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Question:
Quels sont les usages en rapport avec le mois de Nissan ?
Qu’est ce que « Birkat Ha-Ilanot » ?
Peut-on réciter Birkat Ha-Ilanot à un autre moment que le mois de Nissan, et peut-on la réciter sur n’importe quels types d’arbres ?
Réponse:
Il est tranché dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 429-2) que l’on ne dit pas les supplications journalières (Vidouï et Ta’hanounim) durant tout le mois de Nissan.
Cette règle a pour raison le fait que le mois de Nissan est consacré à la joie et l’allégresse pour le peuple d’Israël, dans son passé, son présent et son futur.
Passé
Ce Din prend sa source dans le traité Sofrim (chap.21 Hal.3) où il est expliqué que l’inauguration du Mishkan (Temple mobile du désert) a eu lieu le jour de Rosh ‘Hodesh Nissan et les 12 princes d’Israël ont offert leurs sacrifices d’inauguration durant les 12 premiers jours, un prince par jour. Chaque prince organisait une fête le jour où il apportait son sacrifice.
Le Sefer Ha-Minhagim, cité par de nombreux A’haronim, explique que le 13 Nissan représente le jour de « Isrou ‘Hag » (lendemain de fête) des 12 jours de festivités consacrés par les 12 princes de tribus.
Le 14 Nissan (veille de Pessa’h) est le jour où chaque famille offrait le sacrifice de Pessa’h, et ce jour était aussi vécut comme une grande fête.
Présent
Du 15 au 21 Nissan (22 en dehors d’Israël) est célébrée la fête de Pessa’h.
Futur
Il est enseigné dans la Guémara Rosh Ha-Shana (11b) :
Rabbi Yéhoshoua’ dit : C’est à Nissan qu’Israël a été délivré, et c’est à Nissan qu’il sera délivré, comme il est dit (au sujet de la nuit de Pessa’h) : « C’est une nuit gardée… » Une nuit gardée (pour toutes les rédemptions) depuis les 6 jours de la Création du Monde.
Selon Rabbi Yéhoshoua’, la construction du 3ème Temple de Jérusalem – que cela se produise rapidement et de nos jours – doit se faire le soir de Pessa’h (15 Nissan).
Or, comme il est enseigné dans la Guémara Mo’ed Katan (9a) que l’on ne doit pas mélanger 2 réjouissances, l’inauguration du 3ème Temple de Jérusalem sera repoussée jusqu’à après Pessa’h.
Nous pouvons donc constater que le mois de Nissan n’est composé que de jours de réjouissance pour le peuple d’Israël à tous les temps.
A partir de Rosh ‘Hodesh Nissan (cette année Mardi 16 mars), il est d’usage de lire chaque jour le texte qui correspond au sacrifice inaugurateur du jour. Le 13 Nissan, nous lisons du début de la Parasha de Béha’aloté’ha jusqu’à « Ken ‘Assa Ete Ha-Ménora » (ces textes se trouvent normalement dans le Siddour, sinon voir Parasha de Nasso et Béha’aloté’ha dans Bamidbar chap.7 et 8).
Cet usage est rapporté par de nombreux A’haronim comme le Shné Lou’hot Ha-Bérit (page 140b) ; le Elyah Rabba (sur O.H 429 note 6) ; le Gaon Rabbi Zalman dans son Shoul’han ‘Arou’h (parag.15) et d’autres…
Jeûner pendant le mois de Nissan
Selon l’opinion de MARAN dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 429-2), on ne décrète pas de jeûne sur la collectivité pendant le mois de Nissan, excepté le jeûne des premiers nés. Mais s’i s’agit d’un jeûne observé par un particulier, il est permis de le maintenir pendant le mois de Nissan.
Le RAMA rapporte que l’usage Ashkénaze interdit tous les jeûnes, même lorsqu’il s’agit d’une date de Yar Tsaït (date anniversaire hébraïque de la disparition du père ou de la mère). Le RAMA autorise toutefois un jeûne que l’on observe en raison d’un mauvais rêve.
Mais selon MARAN, lorsqu’il s’agit d’un particulier, il est permis de jeûner pendant le mois de Nissan, quelle que soit la raison.
Par conséquent, si la date de Yar Tsaït tombe pendant le mois de Nissan, il est permis aux enfants du défunt de jeûner à cette date (sauf si la date tombe le jour de Rosh ‘Hodesh ou pendant la fête de Pessa’h).
