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Dans la précédent halakha, nous avons expliqué de façon générale le principe de rattraper une prière manquée (תפילת
תשלומין) selon lequel, lorsqu’on a oublié de prier l’une de prières quotidiennes, ou bien que l’on n’était pas en mesure de le faire, nous devons rattraper cette prière
immédiatement après avoir prié la prière suivante.
Par conséquent, si l’on a oublié de prier Chah’arit, on doit prier Minh’a, et immédiatement après avoir terminé, on prie de nouveau une ‘Amida en rattrapage de la prière de Chah’arit manquée.
Nous allons à présent traiter du cas d’une personne qui fait une erreur dans sa prière, de sorte qu’elle est maintenant tenue de prier de nouveau.
Par exemple, un jour de Roch H’odech, quelqu’un prie et oublie de dire le passage de « Ya’alé Vé-Yavo » dans la ‘Amida de Chah’arit. Selon le Din, on est tenu de prier de nouveau la
‘Amida dans un tel cas. Mais cette personne ne fait pas attention et oublie de recommencer la ‘Amida jusqu’après l’heure limite de la prière de Chah’arit.
En oubliant de mentionner « Ya’alé Vé-Yavo » dans la ‘Amida, cette personne a le même statut que quelqu’un qui n’a absolument pas prier puisqu’elle est tenue de prier de nouveau la
‘Amida. En oubliant aussi de recommencer la ‘Amida, cette personne est également tenue à présent de rattraper cette prière manquée.
Par conséquent, si l’on a oublié de mentionner « Ya’alé Vé-Yavo » dans la prière de Chah’arit (et que l’on n’a pas recommencé la ‘Amida avant l’heure limite de prière du matin)), on
doit dire 2 fois la ‘Amida de Minh’a (en mentionnant « Ya’alé Vé-Yavo » dans les 2 prières). Il en est de même lorsqu’on a oublié de demander la pluie (en hiver Bareh’ ‘Alenou), ou bien
qu’on a mentionné la demande des pluies en été, sans se rendre compte de l’erreur jusqu’au delà de l’heure limite de la prière, dans tous ces cas, nous sommes tenus de rattraper cette prière
manquée, au même titre que la personne qui a fait une erreur dans la ‘Amida et qui a donc le même statut qu’une personne qui n’a absolument pas prié.
Nous allons maintenant traiter du statut des femmes sur ce sujet.
Nous avons déjà expliqué dans le passé que selon le strict Din, l’usage des Séfarades n’impose pas aux femmes de prier 3 prières par jour mais seulement une seule.
Selon cela, si une femme à l’usage de prier chaque jour Chah’arit, et qu’elle oublie de mentionner « Ya’alé Vé-Yavo » un jour de Roch H’odech sans se rendre compte de son oublie
jusqu’après l’heure limite de la ‘Amida, cette femme est tenue de rattraper sa prière manquée en priant Minh’a l’après midi, en ajoutant ensuite une ‘Amida supplémentaire en rattrapage de
Chah’arit où elle n’a pas mentionné « Ya’alé Vé-Yavo ». Elle est donc tenue de prier exceptionnellement Minh’a, et une ‘Amida de plus en rattrapage de Chah’arit où elle n’a pas
mentionné « Ya’alé Vé-Yavo ».
Mais il reste matière à débattre dans le cas où une femme serait déjà quitte de son devoir de prier, par exemple s’il s’agit d’une femme qui a prié correctement un matin de Roch H’odesh en
mentionnant « Ya’alé Vé-Yavo », mais qui s’est exceptionnellement imposée de prier également Minh’a. Mais voilà qu’elle oublie « Ya’alé Vé-Yavo » dans la prière de Minh’a dont
elle était exempte et qu’elle s’est imposée à titre personnel, et ne se rend compte de son oublie qu’au-delà de l’heure limite de Minh’a.
Du fait que cette femme était en réalité quitte de son obligation de prier ce jour là, doit-elle malgré tout prier ‘Arvit et une ‘Amida supplémentaire pour rattraper Minh’a où elle n’a pas
mentionné « Ya’alé Vé-Yavo », ou bien est-elle exempte de cela ?
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita écrit que cette femme est tenue de recommencer sa prière selon l’institution de nos maîtres, car au sujet de la prière, le statut d’une femme est le même
que celui d’un homme sur tout point. Même si cette femme a prié correctement Chah’arit et s’est acquittée de son obligation de prier une seule prière par jour, puisqu’elle s’est imposée de prier
Minh’a en oubliant de mentionner « Ya’alé Vé-Yavo » ou la demande de la pluie, si elle se rend compte de son oublie en terminant sa prière, elle est tenue de recommencer sa prière de
Minh’a.
De même, si elle se rend compte de son oublie au-delà de l’heure limite de cette prière, elle est tenue de prier la prière suivante et une ‘Amida supplémentaire pour rattraper Minh’a où elle n’a
pas mentionné « Ya’alé Vé-Yavo » ou la demande des pluies. Par exemple, lorsqu’elle a prié Chah’arit en oubliant d’y mentionner « Ya’alé Vé-Yavo », et se rend compte de son
oublie après H’atsot (la moitié de la journée), elle est tenue de prier Minh’a au même titre qu’un homme, et ensuite une ‘Amida supplémentaire en rattrapage de Chah’arit où elle a oublié de
mentionner « Ya’alé Vé-Yavo ».
En conclusion :
Lorsqu’on a oublié de mentionner « Ya’alé Vé-Yavo » dans la ‘Amida du matin ou de l’après midi de Roch H’odech, ou bien que l’on a mentionné la demande des pluies en été, ou autre
exemple similaire, selon le Din on est tenu de recommencer la ‘Amida. Si l’on se rend compte de l’oubli ou de l’erreur au-delà de l’heure limite de la prière, on est tenu de rattraper cette
prière manquée. Par exemple, si l’on a oublié de mentionner « Ya’alé Vé-Yavo » lors de la prière de Chah’arit, et que l’heure limite passe, on doit prier Minh’a, et ensuite ajouter une
‘Amida supplémentaire pour rattraper Chah’arit qui n’a pas été priée correctement.
Il n’y a aucune différence entre les hommes et les femmes sur ce point.