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Bienvenue sur le site de halakha créé par Rubben Salfati. Vous pouvez consulter des halakhotes et les imprimer gratuitement Un jour une halakha( devise du site). Ce site est mis a jour chaque jour avec une halakha. Vous pouvez me contacter a l'adresse suivant: rubbensalfati@gmail.com

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288.Information Importante : Bénédiction avant ou apès l'allumage des bougies de Chabbat

Depuis quelques années, une certaine information s’est propagée à travers nos différentes communautés.


En effet, selon la dite information, le fait de réciter la Bra’ha de l’allumage des Nérot de Shabbat avant l’allumage, serait l’opinion exclusive de notre Maître, la lumière d’Israël, le Prince de la Torah, la couronne et la gloire de notre génération, le Rav Ovadia YOSSEF, shalita.


Parmi les conséquences de cette fausse information, nous constatons l’ « l’indignation » de certaines personnes qui ne comprennent pas comment un avis « minoritaire » comme celui de notre Maître, la lumière d’Israël, shalita, peut venir contredire des avis « majoritaires » comme, entre autres, celui de notre Maître le Rav Yossef HAIM, zatsal, de Bagdad (Irak 19ème siècle, auteur du Ben Ish Haï), ou d’autre décisionnaires qui tranchent qu’il faut réciter la Bra’ha après l’allumage.


Il est assez curieux que l’on n’ai jamais « reprocher » à notre Maître le Rav Avraham Ishayaou Karlits, zatsal, (auteur du Hazon Ish, décédé dans les années 50), ses diverses divergences d’opinion sur le plan Halahic, avec ses prédécesseurs, comme, entre autres, notre Maître le Rav Israël Meïr HaCohen zatsal (auteur du Hafets Haïm et du Mishna Broura, décédé dans les années 30).


Ou encore, à notre Maître le Rav Haïm Yossef David AZOULAÏ, zatsal, le Hyda (18ème siècle), ses divergences d’opinion sur le plan Halahic avec notre Maître le Rav Hizkiyaou DA SILVA, zatsal, (17ème siècle, l’auteur du Péri Hadash)


L’usage de la Mahloket, la divergence d’opinion Halahic, a toujours eu cours dans toutes générations confondues.

La liste des exemples serait beaucoup trop longue !

Mais ne peuvent comprendre le véritable sens du mot Ma’hloket, que ceux qui connaissent réellement ce que l’on appelle « DARKA SHEL TORAH », l’habitude des Maîtres de la Torah, de ne pas se priver d’exprimer leur opinion Halahic, quand celle-ci est basée sur une argumentation étayée de preuves du Shass et des Poskim, même si cela doit contredire l’opinion de prédécesseurs.


L’objectif de ce fascicule est de démontrer :

1. Que la décision Halahic de notre Maître, la lumière d’Israël, shalita, de réciter la Bra’ha avant l’allumage des Nerot, est basée exclusivement - comme c’est le cas dans la totalité de ses décisions - sur l’opinion Halahic de Maran (en araméen, notre maître), Rabbi Yossef KARO, zatsal, (16ème siècle, auteur du Beit Yossef et du Shoulhan Arouh), opinion à laquelle, nous juifs d’origine Séfarade, devons nous soumettre aveuglément, même contre des Poskim d’opinions différentes. Comme l’attestent de nombreux Poskim Séfarades, ultérieurs au Shoulhan Arouh (sauf dans certaines Halahot Brahot, où il y a discussion, s’il faut réciter la Bra’ha ou pas du tout).

 


Voici d’ailleurs quelques Poskim qui témoignent l’acceptation exclusive des décisions de Maran Rabbi Yossef KARO, zatsal, par l’ensemble des communautés Séfarades.

