la distance qui les sépare. Combien davantage doit-on veiller à observer la Torah lorsque l'on sait que Dieu nous observe constamment et connaît tous nos secrets !