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Cette semaine, pendant les jours de ‘Hanouka, je vous propose ב''ה quelques exposés de Moussar sur la fête de ‘Hanouka
Dans son livre Darké Moussar, Rabbi Ya’akov NEYMANN z.ts.l nous rappelle la très célèbre question posée par MARAN dans le Beit Yossef (Ora’h ‘Haïm chap.670) :
Pourquoi célébrer la fête de ‘Hanouka et allumer les Nérot durant 8 jours, alors que le flacon d’huile trouvé par les ‘Hashmonaïm contenait déjà la quantité nécessaire pour allumer une nuit ? Le miracle s’est donc produit durant 7 jours et non 8 !
Hormis les réponses proposées par les décisionnaires (et que l’on a déjà devellopé dans nos précédents exposés Hala’hquies et cours vidéos sur ‘Hanouka), le Tsaddik Rabbi Sim’ha ZISSEL z.ts.l expliquait qu’en instaurant un souvenir du miracle, nos maitres ont voulus exprimé que la nature est aussi un miracle !
Chaque jour où l’huile brûle est en soi un miracle !
L’huile naturelle n’est intervenue en rien dans le déroulement du miracle.
Voici les propos du RAMBAN (dans son commentaire sur la Torah, fin de la Parasha de Bo) :
« C’est à partir des grands miracles de notoriété que l’homme peut reconnaitre les miracles moins importants, qui sont les véritables fondements de toute la Torah.
Nous n’avons droit à une part de la Torah de Moshé Rabbenou que lorsqu’on croit et que l’on reconnait que tout notre vécu au quotidien n‘est que miracle, sans la moindre notion de naturelle ou de fonctionement logique du monde… »
C’est ainsi que nous pouvons expliquer l’enseignement de nos maitres dans la Guéméra Péssa’him (118a) :
La subsistance de l’homme est aussi difficile que le partage de la Mer Rouge.
On met ici en comparaison la subsistance matérielle de l’homme, la chose la plus naturelle, qui passe par toutes sortes d’interventions humaines, avec le partage de la Mer Rouge, qui relève de façon catégorique du miracle !
On compare une chose essentiellement naturelle avec une chose catégoriquement miraculeuse !
Ce n’est que pour nous démontrer que même le naturel n’est que l’intervention divine !
Le naturel n’existe pas !
Il est rapporté dans la Guemara Ta’anit (25a) :
La fille de Rabbi ‘Hanina Ben Dossa alluma par erreur les Nerot de Shabbat avec du vinaigre à la place de l’huile.
Elle resta assise en pleurant, car les Nerot allaient s’éteindre d’un moment à l’autre, et cela les forcera à rester dans l’obscurité durant tout le Shabbat.
Son père constata sa grande peine, et lui dit : « Ma fille, pourquoi pleures-tu ? Celui qui a dit l’huile de brûler, dira également au vinaigre de brûler ! »
Il en fut selon ses paroles, et les « Nerot au vinaigre » brûlèrent durant tout le Shabbat, et s’éteignirent seulement à la sortie de Shabbat.
Toute personne qui croit à l’association du naturel dans la création et le fonctionnement de monde, n’est qu’un idolâtre qui croit en l’association (שיתוף) d’une force étrangère à Hashem !
Cependant, cela ne signifie pas qu’il faut rester passif et oisif, sans s’occuper des choses de la nature, car l’homme, en tant que joyau de la création divine – puisqu’Hashem a placé l’homme au-dessus de toute la création – se doit de réaliser tout ce qui l’incombe, comme le dit le verset : « Je te bénirais dans tout ce que tu réaliseras… »
Cela montre qu’une certaine intervention de l’homme lui est exigée, afin qu’Hashem puisse faire résider sa bénédiction sur l’œuvre humaine.
Nous avons déjà eu l’occasion de voir les miracles et les merveilles dont Hashem nous a gratifié lors des guerres d’Israël, alors que peu de naturel était présent.
Seul un aveugle peut prétendre : « Ma force et la puissance de mon bras m’adonné la victoire. »
Nous avons l’espoir qu’Hashem nous montrera encore d’autres merveilles et d’autres miracles dévoilés, comme il nous les a montrés jusqu’à présent !
Mais de notre côté, nous devons nous renforcer dans la Torah, la foi et la crainte d’Hashem, car ce n’est qu’ainsi que nous pourrons acquérir la confiance en la délivrance qu’Hashem apportera à sa terre et à son peuple.
‘Hanouka Samea’h