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Question:
Quel est le procédé de Casherisation d’un ustensile utilisé avec du ‘Hameç durant l’année, et que l’on veut utiliser également pour Pessa’h ?
Réponse:
Il existe une règle selon laquelle un ustensile dans lequel on a cuit ou qui a contenu à chaud un aliment interdit, devient interdit à l’utilisation jusqu’à ce qu’il subisse un procédé de Casherisation.
Cette règle a pour raison le fait que lors de la cuisson, ou bien au moment où l’ustensile à contenu à chaud l’aliment interdit, celui-ci a transmit – du fait de la cuisson ou de la chaleur – son goût alimentaire dans les parois de l’ustensile. L’ustensile contient désormais en lui le goût alimentaire de l’aliment interdit. Or, selon la Torah la présence du goût alimentaire d’un aliment équivaut à la présence de l’aliment lui-même.
Cette règle s’appelle « Ta’am Ka-’Ikar ».
Cette règle prend sa source dans la Torah.
En effet, lorsque les Béné Israël partirent en guerre contre Midian (voir Bamidbar 31-23), ils ramenèrent un important butin constitué essentiellement de vaisselles en métal (or, argent, cuivre…).
El’azar le Cohen Gadol leur enseigna la règle suivante :
Tout chose qui passe par le feu, doit passer par le feu et deviendra pure, et toute chose qui ne passe pas par le feu, doit être passée par l’eau.
Rashi explique :
Doit passer par le feu. L’ustensile rejettera selon la façon avec laquelle il a été utilisé. S’il s’agit d’ustensiles utilisés avec des liquides chauds, ils devront être immergés dans de l’eau bouillante. S’il s’agit d’ustensiles utilisés directement sur le feu, comme des broches ou des grilles, ils devront être passés à la flamme.
Nos maîtres - dans la Guémara Pessa’him 74a - établissent à partir de là que le procédé de Casherisation de tout ustensile dépend de son utilisation, puisque nous avons un principe selon lequel, un ustensile « rejette comme il absorbe » (Kebol’o, Ka’h Polto).
Par conséquent, un ustensile dans lequel on a fait cuire du ’Hameç au moyen d’un liquide - comme une marmite ou une casserole sur le feu - doit être Casherisé par Hag’ala, c'est-à-dire, être immergé à l’intérieur d’un ustensile qui se trouve sur le feu, et qui est remplie d’eau bouillante. Il faut impérativement que l’eau bouillante dans laquelle on va immerger l’ustensile à Casheriser, soit celle qui se trouve à l’intérieur du Keli Rishon (dans une marmite qui se trouve sur le feu).
(C'est-à-dire : Il faut immerger l’ustensile à Casheriser, exclusivement dans un ustensile contenant de l’eau bouillante et qui se trouve encore sur le feu, et non dans de l’eau qui a bouilli sur le feu et qui a été ensuite transvidée dans un autre ustensile, car ce nouvelle ustensile s’appelle « Keli Sheni ». Or, l’eau bouillante qui se trouve dans un Keli Sheni, n’a pas l’intensité de chaleur suffisante pour causer le rejet de se qui est absorbé dans les parois de l’ustensile à Casheriser.)
il est expliqué dans la Guémara Pessa’him (30b) et tranché dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 451-3) que les couteaux, cuillères et autres couverts, peuvent être Casherisés en les immergeant dans un ustensile d’eau bouillante, même si l’ustensile n’est plus sur le feu (Kéli Shéni).
On peut donc les Cashériser en les immergeant dans l’eau bouillante de la bouilloire électrique (Koumkoum) par exemple (en veillant à la débrancher auparavant pour ne pas risquer une électrocution, ‘Hass Vé-Shalom !!), en trempant d’abord un côté du couteau, et ensuite l’autre côté.
Si le manche du couteau est fixé avec des clous, cela fait l’objet d’une Ma’hloket (divergence d’opinion Hala’hique) parmi les Poskim (décisionnaires) :
Selon le BA’H (Baït ‘Hadash), le couteau n’est pas Cashérisable
Selon le ‘Hok Ya’akov (note 15), il faudra le nettoyer soigneusement en le frottant avec des détergents, et ensuite l’immerger dans l’eau de la Hag’ala.
