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Nos maitres ont institué de réciter chaque jour des bénédictions afin de remercier Hachem pour le maintien et
l’entretien de l’œuvre de la création du monde, comme la bénédiction de « Pokeah’ Ivrim – qui redonne la vue aux aveugles » que nous récitons pour glorifier Hachem sur le sens de la
vue, et de même pour les autres Bénédictions du matin.
Il est enseigné dans la Guémara Bérah’ot (35a) :
« Il est interdit de tirer profit de ce monde, sans réciter de bénédiction (de bénédiction).Toute personne qui tire profit de ce monde sans réciter de bénédiction, porte atteinte aux saintes
propriétés du Ciel ».
Par conséquent, il est un devoir pour toute personne de réciter ces bénédictions chaque jour.
Les Birkottt Ha-Chah’ar commencent à Elo-haï Nechama, et se terminent par la fin de la bénédiction de GOMEL H’ASSADIM LEA’MO ISRAEL.
Il est expliqué dans les Techouvot Ha-Guéonim que les femmes sont elles aussi soumises à l’obligation de réciter les Birkottt Ha-Chah’ar, puisque cette obligation ne fait pas du tout partie de la
catégorie des Mitsvot Assé Chehazéman Guérama - Obligations dont l’accomplissement dépend d’un laps de temps, comme les Tefilin ou le Talit que nous ne pouvons mettre que lorsqu’il fait
jour, ou bien le devoir d’habiter dans la Souka, qui ne dure que 8 jours etc …, car les femmes sont exemptes de toutes ces obligations.
Mais les Birkottt Ha-Chah’ar sont des bénédictions de glorification d’Hachem.
Parmi les Birkottt Ha-Chah’ar, il y a une bénédiction qui se nomme « CHELO ‘ASSANI ICHA » (« qui ne m’a pas fait femme »). Nos maitres ont institués cette bénédiction car les
hommes ont le devoir de remercier Hachem pour leur avoir donné le mérite d’accomplir la majeure partie des Mitsvot de la Torah. Ce qui n’est pas le cas des femmes, puisqu’elles ne sont pas
soumises à une partie des Mistvot, car elles doivent remplir correctement leur vocation en accomplissant les Mitsvot auxquelles elles sont soumises, comme Chabbat, les bénédictions alimentaires,
ou autre. Elles doivent en particulier se montrer méticuleuses dans les Mitsvot propres à la femme, comme Nidda, H’ala, ou l’allumage des Nérott. S’il s’agit d’une femme mariée, elle doit aussi
motiver son mari à étudier la Torah, car c’est grâce à cela qu’elle lie son âme à l’immense mérite de l’étude de la Torah. Même si son mari montre de la paraisse dans son étude, la femme n’en a
pas moins un grand mérite. De même, la femme doit aussi éduquer ses enfants dans la Torah et les Mitsvot.
Il ne s’agit pas d’une distinction entre l’homme et la femme, car selon l’esprit de notre sainte Torah, la femme est très honorée, comme l’enseignent nos maitres, l’homme doit aimer son épouse
comme sa propre personne, et doit l’honorer plus que sa propre personne. Le cantique du Echett H’aïl qui a été dédiée à la femme qui craint Hachem, n’a pas son pareil dans le monde pour vanter
les mérites de la femme. Le fait que la Torah a exempté la femme de différentes Mitsvott auxquelles l’homme est soumis, relève d’une raison précise que seul Hachem connait. Chacun se doit
d’accepter les Mitsvot d’Hachem comme elles lui ont été données, et de remplir sa fonction dans le monde de façon correcte. Puisque personne au sein du peuple d’Israël ne peut se plaindre de ne
pas être Cohen ou Lévy, de même, les femmes qui n’ont pas été soumises à toutes les Mitsvott comme les hommes, relève de façon certaine d’une raison qui n’appartient qu’à Hachem comme nous
l’avons expliqué. Selon un esprit droit et juste, il n’est donc pas concevable d’exprimer un mécontentement sur ce point. Toute personne qui exprimerait son mécontentement sur ce point ne parle
pas avec intelligence.
C’est pour cela qu’au lieu de « CHELO ‘ASSANI ICHA », les femmes diront « CHE’ASSANI KIRTSONO » (qui m’a faite selon sa volonté), et en veillant à ne pas prononcer Chem
Oumalh’out (Elles diront BAROUH’ CHE’ASSANI KIRTSONO, et non pas BAROUH’ ATA A-D-O-N-A-Ï ELOHENOU MELEH’ HA’OLAM CHE’ASSANI KIRTSONO).
Par contre, elles récitent tout à fait normalement et avec Chem Oumalh’out (le nom d’Hachem), la Bénédiction de CHELO ‘ASSANI GOÎ, sous la formule féminine de CHELO ‘ASSANI GOYA, comme pour la
Bénédiction de CHELO ‘ASSANI ‘AVED, qu’elles changeront en CHELO ‘ASSANI CHIFH’A. Telle est la tradition.
Les Birkottt Ha-Torah sont différentes des Birkottt Ha-Chah’ar dont nous avons parlé plus haut.
En effet, les Birkottt Ha-Chah’ar ne sont pas dirigées vers une Mitsva particulière, mais viennent seulement exprimer une glorification et un remerciement à Hachem pour la création du monde et
son entretient.
Ce qui n’est pas le cas des Birkottt Ha-Torah, puisqu’elles sont dirigées vers l’obligation d’étudier la Torah.
Ce qui nous amène à une question :
Il est compréhensible que les femmes soient soumises à l’obligation de réciter les Birkottt Ha-Chah’ar, puisque ces bénédictions ne sont pas liées à l’accomplissement d’une obligation
quelconque.
Mais les Birkottt Ha-Torah, qui sont dirigées vers l’obligation d’étudier la Torah, puisque les femmes ne sont pas soumises à l’obligation d’étudier la Torah, elles devraient être exemptes de
réciter ces bénédictions, puisque nous savons que selon MARAN, une femme n’a pas le droit de réciter une bénédiction liée à une obligation de laquelle elle est exempte ?
Cependant, notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF Chlita écrit que les femmes doivent réciter les Birkotttt Ha-Torah, car elles sont soumises à l’étude des lois qui les concernent, comme les règles
relatives aux bénédictions, les règles relatives au Chabbat ou autre. C’est pour cela qu’elles récitent elles aussi les Birkotttt Ha-Torah, et elles peuvent dire le terme «
Vétsivanou » (il nous a ordonné d’étudier les paroles de la Torah), car elles doivent elles aussi étudier comme nous l’avons expliqué.
Dans la prochaine Halah’a, nous expliquerons, avec l’aide d’Hachem, un autre point qui découle de ce sujet : Le moment où l’on doit réciter les Birtkott Ha-Torah.