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Bienvenue sur le site de halakha créé par Rubben Salfati. Vous pouvez consulter des halakhotes et les imprimer gratuitement Un jour une halakha( devise du site). Ce site est mis a jour chaque jour avec une halakha. Vous pouvez me contacter a l'adresse suivant: rubbensalfati@gmail.com

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370.Paracha 'Houkat (La vache rousse)

1) Les signes de conformité de la Vache Rousse

Hakadosh Barou’h Hou dit : « J’ai érigé une ‘Houka (une loi irrationnelle), j’ai établi un décret. Tu n’as pas le droit de remettre en question mon décret ». (Midrash Rabba sur ‘Houkat)

On peut se demander pourquoi cette répétition « J’ai érigé une ‘Houka, j’ai établi un décret… » ?
Et pourquoi ne pas faire cette mise en garde aussi sur d’autres ‘Houkim comme l’interdit de planter des greffes, ou l’interdit du lait et de la viande ? Pourquoi c’est uniquement cette ‘Houka que nous serions susceptibles de remettre en question ?

Il est rapporté dans la Psikta Rabbati (enseignements des sages du Talmud) :
Un jour, les sages d’Israël devaient se procurer une vache rousse. Après de grandes difficultés, ils en trouvèrent une chez un non-juif. Ils lui proposèrent de la lui acheter.
Le non-juif accepta contre 4 ou 5 pièces d’or. Ils acceptèrent. Le non-juif, voyant à quel point les juifs tenaient à lui acheter sa vache, changea d’avis et leur dit qu’il n’était plus disposé à leur vendre la vache. Ils lui proposèrent 5 pièces d’or, puis 10 pièces, puis 20, jusqu’à ce qu’ils arrivèrent à 1 000 pièces d’or et le non-juif accepta. Les ‘Ha’hamim allèrent chercher l’argent. Que fit le non-juif ? Il dit à son ami : « Viens voir comment je m’amuse avec ces juifs ! Ils sont prêts à m’acheter la vache à un très gros prix, parce qu’elle n’a jamais porté de poids. Regarde ! Je vais placer un poids sur la vache, et j’empocherai quand même leur argent !!! » Le non-juif exécuta ses paroles.
Il existe 2 signes distinctifs pour savoir si une vache a porté un poids ne serai ce qu’une seule fois dans son existence :
• Elle possède 2 poils dans le cou, là où, généralement, on pose la charge. Tant qu’on ne lui a jamais fait porter de charge, ces 2 poils restent parfaitement dressés. Mais dès l’instant où on y pose un poids, ces 2 poils ne se redressent plus jamais.
• Si elle a porté un poids, ses yeux ne sont plus à la même hauteur.

Les ‘Ha’hamim revinrent avec l’argent pour prendre la vache. Avant de payer, ils examinèrent la vache, et s’aperçurent qu’elle n’était plus valable. Ils dirent au non-juif : « Reprend ta vache, nous n’en avons plus besoin, et va t’amuser avec d’autres personnes !! » Voyant cela, le non-juif s’écria : « Beni soit Celui qui a choisi ce peuple ! » Il rentra chez lui et s’étrangla. Qu’ainsi disparaissent tous les ennemis d’Israël !!

Le Ben Ish Haï (Rabbi Yossef ‘Haïm Irak 19ème siècle) fait remarquer que si Hashem ne nous avait pas gratifier de ces 2 signes miraculeux grâce auxquels nous sommes à même de vérifier la vache rousse, nous aurions été susceptibles de « remettre en question » la possibilité de réaliser cette Mitsva, en disant : « La Torah exige que la vache n’ai jamais porté de poids. Mais comment le savoir ?!! » C’est pour cela –dit le Ben Ish Haï- qu’Hashem nous met en garde : « J’ai érigé une ‘Houka, j’ai établi un décret … ». J’ai érigé une ‘Houka – en faisant en sorte que les 2 poils ne se redressent jamais. J’ai établi un décret – en faisant en sorte que ses yeux n’aient plus la même hauteur.
Puisque tu possèdes ces 2 signes, tu ne peux plus « la remettre en question !!! »