Visite au cimetière
Les A’haronim rapportent un usage selon lequel on ne fait pas de visite au cimetière pendant le mois de Nissan.
S’il s’agit d’une visite à l’occasion de la date anniversaire de la disparition, on peut autoriser les proches du défunt à s’y rendre à la condition qu’ils puissent se maîtriser et qu’ils n’y prononcent pas d’oraisons funèbre. Sans ces conditions, il faut reporter au mois suivant (Iyar).
Il en est de même pour une visite au cimetière à l’occasion de la fin es 7 jours d deuil pendant le mois de Nissan. Si les poches sont capables de se maîtriser et de ne pas pleurer, ni de prononcer d’oraison funèbre, on peut leur autoriser la visite. Sinon, il faut la reporter au mois suivant.
Il est strictement interdit aux endeuillés d’avancer la visite au cimetière pendant les jours de deuil dans le but de ne pas s’y rendre pendant Nissan, quelle que soit la raison, car il est interdit à l’endeuillé de sortir de chez lui pendant les 7 jours de deuil, hormis pour se rendre à la synagogue afin d’y réciter le Kaddish.
Birkat Ha-Ilanot
On enseigne dans la Guémara Béra’hot (43b) :
Rav Yéhouda dit : Lorsqu’on sort durant le mois de Nissan, et que l’on voit des arbres (fruitiers) en bourgeons, on doit réciter la Béra’ha suivante :
« BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELOHENOU MELE’H HA’OLAM SHELO ‘HISSER BE’OLAMO KELOUM OUBARA BO BERIYOT TOVOT VEILANOT TOVOT LEHANOT BAHEM BENE ADAM ».
Traduction :
Tu es Bénis Hashem (Tu es la source de la Bénédiction) Notre D. Roi du Monde, qui n’a rien égligé dans son univers où il y a créé de bonnes créatures, ainsi que de bons arbres, afin d’en faire profiter les êtres humains.
Rabbi Aharaon HaLevi – le RAHA - dans son commentaire Pekoudat Haleviim sur la Guemara Bera’hot explique que nos maîtres ont instaurés cette bénédiction du fait que le bourgeonnement des arbres est un phénomène qui se renouvelle de période en période, et l’homme peut admirer le fait qu’Hashem fait refleurir des arbres desséchés.
MARAN tranche cette Hala’ha dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 226) et il ajoute au nom de nombreux Rishonim que l’on ne récite cette Bénédiction qu’une seule fois dans l’année et pas d’avantage.
Les femmes récitent elles aussi Birkat Ha-Ilanot au mois de Nissan, et bien qu’elles sont généralement exemptes de toutes les Mitsvot positives liées au temps (c'est-à ire les ordonnances religieuses que l’on a le devoir d’accomplir et qui ne sont en vigueur que durant un certain temps, par exemple la Mitsva des 4 espèces – le Loulav, que l’on accompli lors de la fête de Soukkot), elles récitent cependant Birkat Ha-Ilanot.
On peut expliquer la raison à cette exception grâce à l’explication de l’auteur du Touré Aven, sur Meguila 20b.
Il écrit que lors de la Mitsva d’apporter les prémisses agricoles au Beit Ha-Mikdash (les Bikourim), les femmes étaient également soumises à cette obligation, bien que cette Mitsva n’était plus en vigueur au-delà de ‘Hanouka. Malgré cela, la Mitsva de Bikourim n’est pas qualifiable de « Mitsva positive liée au temps », car c’est uniquement lorsque les exigences de la Mitsva empêchent sa réalisation que celle-ci est qualifiée de « Mitsva positive liée au temps ». Tandis que le fait que la Mitsva de Bikourim ne soit pas en vigueur au de là de ‘Hanouka, n’est causé que par le fait que l’on ne trouve pas de fruits dans les champs à cette période de l’année. Autrement dit, ce sont les exigences de la nature et non celles de la Mitsva qui le veulent ainsi, car le cas échéant, la Mitsva de Bikourim serait encore en vigueur à cette période. De ce fait, la Mitsva de Bikourim n’est pas qualifiée de « Mitsva positive liée au temps ».
Il en est exactement de même au sujet de Birkat Ha-Ilanot.
Cette Bénédiction pourrait être récitée n’importe quand si ce n’est que la période de bourgeonnement des arbres correspond au mois de Nissan.
