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Question :
Ces dernières années, des informations sont diffusées concernant des conversions au judaïsme de personnes qui ne sont pas considérées comme juives selon la Hala’ha, et nous entendons aussi de
vives critiques émises par d’autres Rabbanim à l’égard de ces conversions, prétendant qu’elles ne sont pas réalisées selon les exigences de la Hala’ha. Quels sont les différents arguments, et
qui a raison dans ce débat ?
Réponse :
Nos maîtres enseignent dans la Guémara Yébamot (46a) :
Celui qui désire se convertir ne peut le faire tant qu’il ne se fait pas circoncire et tant qu’il ne s’immerge pas dans le Mikvé.
Comme nous l’avons constaté au sujet de nos ancêtres, lorsqu’ils sont sortis de la catégorie des « Béné Noah’ » (les autres nations) et qu’ils se sont sanctifiés par les Mitsvot en
acceptant la Torah sur le mont Sinaï, en accueillant la Chéh’ina (la présence divine), ils ont pratiqué la circoncision et se sont immergés.
La conversion d’une femme se fait seulement par l’immersion dans le Mikvé.
Une conversion doit se faire en présence de 3 Dayanim (juges rabbiniques) valables, considérés comme un Beit Din, car il est dit dans la Torah (Bamidbar 15) :
« Un seul jugement sera pour vous ainsi que pour l’étranger (le converti) ».
Or, aucun jugement n’est rendu sans la présence de 3 Dayanim aptes à prononcer un jugement.
Lorsque la personne vient se convertir, nous lui disons ;
« Pour quelles motivations viens-tu te convertir ? Ne sais tu pas que le peuple d’Israël est de notre époque persécuté et détruit, et qu’il ne subit que des souffrances
? »
Si la personne répond : « Je le sais, mais je désire malgré tout me lier au peuple d’Israël. », on doit immédiatement l’accepter, et lui enseigner les principes de la
religion qui sont la Mitsva de reconnaitre l’unicité d’Hachem et l’interdiction de l’idolâtrie.
On lui enseigne aussi quelques Mitsvot « souples » et quelques Mitsvot « rigoureuses ».
On l’informe également de quelques châtiments sur la transgression de certaines Mitsvot, en lui disant :
« Avant ta démarche pour te convertir, si tu consommais de la graisse animale interdite, tu ne risquais aucunement le châtiment de Karèt ; si tu profanais le Chabbat, tu ne
risquais aucunement le châtiment de la strangulation. Maintenant, si tu consomme de la graisse animale interdite, tu méritera le châtiment de Karèt ; si tu profane le Chabbat, tu méritera
le châtiment de la strangulation. »
On l’informe aussi de la récompense des Mitsvot en lui disant que par l’accomplissement de ces Mitsvot, il méritera le Monde Futur. On lui dit également que le Monde Futur n’est réservé qu’aux
Tsaddikim (justes), c'est-à-dire le peuple d’Israël.
On lui dit aussi :
« Si tu vois le peuple d’Israël subir la souffrance dans ce monde ci, cette souffrance est en réalité une bonté pour eux, car ils ne peuvent pas recevoir que du bien dans ce monde ci,
comme le font les non juifs, par crainte qu’ils ne fassent preuve d’orgueil et qu’ils perdent leur récompense dans le Monde Futur en se laissent égarer. Hachem ne leur fait pas non plus subir
que des malheurs, afin qu’ils ne disparaissent pas, mais les nations disparaitront e Israël restera. »
On s’étend encore longuement avec lui sur ces sujets. S’il s’engage à accomplir la Torah, nous l’acceptons immédiatement, et on lui pratique la circoncision. Ensuite nous attendons le
temps nécessaire pour la cicatrisation complète, puis, nous lui faisons pratiquer une immersion valable, dans un Mikvé, en veillant à ce qu’il n’y ait pas la moindre crainte de séparation entre
le corps et l’eau. (On s’étend encore sur l’acceptation des Mitsvot pendant l’immersion, mais nous ne pouvons pas tout détailler ici).
