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268.Lois de Pourim: 1er partie

                                                    

           Lois de Pourim


 

1)Tous, homme et femme, sont astreints à la lecture de la méguila ;
mais les femmes, même si elles savent lire, écouterons un homme la lire ;
car on a jamais vu une femme lire elle-même la méguila.
Par conséquent, les hommes, bien qu'il lisent la méguila à la synagogue,
doivent la relire à la maison pour leurs épouses qui n'étaient pas à la synagogue
ainsi que pour les jeunes filles et les autres femmes ou le personnel domestique de la maison.
Celui qui a lu la méguila à la synagogue et qui la relie pour les femmes, ne fera pas la bénédiction, ni elle non plus.

2) Si celui qui lie la méguila est sourd, débile mental ou mineur, on ne s'est pas acquitté de son obligation en l'écoutant et il faut la relire en disant la bénédiction ; on le fera cependant sans bénédiction si on l'entend d'un sourd,
car certains pensent que si on l'entend d'un sourd, on s'est acquitté ; même chose s'il s'agit d'un mineur, car nombreux sont ceux qui pensent qu'on s'est acquitté, dès que ce mineur a l'âge d'être éduqué. Il en sera de même si on n'a entendu d'une femme et on la relira sans bénédiction.

3) Si on l'a lu tout en s'assoupissant, du moment qu'on ne sait pas vraiment endormi, on s'est acquitté. Mais si c'est celui qui écoute qui s'assoupit, il ne s'est pas acquitté. Il faut veiller à cela, car il arrive fréquemment qu'on s'assoupisse en écoutant.
D'ailleurs, a priori, si on voit que celui qui s'est plus ou moins assoupi en lisant certains versets, on les lui fait répéter, car ce n'est qu'a posteriori qu'on considère que celui qui a lu la méguila tout en étant vaguement endormi s'est acquitté, c'est-à-dire lorsqu'il a terminé de la lire tout entière.

4) Celui qui lie la méguila doit réciter les bénédictions debout, aussi bien au début qu'à la fin, même si la lit tout seul à la maison. Mais on n'a pas besoin
d'être debout pour la lire. C'est uniquement l'officiant qui doit rester debout, par considération pour la communauté.
    .Il faut entièrement la déroulée, et dire ensuite dire les bénédictions debout. Mais puisqu'on la déroule et que l'on fait les bénédictions debout, il faut qu'il y ait devant soi une petite table ou une chaise où poser a la méguila pour qu'elle ne traîne pas par terre.

5) Quelqu'un qui a oublié de dire "Chéhé'héyanou" doit réciter cette bénédiction au moment où il s'en souvient, s'il a déjà commencé à lire la méguila.
  Le Ben ich 'Hai a indiqué dans Miqavsteel que si l'on ne s'en aperçoit qu'après avoir dit les versets "asséreth bénei Haman" , on ne dira plus cette bénédiction
lorsqu'on s'en souvient, bien qu'on n'est pas terminé toute la méguila.

6) Si celui qui dit la méguila a omis des mots, on ne sait pas acquitter de son devoir, même si cela n'a pas changé le sens du texte. Quelqu'un dont la méguila n'est pas kasher, se taira et écoutera l'officiant.

7) Il faut veiller à lire les mots "weéth" qui accompagne les noms des dix fils de Haman, dans la méguila même. Car certains, du fait qu'il faut les lire très vite
pour le dire d'un seul trait, se trompent et disent ces "weéth" par coeur, ce qu'il faut éviter.

8) Le Yaabets écrit que son père tapait du pied et donner des coups de sandales chaque fois qu'on prononçait le nom de Haman pendant la lecture de la méguila.
Le Ben Ich 'Hai avait l'habitude de taper des pieds au premier Haman dans le verset (3,1) :" Après ces événements le roi Assuérus éleva Haman fils de Hamedatha l'Agaghite"..., ainsi qu'au dernier Haman dans le verset (9,24) :" Car Haman fils de Hamedatha l'Agaghite, oppresseur de tous les juifs, avait pensé, etc...".

9) Il est interdit de manger avant la lecture de la méguila. Si quelqu'un possède une méguila cachère dans laquelle il lit pour lui à la synagogue pendant que
l'officiant fait la lecture de la méguila pour la communauté et il ne veut pas être aquitter de la bénédiction par celle de l'officiant, il peut la lire pour lui-même s'il le désire, mais à voix basse comme l'a indiqué le Ben Ich Hai dans le Rav Péalim.


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