Le Gaon Rabbi ‘Abdellah SOME’H fait remarquer dans son livre Ziv’hé Tsedek (chap.121 note 37) que puisque de nos jours, les ignorants sont nombreux, il ne faut pas enseigner cette autorisation, par crainte qu’ils ne nettoient pas le manche du couteau soigneusement.
C’est pourquoi notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita – dans son livre ‘Hazon Ovadia – Pessa’h (édition 5763 page 137) – conseille dans ce cas d’avoir un couteau réservé à Pessa’h.
De nombreux Rishonim (décisionnaires de l’époque médiévale) citent les propos de nos maîtres dans le Sifré, qui nous enseignent qu’avant de Casheriser par Hag’ala (immersion dans l’eau bouillante), il faut veiller à nettoyer correctement l’ustensile à Cashériser de toute trace de saleté ou de rouille.
MARAN tranche dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 451-4) que les broches et les grilles que l’on utilise directement avec le feu, sans la présence du moindre liquide, nécessitent une Casherisation par Liboun, c'est-à-dire, un passage au feu jusqu’à produire des étincelles, ce qui correspond au stade où le métal devient rouge.
Le Maguen Avraham (note 21) ajoute qu’il en est de même pour les plateaux du four (le statut du four sera expliqué ultérieurement) dans lesquels on fait cuire du pain ou des gâteaux, durant toute l’année. La Casherisation de ces plateaux ne peut se faire que par Liboun total, c'est-à-dire, jusqu’à produire des étincelles.
Mais généralement, les plateaux ne sont pas assez résistants pour supporter ce genre de traitement, et c’est pourquoi, il faut acheter des plateaux spécialement pour Pessa’h.
Concernant un moule à gâteaux, il y a divergence parmi les décisionnaires :
Selon l’opinion du Péri ‘Hadash et du Gaon Rabbi Zalman, le moule à gâteaux nécessite lui aussi une Cashérisation par Liboun (passage à la flamme jusqu’à rougissement), même si on utilise aussi de l’huile dans le moule pour confectionner le gâteau, et ce mode d’utilisation correspondrait plutôt au mode de Cashérisation par Hag’ala puisqu’il fait appel à un liquide (l’huile). Cependant, les broches et autres grilles sur lesquelles on fait de la grillade avec du ‘Hameç nécessitent une Cashérisation par Liboun et non par Hag’ala, bien que l’on mette aussi de l’huile sous la grillade. Il en est donc de même pour le moule à gâteaux.
Mais selon l’opinion du Shoul’han Gavoha (sur O.H 451 note 31), le moule à gâteau nécessite seulement une Cashérisation par immersion dans la Hag’ala, puisqu’on l’utilise avec de l’huile. Il atteste que tel est l’usage répandu et qu’il n’a jamais vu qui que ce soit – même parmi les plus scrupuleux – qui les Cashérise par Liboun.
Le ‘Hessed Lé-Alafim (dans une Tshouva) réfute les propos du Shoul’han Gavoha sur ce point en prétextant que s’il en était ainsi, les décisionnaires n’auraient pas gardé le silence sur ce point.
Mais le Shou’t Tiféret Adam (sect. O.H chap.16) soutient l’opinion du Shoul’han Gavoha grâce aux propos du RASHBA dans une Tshouva où il atteste que le statut d’un moule à gâteaux est le même que celui d’une poêle à frire (dont le mode de Cashérisation est la Hag’ala, comme nous le développerons plus tard avec l’aide d’Hashem).
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita tranche dans son livre ‘Hazon Ovadia – Pessa’h (édition 5763 page 134) que l’on peut adopter la souplesse et autoriser la Cashérisation des moules à gâteaux par Ha’gala, en raison d’un Safek Sefeka (un double doute) :
En raison de ce Safek Sefeka, notre maître tranche que les personnes qui s’autorisent la Cashérisation de moules à gâteaux par Hag’ala, ont sur qui s’appuyer.
Par contre, une marmite dans laquelle on cuit du ‘Hameç avec un liquide, cette marmite est tout à fait Casherisable par immersion dans de l’eau bouillante (Hag’ala).
La grille qui se trouve au dessus des feux de la gazinière, doit être nettoyée et immergée dans de l’eau bouillante.
