Overblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Bienvenue sur le site de halakha créé par Rubben Salfati. Vous pouvez consulter des halakhotes et les imprimer gratuitement Un jour une halakha( devise du site). Ce site est mis a jour chaque jour avec une halakha. Vous pouvez me contacter a l'adresse suivant: rubbensalfati@gmail.com

Publicité

446.Parasha Tolédot - L’éducation: depuis le plus jeune âge si l’on ne veut pas de surprises !!

Iç’hak Avinou a pris Rivka pour épouse.

Rivka est stérile. Ils se mettent tous les deux à prier, et Hashem exauce Iç’hak.

 

Comme les enfants se heurtaient dans son sein, elle dit : « Si cela est ainsi, à quoi suis-je destinée ! » Et elle alla consulter Hashem. Hashem lui dit : « Deux nations sont dans ton sein et deux peuples se sépareront de tes entrailles ; un peuple sera plus puissant que l’autre et l’aîné obéira au plus jeune. » (Béréshit 25-22, 23)

 

Rashi :

Se heurtaient. Nos maîtres expliquent que le mot a le sens de « courir ». Quand elle passait devant les « portes de Tora » de Shem et de ‘Evèr, Ya‘akov se mettait à courir et « heurtait » pour sortir. Et lorsqu’elle passait devant les « portes de l’idolâtrie », c’est ‘Essaw qui se mettait à courir et « heurtait » pour sortir (Beréshit Rabba 63, 6).

 

Le Gaon et çaddik Rabbi Shalom SHWADRON z.ts.l fait remarquer à travers ce verset que la perversion de ’Essaw existait déjà à la source de sa création.

C’est aussi ce que l’on constate dans la suite du verset : « … deux peuples se sépareront de tes entrailles … » Depuis tes entrailles, ils se sépareront, l’un vers sa perversion, l’autre vers sa droiture (Rashi).

Ceci indique que ‘Essaw était un Rasha’ depuis sa naissance.


 

Pourtant, quelques versets plus loin, le texte dit :

Les enfants grandirent. Éssav devint un habile chasseur, un homme des champs, tandis que Ya’akov, homme inoffensif, vécut sous la tente.

Et Rashi explique ce verset : Les enfants grandirent. Aussi longtemps qu’ils étaient petits, on ne pouvait pas les reconnaître à leur conduite, personne ne prenait garde à leur caractère. Arrivés à l’âge de treize ans, l’un s’est dirigé vers les écoles et l’autre vers l’idolâtrie (Beréshit Rabba 63, 10).

 

Cela signifie que la perversion de ‘Essaw n’était pas distincte de l’extérieur, mais en réalité, ‘Essaw était un Rasha’ depuis sa naissance.

 Cependant, nous trouvons malgré tout une contradiction parmi les enseignements de nos maitres, avec ce que nous venons d’apprendre :

 

Il est écrit :" Le grand homme parmi les géants." (Yéhoshoua’ 14-15) 

Nos maitres commentent : « (L’) homme ». Il s’agit d’Adam Ha-Rishon (le premier homme). « Grand ». Il s’agit des patriarches Avraham, ç’hak et Ya’akov qui ont tous les 3 été qualifiés de grands. … Ya’akov pour qui le texte dit : « Les enfants grandirent … » ‘Essaw est inclus dans cette grandeur, mais il dégrada ses actes et humilia le droit d’ainesse et de ce fait, devint petit … (Yalkout Shim’oni sur Yéhoshoua 14)

  

  

Nous constatons que le titre de « grand » conféré aux saint patriarches a été aussi attribué à ‘Essaw. On a même mis - dans un premier temps - à égalité le niveau de ‘Essaw et le niveau des patriarches, si ce n’est que ‘Essaw a par la suite dégradé ses actes et se diminua.

 

Comment comprendre ces 2 enseignements de nos maitres :

D’une part, ‘Essaw est un Rasha’ depuis le ventre de sa mère, et il n’hésite pas à bousculer pour sortir vers l’idolâtrie.


D’autre part, durant ses 13 premières années, il est qualifiable de « grand », titre conféré par nos maitres aux saints patriarches Avraham, Its’hak et Ya’akov.

 

Comment ces 2 enseignements de nos maitres peuvent-ils s’accorder ?

 

Nous devons dire qu’en réalité, jusqu’à l’âge de 13 ans, ‘Essaw était réellement aussi « grand » que Ya’akov, et même l’égal de n’importe quel patriarche, mais il était aussi et malgré tout un « Rasha’ en potentiel ».


Ses instincts étaient déjà mauvais depuis la naissance, et il possédait déjà toutes les propriétés de ‘Essaw, mais elles étaient profondément enfouies dans son cœur.

Ce n’est qu’à partir de l’âge de 13 ans que ‘Essaw « bondit » avec toute sa perversion vers l’extérieur.


 

Si l’on se demande :

En quoi un seul jour peut-il faire une différence aussi notoire dans l’inclinaison d’une personnalité ? Comment un jour avant son 13ème anniversaire ‘Essaw peut-il égaler les patriarches, et du jour au lendemain, exprimer tout le potentiel de sa perversion ?


 

Nos maitres répondent aussi à cette interrogation :

 

Les enfants grandirent. Chaque jour, ils allaient tous les deux à l’école et revenaient de l’école. Après leur 13ème anniversaire, l’un se rendait à la maison d’étude, et l’autre se rendait dans des lieux d’idolâtrie. Rabbi El’azar dit : L’homme doit veiller sur son fils jusqu’à l’âge de 13 ans. A partir de ce jour, le père doit dire : Bénit celui qui m’a épargné du châtiment de celui-ci. (Midrash Rabba sur Béreshit 63-10)

  

Cela signifie que jusqu’à l’âge de 13 ans, Iç’hak s’occupa de l’éducation de ‘Essaw, et c’est pour cette raison que le potentiel de perversion de ‘Essaw ne s’est pas exprimé. Bien au contraire, ‘Essaw progressa au point d’être l’égal de son frère Ya’akov.

Mais lorsqu’il atteint l’âge de 13 ans, Iç’hak déclara « Bénit celui qui m’a épargné du châtiment de celui-ci. », et cessa de s’occuper de son éducation. ‘Essaw retrouva son indépendance, et c’est alors que toutes ses sources de perversions éclatèrent, au point de faire de lui « un habile chasseur, un homme des champs », un homme de culture, de sport, ou comme l’explique Rashi : un homme oisif qui chasse avec son arc des animaux sauvages et des oiseaux.

 

En bref, profiter de la vie !!


 

Comment un homme - qui se trouve durant 13 années à un niveau très élevé - se transforme-il en ‘Essaw ?!


 

La réponse est simple :

‘Essaw contenait en lui ses propriétés négatives et son potentiel de perversion depuis la naissance.

Mais au-delà de tout, ‘Essaw ne s’est jamais investit durant ces 13 années afin de changer sa nature !!!

Seul son père Iç’hak avait une emprise sur lui, et cette emprise empêcha sa perversion de s’exprimer.

 

La morale de cette analyse nous frappe les yeux !!

 A force de dire d’un enfant : « Ca va ! Il est encore petit !! », on laisse pousser de façon parfaitement inconsciente un enfant qui pourrait nous réserver des surprises à un âge où on serait disposé à lui accorder toute notre confiance.

 

Shabbat Shalom

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article