Par conséquent, les femmes récitent elles aussi Birkat Ha-Ilanot.
Cette explication du Touré Aven est approuvée par de nombreux autres Poskim comme le Gaon Rabbi Tsevi Pessa’h FRANCK dans on livre Har Tsevi (sur O.H 226), et d’autres…
On peut réciter cette bénédiction même lorsqu’il fait nuit à la lueur d’une lumière électrique, à condition que l’on distingue les fleurs dans les arbres.
Il apparaît dans les propos de nos maîtres que le moment précis où l’on doit réciter Birkat Ha-Ilanot est le mois de Nissan, car c’est généralement le moment où les arbres bourgeonnent et sortent leurs fleurs.
Cependant, si le mois de Nissan est passé et que l’on n’a pas eu l’occasion de réciter cette bénédiction, on peut encore le faire (Bedi’avad) pendant le mois de Iyar à la condition que les arbres sont encore en fleurs et n’ont pas encore sorti leurs fruits.
Mais aux Etats-Unis, il existe un problème qui se produit certaines années, puisqu’il arrive qu’au mois de Nissan, les arbres n’aient pas encore commencés à fleurir.
D’où la question, est il possible de réciter Birkat Ha-Ilanot au mois de Iyar ?
L’auteur du Sefer Ha-Eshkol écrit à la page 68 :
« …pas exclusivement durant le mois de Nissan, mais à la 1ère fois dans l’année où l’on voit la fleur de l’arbre… »
Ainsi écrit également le RYTBA (Rabbenou Yom Tov Ben Avraham Al ASHVILI) dans ses commentaires sur la Guemara Rosh Hashana (11a), et voici ses propos :
« …pas seulement pendant le mois de Nissan, mais en réalité, chaque région selon la période de bourgeonnement de ses arbres… » Fin de citation.
Telle également l’opinion du Rokea’h (chap.342)
C’est ainsi qu’écrivent de nombreux autres Poskim (comme le Mishna Béroura par exemple, sur O.’H chap.226, note 1, au nom des A’haronim).
Par conséquent, il est permis à chaque région de réciter Birkat Ha-Ilanot selon la période dans laquelle se produit le bourgeonnement des arbres.
MARAN tranche dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 226) :
« … Si les fruits ont commencé à pousser, on ne peut plus réciter la bénédiction. » Ce qui signifie que si le bourgeonnement s’est achevé, et que les fruits commencent à sortir dans l’arbre, il n’est plus possible de réciter Birkat Ha-
Ilanot.
Mais il y a une Ma’hloket (divergence d’opinion Hala’hique) parmi les Poskim (décisionnaires) pour définir à quoi correspond de façon précise le moment où les fruits commencent à pousser :
S’agit-il du moment où le fruit commence à apparaître dans l’arbre, même s’il n’est pas encore comestible, ou bien s’agit-il du moment où le fruit a complètement poussé et est devenu comestible ?
Il est vrai que selon quelques A’haronim – comme le Peri Megadim (Eshel Avraham O.H 226) ; ou le ‘Hayé Adam cité par le Mishna Beroura – il s’agit du moment où le fruit a complètement poussé et est devenu comestible. Selon cette opinion, même si le fruit apparaît seulement dans l’arbre, on peut encore réciter cette bénédiction, tant que le fruit n’a pas totalement poussé.
Pourtant, le Sefer Ha-Eshkol (page 68) écrit le contraire, que dès l’instant où la fleur est tombée et que le fruit commence à apparaître dans l’arbre, on ne peut plus réciter cette bénédiction.
Le Gaon auteur du Peri Ha-Adama (page 30, colonne 1) démontre que les propos du
Sefer Ha-Eshkol sont justes et fondés.
De nombreux A’haronim expliquent les propos de MARAN dans le sens où dès que la fleur est tombée et que le fruit commence à pousser, on ne peut plus réciter cette Bénédiction.
Telle est également l’opinion du Gaon de Vlna dans son livre Imré No’am (sur
Bera’hot 43b)
Telle est aussi l’avis du Gaon Rabbi Yossef ‘Haïm de Bagdad (le Ben Ish ‘Haï) dans son commentaire Ora’h ‘Haïm sur la Haggada de Pessa’h (page 11).
Telle est aussi l’avis du Kaf Ha-‘Haïm (O.H 226 note 9).