Si l’on a déversé de l’eau bouillante sur la grille de la gazinière, elle est Cashère Le-Pessa’h.
Il est vrai que le RAMA tranche (O.H 451-4) que la grille doit être passée au Liboun (la flamme), et que le Maguen Avraham explique que parfois le jus du plat coule sur la grille, malgré tout, d’autres Poskim comme le Gaon Ya’abeç – dans son livre Mor Ou-Kçi’a (page 46 colonne 4) – ou le Maamar Morde’haï (note 11) réfutent les propos du RAMA sur ce point, et selon eux, il suffit de déverser de l’eau bouillante sur la grille pour qu’elle devienne Cashère Le-Pessa’h.
Nous avons déjà précisé que le procédé de Casherisation de l’ustensile, correspond à son mode d’utilisation.
Des assiettes ou des plats (en métal ou en plastique) qui ont contenus du ‘Hameç à chaud, qui n’ont jamais servis comme Keli Rishon (le Keli Rishon est l’ustensile qui cuit l’aliment sur le feu), mais seulement comme Keli Sheni, puisqu’on y a seulement transvidé le contenu du Keli Rishon (exemple : on a fait cuire des pâtes dans une marmite. La marmite s’appelle « Keli Rishon », car c’est elle qui a contenu l’aliment durant la cuisson sur le feu. Si l’on transvide ensuite ces pâtes dans un plat en inox, ce plat s’appelle « Keli Sheni »), le procédé de Casherisation d’un Keli Sheni respecte son mode d’utilisation, et il suffira donc de déverser de l’eau bouillante provenant du Keli Rishon, sur le plat en inox de notre exemple (on peut le faire à partir de l’eau que l’on fait bouillir avec le Koukum). Un Keli Sheni est à fortiori Casherisable par immersion (Hag’ala) dans un Keli Rishon qui se trouve sur le feu.
Il est vrai que ce Din fait l’objet d’une Ma’hloket (divergence d’opinion Hala’hique) puisque selon le Peri ‘Hadash (sur O.H 451-5) il faut immerger dans l’eau de la Hag’ala dans le Keli Rishon, tout ustensile que l’on a utilisé en y déversant le contenu du Keli RIshon. L’opinion du Peri ‘Hadash est fondée sur celle de nombreux autres Rishonim (décisionnaires de l’époque médiévale) – comme le RAVEYA (sur Pessa’him chap.464 page 81), les Tossafot (sur Avoda Zara 74b), le Morde’hi (sur le chapitre « Kol Sha’a » chap.574), le Or Zaroua’ (tome 2 page 58 colonne 2) et d’autres…
Le RAMA tranche selon cette opinion à 2 endroits différents de son livre Darké Moshé : dans les Hala’hot relatives à Pessa’h (O.H 451), et dans les Hala’hot relatives aux mélanges alimentaires (Y.D 121 note 7).
Mais selon le RIF et le ROSH (sur le chapitre « Kol Sha’a »), ainsi que le Ba’al Hala’hot Guedolot (fin des Hala’hot relatives à Pessa’h), Rabbi Iç’hak IBN GIAT dans son livre Mea Shea’rim (tome 2 fin de la page 88) et d’autres…, des assiettes ou des plats (en métal ou en plastique) dans lesquels on a seulement transvidé le contenu du Keli Rishon, il suffira de déverser de l’eau bouillante provenant du Keli Rishon, sur ces plats ou assiettes.
C’est donc ainsi que MARAN tranche dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 451-5).
Les Poskim débattent sur le procédé de Casherisation d’une poêle à frire, dans laquelle on a frit du ‘Hameç avec de l’huile.
A-t-elle le statut d’une marmite ou d’une casserole dans laquelle on fait cuire des aliments ‘Hameç, et qu’il suffit de Casheriser par Hag’ala (immersion dans de l’eau bouillante, encore sur le feu), ou bien étant donné qu’on n’utilise pas beaucoup de liquide pour la friture (juste un peu d’huile), son statut serai celui d’une broche à rôtir, qu’il faut passer à la flamme (Liboun) ?
