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Quelques réflexions sur
‘Hanoucca N°2
Cette semaine, pendant les jours de ‘Hanoucca,
je vous propose ב''ה quelques exposés de Moussar sur la fête de ‘Hanoucca
Aujourd’hui
« ‘HanouCCa : la fête du ‘Hinoukh (éducation) »
L’objectif des grecs n’était pas d’hotter toute liberté physique à Israël, mais seulement de les asservir intellectuellement.
Nos maitres enseignent dans le Midrash Rabba (Béréshit Rabba 2-4) :
Les grecs ordonnèrent à Israël : « Ecrivez sur la corne du taureau que vous n’avez plus d’appartenance en le D. d’Israël. »
Que signifie la « corne du taureau » ?
De plus, n’aurait-il pas été plus logique de leur imposer d’écrire de tels propos blasphématoires sur le rideau (פרוכת ) du Beit Ha-Mikdash, qui correspond plus à un symbole de foi que la corne d’un taureau ?
Dans son livre Kol Yéhouda, le Gaon Rabbi Yéhouda SADKA z.ts.l cite les propos du Gaon Rabbi Shabtaï YOUDLEWITZ z.ts.l, et il répond de la façon suivante :
La royauté grec désirait déraciner essentiellement la foi parmi la jeunesse qui symbolise la force, à l’instar du taureau qui symbolise lui aussi la force.
Les grecs visaient l’objectif de faire déclarer aux jeunes :
« C’est ma force et la puissance de mon bras qui me font exister !!! »
L’objectif des grecs était de mener Israël au blasphème de façon totalement gratuite, sans en retirer la moindre satisfaction, comme le taureau qui – lorsqu’il encorne – ne retire aucune satisfaction.
C’est pour cette raison que les grecs choisirent la corne du taureau et non sa patte ou une autre partie de son anatomie.
D’autres commentateurs expliquent qu’à cette époque, en guise de biberons, on se servait de cornes de taureau pour donner le lait aux nourrissons.
Les grecs voulaient donc introduire le rejet d’Hashem et de sa Torah, ainsi que le blasphème au sein d’Israël dès leur plus jeune âge !!
Nous pouvons constater à quel point nous nous devons d’être vigilants et préserver nos enfants dès leur plus tendre enfance de toute influence non juive, ou de tout élément pouvant nuire à leur évolution spirituelle.
Le monde extérieur - qui est encore celui des grecs - ne s’attaque qu’à nos enfants, et chaque jour de façon plus violente !
Il est capital pour tout parent juif qui se respecte de veiller à surveiller tout se qui pénètre l’univers de son enfant, et de savoir nettoyer son environnement de toute souillure grec du monde qui nous entoure.
Le Kol Yéhouda commente encore :
Nous disons lors de l’allumage des Nérott ‘Hanoucca :
« Ha-Nérott Hallalou Kodesh Hen, Wé-en Lanou Réshoutt Lé-Hishtamesh Ba-Hen, Ella Lir’otan Bilvad… »
(« Ces lumière sont sacrées, et nous n’avons pas le droit de les utiliser, mais seulement de les contempler… »)
Les Nérott ‘Hanoucca symbolisent les enfants.
L’homme doit savoir que ses enfants sont sacrés !
Il lui est interdit de « les utiliser » en leur imposant de études profanes qui ne sont pas toujours justifiées ou désirées par l’enfant lui-même, ou en les plaçant dans le monde du travail, par simple satisfaction personnelle, car un tel comportement risquerait de leur faire perdre le judaïsme.
Si l’on doit les envoyer dans un contexte profane, il faut auparavant les protéger, les immuniser contre tous les virus de la société « grec » dans laquelle nous vivons !!!
Il n’existe qu’un seul vaccin efficace pour éradiquer ces virus :
L’étude de la Torah.
Des parents juifs dignes de ce nom se doivent de protéger leur enfant par l’étude quotidienne et régulière de la Torah.
Ce n’est qu’ainsi que l’on peut espérer résister contre l’hellénisme qui règne encore en maitre dans notre société.
Comme nous l’avons vu, la protection commence très tôt, lorsque l’enfant est encore un bébé, si ce n’est dès la grossesse !
En effet, Rabbenou Ovadia Mi-Barténoura enseigne dans son commentaire sur les Pirké Avot (chap.2 Mishna 8) que pendant sa grossesse, la mère de Rabbi Yéhoshoua’ allait dans tous les lieux d’étude de la ville et demandait :
« De grâce, priez pour le bébé qui est dans mon ventre, afin qu’il soit un ‘Ha’ham ! » A partir de sa naissance, elle ne sortit plus le berceau de son fils de la Maison d’Etude, afin que ses oreilles ne captent que des paroles de Torah !!