Par conséquent, même si les fruits ne sont pas complètent sortis, si les fleurs sont tombées et qu’une partie du fruit est sorti, même si le fruit n’est pas encore comestible, il n’est plus possible de réciter Birkat Ha-Ilanot.
Par contre, si une partie des fruits commence à sortir, mais qu’il reste encore des fleurs et des bourgeons dans l’arbre, on peut encore réciter Birkat Ha-Ilanot sur cet arbre.
On doit réciter Birkat Ha-Ilanot seulement sur des arbres fruitiers, et non sur des arbres stériles qui ne donnent aucuns fruits.
Cependant, si l’on a récité la Bra’ha sur des arbres stériles (par ignorance ou par accident
- Bedi’avad), on ne doit pas recommencer la Bra’ha lorsqu’on verra des arbres fruitiers.
On ne doit réciter la bénédiction que lorsqu’on voit au moins 2 arbres.
Selon de nombreux Poskim – comme le Gaon auteur du Peta’h Ha-Devir (sur O.H
226 note 1) à partir des propos de notre maître le ‘HYDA dans son livre Moré Bé-
Estba’ (chap.198), ou bien le Gaon auteur du Guedolot Elisha’ (sur O.H 226 note 5) – il est suffisant de réciter la bénédiction, même sur 2 arbres de la même espèce, mais
la personne qui récite la bénédiction sur de nombreuses espèces (en 1 seule
fois), cette personne est digne de louanges.
Il y a une divergence d’opinion Hala’hic concernant des arbres que l’on a fait pousser en greffant 2 espèces différentes ensemble, comme l’arbre qui donne le fruit qui est l’association de la pêche et de la prune, ou bien les arbres dans lesquels poussent des fruits qui sont l’association du Etrog et du citron, ou autre exemples similaires :
Certains Poskim – comme le Gaon auteur du Shou’t Hala’hot Ketanot (tome 1
chap.60) - tranchent qu’il est interdit de réciter Birkat Ha-Ilanot sur de tels arbres, puisque leur existence va à l’encontre de La Volonté du Créateur (puisqu’il est interdit selon la Torah de planter un arbre constitué de 2 graines d’espèces différentes), il n’est donc pas compatible de remercier Hashem pour cela.
Certains autres Poskim – comme le Gaon Ya’bets dans son livre Shou’t Sheelat
Ya’bets (tome 1 chap.63) sont d’avis qu’il est permis de réciter Birkat Ha-Ilanot sur de tels arbres, puisque la bénédiction traite de la globalité de la création, et l’on peut donc réciter Birkat Ha-Ilanot sur des arbres greffés.
Sur le plan pratique, bien qu’on ne peut empêcher une personne désirant réciter Birkat Ha-Ilanot sur de tels arbres, cependant, Le’hate’hila (à priori), il ne faut pas réciter Birkat Ha-Ilanot sur des arbres greffés, en raison du principe de SAFEK BRA’HOT LEHAKEL (chaque situation où il y a un doute si l’on doit faire une bénédiction ou pas, on ne doit jamais la faire, et une divergence d’opinion Hala’hic constitue un doute).
Par contre, il est permis de réciter Birkat Ha-Ilanot sur des arbres qui sont encore dans leur cycle des 3 premières années depuis leur plantation (‘Orla), et même si normalement de tels arbres sont interdits au profit.
Puisqu’ils n’ont pas été plantés dans l’interdiction, il est permis de réciter la bénédiction sur ces arbres. Telle est la conclusion de nombreux Poskim – comme le
Ben Ish ‘Haï dans son livre Shou’t Rav Pe’alim (tome 3 sect. O.H chap.9) ; le Gaon
Rabbi Ovadia HADAYA dans son livre Shou’t Yaskil ‘Avdi (tome 7 sect. O.H chap.12) ; le Gaon auteur du livre Shou’t Dovev Mesharim (tome 3 chap.5) et d’autres…
Il est vrai que le Gaon Rabbi ‘Akiva IGUER considère qu’il ne faut pas réciter Birkat
Ha-Ilanot sur de tels arbres, et c’est aussi l’avis du Kaf Ha-‘Haïm (sur O.H 226 note 11), malgré tout, selon les A’haronim cités plus haut, on peut tout à fait réciter cette bénédiction sur de tels arbres.
Il est permis de réciter Birkat Ha-Ilanot le jour de Shabbat, à la condition que cela n’implique pas le transport de Siddourim du domaine privé vers le domaine public.
