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La Meguila d’Esther (le rouleau d’Esther) décrit les évènements survenus depuis le décret
funeste d’Haman jusqu’à la délivrance miraculeuse du peuple juif. La lecture de la Méguila représente une louange à Dieu pour Ses bienfaits envers Son peuple. Elle permet également
d’apprendre la façon dont Dieu conduit les affaires du monde et intervient en faveur de Ses créatures.
La Meguila est lue deux fois, la nuit et le jour. La lecture doit se faire dans un rouleau de parchemin répondant aux normes de la halakha.
Les femmes sont, elles aussi, tenues d’écouter la lecture de la Meguila. Bien que les préceptes de Pourim dépendent du temps, les femmes doivent les observer parce qu’elles bénéficièrent
du miracle. En effet, Haman avait projeté d’anéantir le peuple juif tout entier, y compris les femmes.
Il est obligatoire d’entendre la lecture de la Meguila sans en manquer un seul mot. Si, après coup, une personne n’a pas entendu quelques mots, elle les lira immédiatement pour elle-même
dans le livre qu’elle a sous les yeux ou de tête. Il ne faut pas parler durant la lecture.
Avant la lecture sont récitées les trois bénédictions suivantes : (Tu es source de bénédiction, Eternel notre Dieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a
ordonné la lecture de la Meguila) et : (Tu es source de bénédiction, Eternel notre Dieu, Roi de l’univers, qui a accompli des miracles pour nos ancêtres dans ces temps là, à cette époque)
ainsi que « Chéhé’héyanou ». Dans le rite séfarade, la bénédiction « Chéhé’héyanoou » n’est récitée que la nuit.
L’homme qui prononce les bénédictions aura l’intention d’en acquitter l’auditoire qui, pour sa part, aura l’intention d’être acquitté des bénédictions ainsi que de la lecture de la
Meguila. Après la lecture du soir, on dit les passages « Achère héni » et « Chochanat Yaacov » tandis que, dans le rite séfarade, d’autres Psaumes figurant dans les livres de prières sont
récités.
Au moment où la bénédiction « Chéhé’héyanou » est récitée (avant la lecture de la Meguila), il est bon de penser qu’elle nous acquitte également des autres préceptes de Pourim : l’envoi
des mets (michloa’h manot), le repas de Pourim, etc. Dans les communautés où l’on dit cette bénédiction le jour, on y pensera le jour, puisque c’est alors que sont observés les
commandements de Pourim. Les membres des communautés séfarades penseront à cela lors de la bénédiction « Chéhé’héyanou » récitée la nuit.
Lorsque la Meguila est lue en présence d’au moins dix hommes, la bénédiction « Harav ète rivénou », se trouvant dans les livres de prières, est récitée.
On a coutume de dérouler la Meguila et de la plier feuille sur feuille comme une lettre, car elle est appelée « la lettre de Pourim ». L’auditoire n’a pas besoin de le faire.
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Le passage « al hanissim…biméi Mordekhaï ve Esther… » est ajouté dans la bénédiction « Modim
» du Chemoné-Essré ainsi que dans la bénédiction « Nodé lekha » des actions de grâces après le repas.
Après la lecture de la Meguila le soir, on dit le passage « Veata kadoch… » Si Pourim commence à la sortie de Chabbat, le passage « Vihi noam » sera récité auparavant.
Dans la prière du matin, avant la lecture de la Meguila, on lit dans laTorah la section « Vayavo Amalek » (Exode 17.8-16) car Haman était un descendant d’Amalek.
Ta’hanoune n’est pas récité les jours de Pourim et de Chouchane Pourim (Pourim de Suze), ni « Lamenatzéa’h » (avant « Ouva LeTzion »).
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Il s’agit d’un commandement positif que d’envoyer, à Pourim, des mets à ses prochains, car ce
geste intensifie la fraternité et l’amitié entre les Juifs. Il faut envoyer au moins deux sortes d’aliments préparés, aussitôt comestibles, à une personne. On peut également offrir des
boissons.
Il vaut mieux que les mets soient envoyés par un intermédiaire et non par la personne qui les prépare.
Un autre précepte du jour est d’offrir des dons aux pauvres : au moins un don à deux pauvres. Ces dons peuvent consister en de l’argent ou de la nourriture.
Le Rambam écrit :
Il vaut mieux donner beaucoup de dons aux pauvres que de dépenser de grandes sommes pour le repas de Pourim ou l’envoi des mets. Car il n’y a pas de joie plus grande et plus belle que
celle de réjouir les pauvres, les orphelins, les veuves et les prosélytes. La personne qui réjouit le cœur de ces malheureux est comparable à la Présence Divine, à propos de laquelle il
est dit : « Pour ranimer l’esprit des découragés et raviver le cœur des malheureux » (Isaï 57.15).
Les femmes sont également tenues d’accomplir les préceptes d’envoi de mets et de dons aux pauvres. Les hommes enverront leurs mets à un homme et les femmes, à une femme.
Ces préceptes doivent être accomplis le jour. Là où il n’y a pas de pauvres, on peut réserver, le jour de Pourim, une somme que l’on donnera plus tard à des indigents.
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Pourim fut désigné comme un jour de festin et de réjouissance. Un commandement du jour
consiste en la consommation du « repas de Pourim » (seoudat Pourim). On a coutume de prendre ce repas de fête après la prière de Min’ha, en veillant à ce que la majeure partie du repas
ait lieu le jour. Même lorsque le repas se poursuit dans la soirée, on ajoutera le passage « al hanissim » dans les actions de grâce après le repas.
Au cours du repas de Pourim, les réjouissances seront accompagnées de boissons fortes, comme le recommandent nos Sages : « L’homme est tenu de boire à Pourim jusqu’à ne plus pouvoir faire
la différence entre : Béni est Mordekhaï et : Maudit est Haman ».
Pendant le repas, on exprimera longuement ses louanges envers le Créateur, pour Sa bonté et Sa délivrance lors du décret d’Haman. Il est bon d’étudier un peu la Torah avant de commencer
le repas. En effet, sur le verset de la Meguila : « Les Juifs avaient la lumière, la joie, l’allégresse et l’honneur », nos Sages commentent : « la lumière – il s’agit de la Torah
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