2) La vache rousse et l’orgueil

Les élèves de Rabbi Israël BAAL SHEM TOV (Russie 18ème siècle, fondateur du courant de pensée de la ‘Hassidout) demandèrent un jour à leur maître :
« De quelle façon pouvons-nous accomplir de notre époque la Mitsva de Para Adouma ? Et quelle morale pour le service d’Hashem pouvons-nous tirer des cendres de la vache, puisque nous n’avons plus ni cendres, ni vache ?! »

Le Rav leur répondit :
« Le mot PARA (vache) fait allusion à la GAAVA (l’orgueil), puisque la racine du mot PARA est la même que celle de PERE OURBE (fructifie-toi et multiplie-toi), car l’orgueil agrandit l’esprit de l’homme. L’orgueil est à la fois positif et négatif. Comme la Para Adouma (la vache rousse) qui purifiait ceux qui étaient impurs, et qui rendait impurs ceux qui étaient purs. On a toujours enseigné dans le milieu ‘Hassidic de la ville de PSHIS’HA (Europe de l’Est) qu’un ‘Hassid doit toujours avoir 2 phrases à l’esprit :
« Je ne suis que poussière et cendre » (phrase dite par Avraham Avinou – Voir Bereshit), et « Le monde n’a été crée que pour moi » (enseignement de nos ‘Ha’hamim) »

3) Le puit de Myriam

« …Myriam mourut et fut ensevelie sur place. Le peuple n’avait pas d’eau… » (Bamidbar 20-1, 2)

Rashi : Cela nous apprend que durant 4 ans, un puit les accompagnait par le mérite de Myriam.

En réalité, ce puit n’est autre que le rocher indiqué par Hashem à Moshé Rabbenou, à qui Moshé devait parler, mais qu’il frappa finalement avec son bâton et en sortit de l’eau.
Ce geste fut compté comme une faute de la part de Moshé Rabbenou et le priva du mérite d’entrer en Erets Israël. (Voir plus loin dans la Parasha les versets 8 à 13 du même chapitre)

Il me semble que l’on peut expliquer cette faute par l’enseignement de nos maîtres dans la Guemara Ta’anit (9a) :
Rabbi Yossé fils de Rabbi Yehouda dit : "le peuple d’Israël a eu 3 bienfaiteurs : Moshé, Aharaon et Miryam".
Chacun d’entre eux fit bénéficier Israël d’un cadeau :
Par le mérite de Miryam, Israël bénéficia du puit. Par le mérite d’Aharon, Israël bénéficia des colonnes de nuée. Par le mérite de Moshé, Israël bénéficia de la Mann.

Rashi : Le puit. Il s’agit d’un rocher duquel coulait de l’eau. Ce rocher roulait et accompagnait Israël. C’est ce même rocher que Moshé frappa, car il refusa de donner de l’eau par le mérite de Moshé, puisque Myriam était morte.

D’une certaine façon, il n’était pas concevable que Moshé Rabenou « cumule » les mérites, et c’est pour cette raison que le rocher refusa de donner de l’eau quand Moshé Rabbenou le lui demanda.

4) Les menaces des nations sont-elles à prendre au sérieux ?

Edom lui répondit : « Tu ne traverseras pas mon territoire, car je sortirais peut être contre toi avec l’épée. » (Bamidbar 20-18)

Contexte:
Israël traverse le désert et doit passer par le territoire d’Edom (descendants de ‘Essav) pour arriver jusqu’en Erets Israël. Israël lui envoi des messagers afin de lui demander s’ils peuvent seulement traverser son territoire, mais Edoim refuse et menace Israël de lui faire la guerre.

Question:
Pourquoi Edom emploi t-il le terme « peut être » qui laisse entendre une incertitude, alors que le terme « car » aurai été plus certain et beaucoup plus menaçant ?