Selon le RAVEYA (chapitre 464 page 87), le ROSH (sur le chapitre « Kol Sha’a » section 7) et le Morde’hi (chap.577), il est suffisant de Casheriser cette poêle à frire, par Hag’ala.
Telle est également la décision Hala’hic de MARAN dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 451-11).
Mais selon Rabbenou Yoël (le père du RAVEYA), le RASHBA – dans son livre Torat Ha-Baït (Baït 4 Sha’ar 4) - et d’autres, une poêle à frire doit être Cashérisée par Liboun.
Il est vrai que concernant une poêle à frire qui a servit à frire des aliments interdits (non Casher), MARAN exige dans ce cas un Liboun pour rendre cette poêle Casher, comme nous le voyons dans le Shoul’han ‘Arou’h (Y.D 121-4).
Toutefois, concernant une poêle à frire qui a frit du ‘Hameç, MARAN exprime une expression plus souple puisqu’il n’exige qu’une immersion dans l’eau de la Hag’ala. Ceci en raison du fait que dans le cas d’une poêle « ‘Hameç », nous joignons l’opinion des nombreux Rishonim selon lesquels l’absorption de ‘Hameç par un ustensile est considérée comme l’absorption d’un aliment permis (le ‘Hameç est autorisé toute l’année, et n’est interdit que durant Pessa’h, alors que les autres interdits alimentaires sont interdits toute l’année). Cette opinion entraîne un mode de Casherisation plus souple.
Cependant, le RAMA (sur O.’H chap.451 parag.11) tranche qu’il faut Casheriser la poêle à frire par Liboun.
Par conséquent, selon la tradition des Sefaradim, il est suffisant de Casheriser cette poêle à frire, par Hag’ala, mais selon la tradition des Ashkenazim, il faut la Casheriser par Liboun (passage à la flamme).
Cependant, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita précise, à partir des propres paroles du RAMA que même selon la tradition des Ashkenazim, il n’est pas nécessaire dans ce cas là, de procéder à un Liboun total de la poêle, en allant jusqu’à rougir la poêle. Il suffit de procéder à un Liboun « léger », de sorte d’atteindre simplement un niveau de chaleur tel, que si l’on place un brin de paille sur la paroi extérieure, la paille brûlera.
Tout ustensile qui a contenu du ‘Hameç à froid, comme un ustensile en argent ou en or, ou bien le frigidaire ou le congélateur, et que l’on veut utiliser pour Pessa‘h, ne nécessite aucune Casherisation , et il est suffisant de le nettoyer correctement.
Il est rapporté dans la Guémara Pessa’him (30b) et tranché dans le Shoul’an ‘Arou’h (O.H 451-1) que les ustensiles en terre (qui ont contenus le ‘Hameç à chaud), n’ont aucun moyen de Casherisation, même si on les passe à la flamme (Liboun), ils restent interdits à l’utilisation, en raison du fait qu’un ustensile en terre absorbe mais ne rejette pas, comme la Torah nous l’apprend (voir Vaykra 6-21). Il faut donc enfermer les ustensiles en terre (qui ont contenus le ‘Hameç à chaud) pendant toute le durée de la fête de Pessa’h.
Les ustensiles en porcelaines qui ont contenus du ‘Hameç à chaud, ont le même statut que les ustensiles en terre, qui n’ont aucun moyen de casherisation, même selon la tradition des Sefaradim.
Les ustensiles en verre (de même pour le Pyrex ou le Duralex) qui ont contenus du ‘Hameç (même à chaud), et que l’on veut utiliser pour Pessa’h, ne nécessitent aucune Cashérisation, et selon l’opinion de MARAN, l’auteur du Shoul’han ‘Arou’h (O’H chap.451 parag.25), il est suffisant de les rincer correctement.
Cependant, les Ashkenazim, conformément à l’opinion du RAMA, considèrent les ustensiles en verre comme les ustensiles en terre ou en porcelaine.
Il faut s’efforcer au maximum d’effectuer les diverses Casherisations, seulement après avoir laissé les ustensiles au repos, sans les utiliser pendant au moins 24 heures (pour que le goût ‘Hameç contenu dans les parois des ustensiles, soit détérioré – Ta’am Pagoum).
Il est permis de Casheriser (par Hag’ala – immersion dans l’eau bouillante) des ustensiles viandes et des ustensiles laits les uns après les autres, dans le même grand ustensile.