· Rabbi Yona NAVON, zatsal, 17ème-18ème siècle, Maître du HYDA et auteur du livre Nehpa Bakessef (hoshen Mishpat-chap.18)

· Son élève Rabbi Yossef Haïm David AZOULAÏ, le Hida, zatsal, 18ème siècle siècle (Birké Yossef, Hoshen Mishpat chap.25)

· Rabbi Haïm MODAÏ, zatsal, 19ème siècle, auteur du livre Sh’’out Haïm Laolam (Yoré Déa chap.1)

· Rabbi Yossef MOLHO, zatsal, auteur du livre Shoulhan Gavoa (Sh’’out Ohel Yossef Yoré Déa chap.30)

· Rabbi Yaakov BEN TSOUR, zatsal, l’un des grands Poskim du Maroc auteur du livre Sh’’out Mishpat Outsdaka Béyaakov (tome II chap.5)

· Rabbi Shlomo LANIYADO, zatsal, 18ème siècle, Av Beit Din de la ville de Halab (Alep) en Syrie, auteur du livre Beit Dino Shel Shlomo (Orah Haïm chap.4)

Et bien d’autres encore….


2. que l’obligation de réciter la Bra’ha avant l’allumage, est - non seulement celle du Shoulhan Arouh - mais aussi celle de la quasi-totalité des Poskim, antérieurs et ultérieurs au Shoulhan Arouh.

Partie I

Over Laassiyatan

ou

réciter la Bra’ha avant la Mitsva



Guémara Traité de Pssa’him 7b


« …Rav Yehouda dit au nom de Shmouel : sur toutes les Mitsvot, nous récitons la Bra’ha, Over Laasiyatan (avant la Mitsva).

La Guémara demande : d’où sait on que Over veut dire « avant » ?

Rav Na’hman Bar Its’hak dit : car le texte dit : (livre de Shmouel II chap.18) « …A’himaats courut en passant par le Kikar et dépassa l’éthiopien… (« il dépassa » se dit en Hébreux : VAYAAVOR, de la vient la règle de OVER Laassiyatan, la Bra’ha doit dépasser la Mitsva, en étant placée devant elle)… »


Contexte


Le roi David du prendre la fuite devant son fils Avshalom, qui s’était rebellé contre lui, car il voulait s’imposer sur le trône d’Israël, à la place de son frère Shelomo, désigné par David pour lui succéder.

Lorsque les soldats de David eurent gagné la guerre contre Avshalom et ses hommes, Yoav Ben Tserouya, le chef de l’armée de David, voulut annoncer la nouvelle au roi David.

Pour cela, il lui envoya un messager éthiopien qui fut chargé de courir chez David, afin qu’il sache qu’il était sauvé de ses ennemis.

A’himaats Ben Tsadok voulut être le premier à annoncer la nouvelle au roi, rattrapa le messager éthiopien, et le dépassa.


Cette Guémara constitue la source de la règle Halahic de « Over Laassiyatan », ou de réciter la Bra’ha avant la Mitsva.


Nous pouvons remarquer les termes de la Guémara : « Sur TOUTES les Mitsvot, nous récitons la Bra’ha, Over Laasiyatan (avant la Mitsva) »

La seule exception citée par la Guémara sur place, est la Tévila du Guèr (immersion du converti, dans le Mikvé). Il ne peut réciter la Bra’ha avant, puisqu’il n’est pas encore juif.


La Bra’ha des Nérot


RaMBaM (Rabbenou Moshé Ben Maïmon ou Maïmonide Espagne-Israël12ème siècle) s’est exprimé pas moins de 4 fois sur le fait de toujours réciter la Bra’ha des Mitsvot Over Laasiyatan (avant la Mitsva).


1. Hala’hot Shabbat chap.5 Hala’ha 1


« …on est tenu de réciter la Bra’ha avant l’allumage… »


2. Hala’hot Bra’hot chap.11 Hala’ha 3


« …Sur tout (accomplissement de Mitsva), nous récitons la Bra’ha avant l’accomplissement… »


3. Hala’hot Bra’hot chap.11 Hala’ha 5


« … celui qui accompli une Mitsva sans avoir réciter, au préalable, la Bra’ha ; si c’est une Mitsva dont l’accomplissement se prolonge dans le temps, il pourra encore réciter la Bra’ha (ex : s’il a oublier de réciter la Bra’ha avant de mettre les Tefilin, et qu’il les porte encore sur lui, ou s’il a oublier de réciter la Bra’ha du Talit, et qu’il le porte encore sur lui…), mais si cette Mitsva est fini, il ne peut plus réciter la Bra’ha ».