Lorsque la personne se présente pour se convertir, nous vérifions les raisons de sa démarche.
Désire-t-il se convertir pour des raisons d’argent ? Ou bien pour obtenir du pouvoir ? Ou bien veut-il seulement se réfugier au sein du peuple d’Israël par peur ?
S’il s’agit d’un homme, nous vérifions si sa démarche n’est pas tout bonnement motivée par des sentiments envers une femme juive qu’il désire épouser. S’il s’agit d’une femme, nous vérifions si
sa démarche n’est pas motivée par des sentiments envers un homme juif avec lequel elle désire se marier.
Ce n’est que lorsqu’on n’a trouvé aucune raison extérieure à la volonté de se convertir, et seulement lorsqu’il est clair que les personnes viennent se convertir par pure croyance et par
volonté d’accomplir les Mitsvot de la Torah par amour, qu’on les accepte véritablement.
A partir de là, nous comprenons que si les Dayanim qui ont réalisé la conversion ne sont pas aptes à prononcer un jugement, la conversion n’a pas la moindre valeur.
Par conséquent, les personnes converties par le mouvement « libéral », par des « rabbins » réformés, la conversion n’a pas la moindre valeur. De même, si le non juif vient
se convertir pour une motivation autre que l’accomplissement des Mitsvot, une telle conversion n’a pas la moindre valeur. Si une femme juive doit épouser un tel homme dont la conversion est
douteuse, cette femme sera mariée à un non juif, et les enfants qui naîtront d’un tel mariage seront des non juifs aux yeux de la Torah.
C’est pourquoi, il faut être vigilent lorsqu’on entre en relation en vue de mariage avec des convertis ou des enfants de convertis, si la conversion a été réalisée dans des lieux douteux, il
faut mener une enquête par des gens religieusement dignes de confiance et compétents, afin de confirmer si oui ou non la conversion s’est faite selon les exigences de la Halah’a, car à notre
grand désarrois, dans de nombreux endroits dans le monde et même en Israël, nous trouvons des gens sois disant juifs qui sont en réalité de véritables non juifs.
Par conte, une personne convertie selon les exigences de la Halah’a, nous avons le devoir de l’aimer, et cette personne fait totalement partie de l’ensemble du saint peuple d’Israël.
Mais depuis des temps les plus reculés, nos ancêtres - qui sont les ancêtres de chacun et chacune d’entre nous - ont toujours sacrifiés leurs vies pour que leurs enfants ne se mélangent pas aux
non juifs et pour qu’ils ne sortent pas du peuple d’Israël. Aucune douleur n’est comparable à celle de celui dont la descendance a quitté le peuple d’Israël et est allé paitre dans les champs
étrangers. Dans le temps, on savait répondre avec exactitude à la question : qui est juif ? Le juif est celui que la sainte Torah elle-même défini comme tel.
Il est donc inconcevable qu’un quelconque écervelé vienne et prétende :
« Il me semble qu’aujourd’hui, toute personne qui sert dans l’armée de l’état d’Israël (Tsahal) et qui est prête à accepter quelques Mitsvot comme symboles, cette personne est
juive. »
Une personne qui tiendrait de tels propos serait vite la risée de tout le monde, car il n’y a pas d’accès au judaïsme sans passer par un véritable processus de conversion.
Par conséquent, il est établi officiellement que les conversions réalisées par le mouvement juif libéral n’a absolument pas la moindre valeur.
Un fait marquant illustre parfaitement notre sujet.
L’ex Grand Rabbin de France, le Rav Yossef H’aïm SITRUCK Chlita fut consulté au sujet d’une femme dont la mère avait été convertie au Maroc par un certain Beit Din. Après sa conversion, cette
femme eut une fille, puis émigra ensuite en France. Les membres du Beit Din des communautés Achkénazes de Paris eurent quelques réticences vis-à-vis de cette conversion. Dans le doute, ils
décidèrent qu’il fallait de nouveau procéder à la conversion de la mère et de la fille.