Conclusion:
Selon la règle, le procédé de Casherisation d’un ustensile, dépend de son mode d’utilisation (« Kebol’o, Ka’h Polto »).
Un ustensile dans lequel on a fait cuire du ’Hameç au moyen d’un liquide - comme une marmite ou une casserole sur le feu - doit être Casherisé par Hag’ala, c'est-à-dire, être immergé à l’intérieur d’un ustensile qui se trouve sur le feu, et qui est remplie d’eau qui est arrivée à ébullition.
Si le ‘Hameç a cuit dans un ustensile directement par le feu, sans la présence du moindre liquide (le procédé de la grillade), l’ustensile doit être Cashérisé par Liboun, c'est-à-dire, passé au feu jusqu’à devenir rouge.
Il est important de nettoyer correctement les ustensiles avant de les Casheriser par Hag’ala.
Des couteaux, cuillères et autres couverts, peuvent être Casherisés par Hag’ala, même si l’ustensile de la Hag’ala ne trouve plus sur le feu mais que l’eau est encore bouillante. Si le manche du couteau est fixé avec des clous, il faudra le nettoyer soigneusement en le frottant avec des détergents, et ensuite l’immerger dans l’eau de la Hag’ala. Il est conseillé dans ce cas d’avoir un couteau réservé à Pessa’h.
Les broches, les grilles, ou les plateaux de four (le statut du four sera expliqué ultérieurement) qui cuisent directement le ‘Hameç sans la présence du moindre liquide, nécessitent une Casherisation par Liboun. Mais généralement, les plateaux ne sont pas assez résistants pour supporter ce genre de traitement, et c’est pourquoi, il faut acheter des plateaux spécialement pour Pessa’h.
Un moule à gâteaux peut être Cashérisé par Hag’ala.
La grille qui se trouve au dessus des feux de la gazinière, doit être nettoyée et Cashérisée par Hag’ala. Si l’on a déversé de l’eau bouillante sur la grille de la gazinière, elle est Cashère Le-Pessa’h.
Tous les types d’ustensiles sont Casherisables pour Pessa’h, excepté les ustensiles en terre ou en porcelaine dans lesquels on a placé du ‘Hameç à chaud, et pour lesquels il n’existe aucun moyen de Casherisation.
Des assiettes ou des plats (en métal ou en plastique) dans lesquels on a seulement transvidé le contenu ‘Hameç chaud du Keli Rishon (ustensile qui a cuit l’aliment sur le feu), il suffira de déverser de l’eau bouillante provenant d’un Keli Rishon, sur ces plats ou assiettes.
Selon la tradition des Sefaradim, il est suffisant de Casheriser la poêle à frire, par Hag’ala, mais selon la tradition des Ashkenazim, il faut la Casheriser par Liboun (passage à la flamme).
Les ustensiles en verre qui ont contenus du ‘Hameç (même à chaud), et que l’on veut utiliser pour Pessa’h, ne nécessitent aucune Casherisation selon la tradition Séfarade. Il est suffisant de les rincer correctement, et ils sont utilisables à Pessa’h.
Selon la tradition des Ashkenazim, s’ils sont contenus du ‘Hameç à chaud, ils ne sont pas Cashérisables. S’ils ont contenus le ‘Hameç à froid, ils nécessitent une immersion dans de l’eau froid 3 fois 24 heures en changeant l’eau toutes les 24 heures.
Tout ustensile qui a contenu du ‘Hameç à froid, et que l’on veut utiliser pour Pessa‘h, ne nécessite aucune casherisation, et il est suffisant de le nettoyer correctement.
Si l’ustensile à contenu du ‘Hameç à froid mais pendant 24h, il faut immerger (ou remplir) l’ustensile d’eau froide pendant 3 fois 24h, en changeant l’eau toutes les 24h.
Il faut s’efforcer au maximum d’effectuer les diverses Casherisations seulement après avoir laissé les ustensiles au repos, sans avoir les utiliser pendant au moins 24 heures.
Il est permis de Casheriser (par Hag’ala – immersion dans l’eau bouillante) des ustensiles viandes et des ustensiles laits les uns après les autres, dans le même grand ustensile.