Note explicative


Dans l’allumage des Nerot, c’est l’acte d’allumer qui fait la Mitsva, et non pas le fait que les Nérot brûlent encore.


4. Hala’hot Ishout chap.3 Hala’ha 23


« Celui qui épouse une femme, par lui-même ou par un délégué, doit réciter, au préalable, la Bra’ha des Kidoushin (la Bra’ha des fiançailles, 1er Kidoush lors de la Houpa), et seulement ensuite, sanctifier la femme (en lui passant la bague au doigt), selon l’usage de réciter la Bra’ha avant les Mitsvot.

S’il sanctifie (la femme) sans réciter la Bra’ha, il ne peut plus la réciter, car ce serai une Bra’ha Lévatala (en vain). Ce qui est fait, est fait. »

Cette décision Hala’hic est également retenue par le RIF (Rabbenou Its’hak El Fassi, 11ème siècle, Maroc et Espagne) dans ses Teshouvot (livre de réponses Hala’hic)


Note explicative


Lors d’un mariage, la Bra’ha des Kidoushin - qui est récitée par le Rav, juste avant que le ‘Hatan (marié) passe la bague au doigt de la Kala (mariée) - devrait, normalement être récitée par le ‘Hatan lui-même, au même titre que n’importe laquelle des Bra’hot que l’on récite avant d’accomplir une Mitsva.

Mais, étant donné que chaque ‘Hatan n’est pas toujours à même de réciter cette Bra ‘ha lui-même (parce qu’il ne l’a connaît pas, ou parce qu’il est troublé par l’évènement de son mariage, ou d’autres raisons …), ‘Ha’hamim (nos sages) ont institué qu’elle sera récitée systématiquement par le Rav qui célèbre le mariage, qui aura la Kavana (l’intention) d’acquitter le ‘Hatan.


Rabbenou TAM (Rabbenou Yaakov Ben Meïr TAM France 12ème siècle, petit fils de Rashi, et l’un des principaux auteurs des Tossafot 

On lui soumit, un jour, le problème suivant :


« Est-ce qu’une femme qui se trempe dans un Mikvé, a le droit de réciter la Bra’ha de la Tévila (immersion) à l’intérieur de la pièce où se trouve le Mikvé ? »


Note explicative


Un Mikvé, s’il est chauffé, a le même statut qu’une salle de bain, en se qui concerne la prononciation du nom d’Hashem, et cela à cause de la sueur humaine contenue dans les ports de la peau, dilatés par la chaleur. Du temps de Rabbenou TAM (12ème siècle), les Mikvaot n’étaient pas encore chauffés.


Rabbenou TAM répondit :


« Il est permis de réciter la Bra’ha à l’intérieur de la pièce du Mikvé, à la condition de la réciter avant de s’immerger, car « Sur TOUTES les Mitsvot, nous récitons la Bra’ha, Over Laasiyatan (avant la Mitsva) ».

Toute femme qui repousserai la Bra’ha jusqu’à s’être immergée, accomplirai un HILOUL HASHEM (la profanation du nom d’Hashem), et réciterai une Bra’ha LEVATALA (en vain).


Rabbenou Shimshon de Sens est d’accord avec moi sur ce point. »

L’opinion de Rabbenou TAM, du RaMBaM, et du RIF, est partagée par plusieurs décisionnaires Rishonim.


Note explicative


(On désigne par le terme « Rishon », un Possek antérieur au Shoul’han Arou’h, et par le terme « A’haron », un Possek ultèrieur au Shoul’han Arou’h)

Parmi eux :


  • Rabbenou Its’hak Ibn Giat (Espagne 11ème siècle)
  • Rabbenou Aharon Bar Rabbi Yaakov de Narbonne (France 13ème siècle) dans son livre Or’hot ‘Haïm
  • Rabbenou Zera’hiya HaLevi (Espagne 12ème siècle, auteur du MAOR), dans son commentaire sur Pessa’him 17
  • Les Tossafot (sages de France et d’Allemagne 13ème siècle et 14ème siècle) sur Souka 39
  • Rabbenou Asher (le ROSH, Allemagne-Espagne 13ème siècle) sur Souka 39
  • Rav Amram Gaon (Irak 9ème siècle), selon le commentaire Maguid Mishné sur le RaMBam mentionné plus haut
  • Rabbenou Eliezer Bar Yoel HaLevi (le Raviya, Allemagne 12ème siècle)
  • Rabbenou Its’hak, Av Beit Din de Vienne (Autriche 13ème siècle), et élève du Raviya, dans son livre Or Zaroua
  • Rabbenou Morde’haï Bar Hillel Allemagne 13ème siècle (le Mordé’hi), élève du Maharam de Rottenbourg, et ‘Haver (compagnon d’étude du Roch mentionné plus haut)
  • Rabbenou Asher Ben ‘Haïm, auteur du Pardess