Réponse:
Le Gaon et Tsaddik Rabbi Pin’hass Mi’haël de ANATOPOL répond en citant l’enseignement de nos maîtres sur le verset : « La voix est celle de Ya’akov, mais les mains sont celles de ‘Essav ». Lorsque la voix est celle de Ya’akov – lorsque la voix de l’étude de la Torah et de la prière retentit dans les maisons d’étude et les synagogues, les mains de ‘Essaw n’ont pas d’emprise sur Israël. Mais lorsque la voix n’est pas celle de Ya’akov – lorsque les juifs se désintéressement de l’étude de la Torah et désertent les synagogues, les mains de ‘Essav reprennent le dessus sur Israël.

C’est pourquoi Edom ne peut pas menacer de façon catégorique car il ignore s’il aura – oui ou non – de l’emprise sur Israël, puisque sa domination dépendra de l’intérêt que porte Israël à l’étude et à la prière.
Cet enseignement nous montre à quel point notre sécurité ne dépend que de notre assiduité dans l’étude de la Torah et dans la qualité de notre prière quotidienne !!!
La menace des nations reste incertaine et peut totalement disparaître par notre volonté à étudier la Torah et à prier !! (Tiré du livre Shoul’han Gavoha)

5) La plainte contre la Mann

« …Notre âme répugne ce pain qui détériore » (Bamidbar 21-5)

Rashi : Etant donné que la Mann était absorbée dans les membres du corps, ils l’ont qualifié de « pain qui détériore ». Ils se disaient : « Cette Mann va un jour faire éclater nos entrailles ! Y a-t-il un être humain qui puisse introduire de la nourriture sans jamais l’extraire ?! »

Contexte:
Hashem nourrit Israël grâce à la Mann qu’Il leur envoi 6 jour sur 7. Cette Mann va les nourrir durant les 40 ans qu’ils passeront dans le désert. Israël se plaint de cette Mann auprès de Moshé Rabbenou.

Question:
Leur réclamation est apparemment très étonnante puisqu’ils ont consommé cette Mann durant 40 ans en restant en bonne santé. Pourquoi ont-ils soudainement le souci que leurs entrailles éclatent ?

Réponse:
Il est enseigné dans la Guemara Guittin (56b) que Rabbi Tsaddok jeûna durant 40 ans lorsqu’ils perçu les signes annonciateurs de la destruction du Beit Ha-Mikdash. Lorsqu’on lui donna à manger, ses intestins ne pouvaient pas tout de suite accepter les aliments du fait de son jeûne prolongé.

En réalité, les Béné Israël avaient une crainte similaire.
Ils craignaient que leurs organismes perdent leurs fonctions, et n’acceptent plus de nourriture ordinaire lorsqu’ils entreront en Erets Israël et se nourriront de façon naturelle. (Tiré du livre Sifté Tsaddik)

6) La médecine et la prière

Hashem dit à Moshé : « Fais toi-même un serpent et place-le au haut d'une perche: quiconque aura été mordu, le regardera et il vivra ! »

Contexte:
Les plaintes d’Israël contre la Mann irritent Hashem et il envoi des serpents parmi le peuple qui provoquent la mort de nombreuses personnes.
Ensuite Hashem indique à Moshé Rabbenou le moyen de guérir ceux qui ont été mordus par les serpents.

Rashi : Est-ce le serpent qui fait vivre ou mourir ? En réalité, lorsqu’ Israël levaient leurs yeux vers le haut et acceptaient de soumettre leurs cœurs à Hashem, ils guérissaient.

Question:
Le ADMOR de GOUR – auteur du Sefate Emet – demande :
"Si c’est seulement le fait de regarder vers le haut qui constitue le moyen de guérison, quelle utilité a le serpent fabriqué par Moshé Rabbenou ?"

Réponse:
Hashem a effectivement incorporé la propriété de guérison dans ce serpent fabriqué par Moshé Rabbenou, comme l’explique le RAMBAN, Hashem guérit le mal par le mal.
Mais Hashem désire aussi que même lorsqu’on a recours à la guérison naturelle, on doit aussi lever les yeux vers le ciel et prendre conscience que tout dépend de LUI.

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