Conclusion:
On ne dit pas les supplications journalières (Vidouï et Ta’hanounim) durant tout le mois de Nissan
On ne décrète pas de jeûne sur la collectivité pendant le mois de Nissan, excepté le jeûne des premiers nés. Mais s’il s’agit d’un jeûne observé par un particulier, il est permis de le maintenir pendant le mois de Nissan
Par conséquent, si la date de Yar Tsaït (date anniversaire hébraïque de la disparition du père ou de la mère) tombe pendant le mois de Nissan, il est permis aux enfants du défunt de jeûner à cette date (sauf si la date tombe le jour de Rosh ‘Hodesh ou pendant la fête de Pessa’h).
L’usage Ashkénaze interdit tous les jeûnes, même lorsqu’il s’agit d’une date de Yar Tsaït. Le RAMA autorise toutefois un jeûne que l’on observe en raison d’un mauvais rêve.
On ne fait pas de visite au cimetière pendant le mois de Nissan.
S’il s’agit d’une visite à l’occasion de la date anniversaire de la disparition, on peut autoriser les proches du défunt à s’y rendre à la condition qu’ils puissent se maîtriser et qu’ils n’y prononcent pas d’oraisons funèbre. Sans ces conditions, il faut reporter au mois suivant (Iyar).
Il en est de même pour une visite au cimetière à l’occasion de la fin es 7 jours d deuil pendant le mois de Nissan. Si les poches sont capables de se maîtriser et de ne pas pleurer, ni de prononcer d’oraison funèbre, on peut leur autoriser la visite. Sinon, il faut la reporter au mois suivant.
Il est strictement interdit aux endeuillés d’avancer la visite au cimetière pendant les jours de deuil dans le but de ne pas s’y rendre pendant Nissan, quelle que soit la raison, car il est interdit à l’endeuillé de sortir de chez lui pendant les 7 jours de deuil, hormis pour se rendre à la synagogue afin d’y réciter le Kaddish.
Nos maîtres ont instauré de réciter cette bénédiction de glorification à Hashem durant le mois de Nissan, lorsqu’on voit des arbres fruitiers en bourgeons, afin de lui exprimer notre reconnaissance pour le phénomène du renouvellement de la nature qui se produit à cette période.
Voici le contenu de cette bénédiction :
« BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELOHENOU MELE’H HA’OLAM SHELO ‘HISSER
BE’OLAMO KELOUM OUBARA BO BERIYOT TOVOT VE-ILANOT TOVOT
LEHANOT BAHEM BENE ADAM ».
Traduction :
Tu es Bénis Hashem (Tu es la source de la Bénédiction) Notre D. Roi du Monde, qui n’a rien négligé dans son univers où il y a créé de bonnes créatures, ainsi que de bons arbres, afin d’en faire profiter les êtres humains.
(On trouve cette bénédiction dans tous les Siddourim, ainsi que dans tous les
Ma’hzorim de Pessa’h – Rituels de prières quotidiennes ou de Pessa’h)
Les femmes sont également soumises à cette bénédiction puisqu’elle n’est pas dépendante d’un laps de temps imposé mais uniquement des exigences de la nature.
On peut réciter cette bénédiction même lorsqu’il fait nuit à la lueur d’une lumière électrique, à condition que l’on distingue les fleurs dans les arbres.
Les pays où le bourgeonnement des arbres se produit à un autre moment que le mois de Nissan, on récitera cette bénédiction au moment où bourgeonnent les arbres dans ce pays.
On doit réciter Birkat Ha-Ilanot exclusivement sur des arbres fruitiers.
Il faut voir au moins 2 arbres, pour réciter Birkat Ha-Ilanot, même s’ils sont de la même espèce.
Le’hate’hila (à priori), il ne faut pas réciter Birkat Ha-Ilanot sur des arbres greffés, mais si une personne récite malgré tout cette bénédiction sur de tels arbres, on ne peut pas l’en empêcher.
Il est permis de réciter Birkat Ha-Ilanot sur des arbres fruitiers qui sont encore dans le cycle des 3 années depuis leur plantation (‘Orla), bien qu’ils sont encore interdits au profit jusqu’à la fin de leur 4ème année.
Il est permis de réciter Birkat Ha-Ilanot le jour de Shabbat, à la condition que cela n’implique pas le transport de Siddourim du domaine privé vers le domaine public.