Au total, pas moins de 13 Poskim Rishonim qui partagent tous le même avis sur la règle de Over Laasiyatan (la Bra’ha avant la Mitsva), et que cette règle ne connaît d’autre exceptions que la seule cité par la Guémara (l’immersion du converti).


Cependant, Rabbenou Yaakov Weill (le Mahary’’o, Allemagne 15ème siècle, élève de Rabbenou Yaakov Ben Moshe Mouline, le Mahar’’il, Allemagne 14ème siècle), fait mention de l’usage de « certaines femmes », qui, après avoir allumé les Nerot, placent leurs mains devant la flamme, et récitent la Bra’ha avant de profiter de leur lumière.


Selon le Mahary’’o, cette façon de faire reste en accord avec la règle de Over Laasiyatan (la Bra’ha précède la Mitsva), car elles ne profite de la lumière des Nerot, qu’après avoir réciter la Bra’ha.


Conclusion de Maran

(Rabbi Yossef Karo)

dans le Shoul’han Arou’h

Shoul’han Arou’h (Ora’h ‘Haïm chap.263)

 

Attention !


Dans toutes les éditions du Shoul’han Arou’h, depuis près de 400 ans, figurent, au côtés des propos de Maran, les « Hagahot », ou notes, écrites par Rabbi Moshe Isserliss, le RaMA, Pologne 16ème siècle, et dans lesquelles il exprime son avis lors que l’usage dans les pays Ashkenazes, diverge de l’opinion de Maran.


Parag.5


« Lorsqu’on allumera, on récitera : Barou’h Ata Hashem…

Note (RaMA) : Certains disent qu’ils faut réciter la Bra’ha avant l’allumage, et certains disent qu’il faut la réciter après, et pour que la Bra’ha soit Over Laassiyatan (avant la Mitsva), on place les mains devant les Nerot, après les avoir allumer, et on récite la Bra’ha. Tel est l’usage. »


Analyse du parag.5


Les termes « Lorsqu’on allumera, on récitera… » mentionnés dans ce paragraphe, pourraient indiquer que l’on doigt réciter la Bra’ha après l’allumage.


Ceci est une fausse déduction, et pour différentes raisons :

· Le terme « lors que » (en hébreux, « Késhé ») a un sens de « quand on sera sur le point d’allumer », car la lettre « Shin » de « késhé », vient remplacer le mot « Kaasher », qui, comme nous le savons, indique une action à venir.


· L’intention de Maran, ici, sera de nous apprendre une particularité de la Mitsva de l’allumage des Nerot.


Bien que celle-ci n’a pour vocation que de protéger le foyer de la discorde (Shalom Baït), elle s’accompagne quand même d’une Bra’ha.

Ce qui n’est pas le cas pour la Mitsva de Maïm A’haronim (les dernières ablutions, à la fin d’un repas), qui a aussi une vocation protectrice (maladie oculaires), mais qui pourtant, ne s’accompagne pas de Bra’ha.


Note explicative:


Selon la Guémara dans Shabbat 25b, les ‘Ha’hamim (sages) ont instituer l’obligation d’allumer les Nerot, pour être surs que personne ne restera dans l’obscurité, en risquant ainsi de trébucher, et de ce fait, de se disputer avec les membres de son foyer.


Nous pouvons constater dans ce paragraphe 5, que Maran tranche selon l’avis du RaMBaM, du RIF, de Rabbenou TAM, et de la majorité écrasante des Poskim cités avec eux plus haut.


Alors que le RaMA tranche selon l’opinion du Mahary’’o, qui représente un avis minoritaire.

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