Bien des années plus tard, la fille grandit et connut un jeune homme Cohen. Or, selon la Halah’a, un Cohen n’est pas autorisé à se marier avec une femme convertie. Mais il peut épouser la fille
d’une convertie, à la condition que la conversion de la mère soit antérieure à la naissance de la fille.
C’est justement ce que la jeune fille affirma :
« Je ne suis pas une convertie, je ne suis que la fille d’une convertie, puisque ma mère fut convertie avant ma naissance. »
Mais le Rav SITRUCK pris en considération les doutes que le Beit Din de France vait eu quelques années auparavant au sujet de la conversion de la mère, et selon ces doutes, le Beit Din avait
pris la décision de convertir de nouveau la mère et la fille. Par conséquent, la fille serait elle aussi aujourd’hui une convertie, interdite à un Cohen.
La fille déclara au Rav SITRUCK que s’il ne lui autorisait pas à se marier avec le jeune homme Cohen, elle se tournerait vers un rabbin libéral qui célèbrera le mariage en se référant aux lois
que les rabbins libéraux ont inventés eux mêmes.
Le Rav SITRUCK décida de soumettre la question à un Beit Din d’Israël qui décidera de l’attitude à adopter.
Le Beit Din d’Israël pris en considération tous les aspects du problème, et décida qu’étant donné qu’ils ne possédaient aucune information particulière sur un disfonctionnement des conversions
réalisées au Maroc, il n’y avait donc pas à prendre en considération les craintes du Beit Din Achkénaze de Paris. On pouvait donc autoriser la jeune fille à épouser le jeune homme Cohen.
Mais pour plus de sureté, le Rav SITRUCK demanda à ce que l’on soumette la question à notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita.
Lorsqu’on soumis le problème à notre maître le Rav Chlita, il demanda immédiatement le nom du Rav qui dirigeait le Beit Din au Maroc lors de cette conversion. On lui indiqua le nom du Rav.
Notre maître le Rav Chlita déclara :
« Sachez que ce Rav est réputé pour être un renégat, et j’ai personnellement entendu au Beit Din de nombreux témoignages à son encontre. Selon ces témoignages, les femmes désirant se
convertir arrivent le soir et repartent le matin converties. Ce Rav est donc inaptes à prononcer un jugement, et ses conversions sont donc irrecevables. On ne peut donc pas autoriser cette
jeune fille à épouser un Cohen. »
Tout le monde fut stupéfait de la réponse de notre maître le Rav Chlita, réputé pour sa force de permission et qui ne se montre que très rarement rigoureux dans ses décisions. Qui plus est, une
décision Halah’ique avait déjà été prononcée sur ce sujet par un important Beit Din du pays. On montra justement à notre maître le Rav Chlita la décision Halah’ique du Beit Din, autorisant la
jeune fille à épouser le Cohen. Mais notre maître le Rav Chlita répondit que lorsqu’il occupait le poste de Grand Rabbin d’Israël, il transmit une information à tous les Baté Din du pays, dans
laquelle il déclarait que toutes les conversions réalisées par ce « Rav » n’avaient aucune valeur. Mais cette information fut oubliée avec le temps.
C’est pourquoi, il ne faut pas se fier à la décision du Beit Din. Il ne faut pas non plus attacher de l’importance aux menaces de cette jeune fille d’aller chez les libéraux, car toutes les
menaces ne modifieront en rien notre Torah, H’ass Vé-Chalom.
Nous avons transmis la réponse de notre maître au Rav SITRUCK qui l’observa dans la pratique.
A partir de tout cela, nous pouvons apprendre à quel point le domaine des conversions est grave, et à quel point il est interdit de se montrer souple dans ces questions. Qu’Hachem nous donne le mérite de nous sanctifier par Lui, afin que nous soyons distingués et sanctifiés par sa sainteté. Amen.