A l’instar des Nérott ‘Hanoucca, nos enfants sont donc sacrés, nous n’avons le droit que de les « contempler » dans leur évolution spirituelle !!
Histoire
On raconte qu’on envoya un jour un émissaire de la ville de Jérusalem en Italie afin de récolter des fonds pour la communauté juive de Jérusalem qui vivait dans la misère et la précarité.
Cet émissaire faisait partie des hauts dignitaires de Jérusalem.
Il débarqua en Italie un vendredi après midi, sans la moindre adresse où se rendre pour Shabbat. Il leva les yeux au ciel et pria :
« De grâce, Maitre du monde ! Comment vais-je recevoir dignement le Shabbat ! Envoi moi une personne qui puisse me guider sur la bonne voie, et qui me propose son hospitalité pour le Shabbat ! »
L’émissaire n’eut pas le temps d’achever sa prière, qu’un prestigieux carrosse arriva.
Le passager du carrosse – qui était un juif très riche – fit arrêter son carrosse et invita l’émissaire pour le Shabbat.
Lorsqu’ils arrivèrent à la demeure du riche, l’émissaire fut stupéfait de voir la somptueuse maison de son hôte, les riches objets et les précieux bijoux qui ornaient les recoins.
Parmi les meubles, l’émissaire aperçut un argentier très finement conçut.
Mais à l’intérieur de cet argentier se trouvait une bouteille brisée qui contenait de l’huile. L’émissaire s’étonna et se dit : « Que peut bien faire une bouteille brisée dans un meuble si prestigieux?! »
Lors du repas de vendredi soir, lorsque tout le monde mangeaient, buvaient et chantaient les chants de Shabbat, l’hôte constata que son invité était triste et tendu. Il lui en demanda la raison.
L’émissaire répondit : « Je voudrais savoir au sujet de la bouteille… »
L’hôte fut saisit d’émotion et dit à son invité :
« Puisque tu es un important émissaire de Jérusalem, je vais te raconter.
Dans le passé, j’habitais la ville d’Amsterdam avec mes parents. Mon grand père paternel possédait un magasin ici en Italie. Lorsque mon grand père fut trop vieux pour continuer à travailler, mon père m’envoya en Italie pour aider mon grand père à diriger le magasin. J’ai commencé à travailler et quelques temps plus tard, mon grand père décéda. Je suis devenu l’héritier du magasin.
Progressivement, les affaires se développaient et ma spiritualité déclinait. J’ai commencé par abandonner la prière de Min’ha sous prétexte que j’étais trop occupé à travailler pour m’interrompre. Puis, j’ai abandonné les autres prières quotidiennes, puis, le Shabbat et toutes les autres Miçwot. Je suis devenu un véritable Goï, mais j’avais toujours des crises de conscience puisque je connaissais la vérité et je savais que j’allais un jour rendre des comptes devant le Maitre du Monde.
Un vendredi, pendant la fête de ‘Hanoucca, je marchais dans la rue lorsque tout à coup, j’aperçus un enfant qui pleurait à chaudes larmes. Je me suis approché de lui et je lui demandais pourquoi il pleurait. L’enfant me raconta que son père était très pauvre et qu’il avait économisé pièce par pièce la somme nécessaire pour acheter l’huile, pour les Nérott ‘Hanoucca. Le père avait confié l’argent à l’enfant afin qu’il aille lui acheter l’huile, mais il l’avait aussi mis en garde de ne pas trainer avec ses camarades dans les rues, de peur que la bouteille d’huile ne se brise.
« Mais voilà – poursuit l’enfant – lorsque j’ai acheté la bouteille d’huile, j’ai glissé sur une épluchure de fruit et la bouteille est tombée et s’est brisée. Comment puis-je me présenter devant mon père sans l’huile ?!! »
En écoutant l’histoire, je fus rempli de pitié pour cet enfant. Je lui ai donné la somme d’argent nécessaire pour acheter une autre bouteille d’huile, et je pris la bouteille brisée et la plaça dans mon argentier. Je me suis souvenu qu’il est écrit dans la Torah (dans la Parasha de Vaygash) : « Comment puis-je monté chez mon père sans le jeune homme… » (C’est Yéhouda qui déclare devant Yossef – vice roi d’Egypte – qu’il ne peut revenir chez Ya’akov sans Binyamin, accusé de vol. Voir le début de la Parasha.), et je me suis dis : « Comment puis je moi aussi me présenter devant Hashem mon père après 120 ans, sans la Torah et les Miçwot, sans avoir inculqué une éducation religieuse à mes enfants ?! J’ai entamé ce jour là un processus de repentir sincère vers Hashem, et c’est pour cela que je garde cette bouteille dans mon argentier, puisqu’elle m’a poussé à faire Téshouva. »
‘Hanoucca Saméya’h