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VI] Les quatre espèces
La Tora nous dit : « Vous prendrez pour vous, le premier jour, un fruit de l’arbre hadar, une palme de dattier, une branche de l’arbre ‘avoth et des saules de rivière » (Wayikra 23,40).
« Le fruit de l’arbrehadar est l’èthrog (cédrat) », « la palme de dattier » est le loulav, c’est-à-dire les palmes qui se dressent comme un spectre au sommet de la branche avant qu’elles ne s’ouvrent de part et d’autre en éventail ; « une branche d’arbre ‘avoth » est le Hadass, le myrte, dont les feuilles recouvrent entièrement la branche [‘avoth signifie touffu] ; « et des saules de rivière », c’est la saule dont la feuille est allongée comme une rivière et non pas ronde ; de plus comme la plupart des arbres de cette espèces poussent à proximité des cours d’eau, on les appelle « saules de rivière ». Pour la Miçwa il faut prendre les quatre espèces : Un loulav, un èthrog, trois branches de myrte et deux de saule.
· Le Loulav
Le loulav doit avoir quatre Tefa’him (40cm) de longueur, c’est-à-dire que sa tige centrale, non compris les feuilles qui dépassent le sommet, doit avoir cette longueur.
Un loulav qui a séjourné 24 heures dans l’eau n’est plus valable. Mais il semble qu’en règle générale on puisse être moins strict et l’autoriser. Il en est de même pour le Hadass et le saule.
· Le Hadass et le Saule
Le Hadass doit être que les feuilles recouvrent entièrement toute la branche, c’est-à-dire que sur toute sa tige, trois feuilles sortent en paliers sur une seule ligne, et aucune de ces trois feuilles n’est placée plus haut ou plus bas qu’une des deux autres, bien que chacune soit située sur un point distinct.
La longueur du Hadass et du Saule doit être de 30 cm. En cas de nécessité, on se sera acquitté de son obligation avec un Hadass ou une branche de Saule de 24 cm
Un Hadass dont les feuilles sont particulièrement grandes est, d’après certaines opinions, un Hadass Chotè. La feuille de myrte doit, en effet, avoir un peu près la grandeur de l’ongle du pouce.
Un Hadass dont le sommet est coupé est kacher.
Si le Hadass a perdu des feuilles mais qu’il en reste la majeure partie, c’est-à-dire deux feuilles sur trois sur chaque rangée, il est kacher.
· L’èthrog
L’èthrog doit avoir la taille d’un œuf moyen de notre époque.
Si il y a un trou dans un èthrog et si on ne sait pas s’il en manque ou non une partie, il doit être considéré comme kacher et on peut dire la bénédiction même le premier jour.
Les èthrogim qu’on trouve de nos jours (appelés èthrog témani, l’èthrog yéménite) et qui ne possèdent, de façon naturelle, ni dad [renflement à la base de l’èthrog] ni chochanta [ou pitma, protubérance en forme de bouton, du côté opposé à la base] sont, sans le moindre doute, valables a priori et on dit sur eux la bénédiction.
VII] Comment prend-on le loulav + La bénédiction du loulav
Il faut lier le loulav avec le myrte et les branches de saule la veille de Yom Tov ; mais si on ne l’a pas fait, on peut les attacher pendant le Yom Tov au moyen de folioles de loulav, même si on fait un véritable nœud, parce que les règles concernant l’interdiction de faire des nœuds le shabbat et le Yom Tov ne s’appliquent pas à celles-là.
Ø Comment fait-on la bénédiction sur le loulav ?
On prendre d’abord le loulav en main, debout, et on dit la bénédiction : « Baroukh ata A.Do.nay Elo.heinou mélèkh Ha’olam Acher Kidéchanou Bémiswotaw Wésiwanou ‘al Nétilat Loulav » Et celle de Shéhé’héyanou ensuite.
Si on a oublié de dire Shéhé’héyanou le premier jour, on dit cette bénédiction le second jour, comme on le fait lorsque le première jour de Soukkot tombe un Shabbat
Apres avoir récité les bénédictions, le loulav en main, on prend aussi l’èthrog et il n’est pas nécessaire de les élever de 30 cm. Certaines prennent d’abord le èthrog pour faire la bénédiction et le loulav ensuite ; mais l’opinion qui prime est qu’il faut prendre le loulav d’abord parce que le Hadass et le Saule sont attachés à lui et il possède une sainteté plus grande que le èthrog : Il a dont priorité.
Il faut tenir le loulav là où il est attaché et pas plus haut. On prend le loulav dans la main droite et l’èthrog dans la gauche parce que le loulav est fait de trois Miçwot (Loulav, Hadass, ‘Arava) alors que l’èthrog n’en a qu’une (Guémara Soukka 37b). Il faut rapprocher l’èthrog du loulav jusqu’à ce qu’ils se touchent