Bienvenue sur le site de halakha créé par Rubben Salfati. Vous pouvez consulter des halakhotes et les imprimer gratuitement Un jour une halakha( devise du site). Ce site est mis a jour chaque jour avec une halakha. Vous pouvez me contacter a l'adresse suivant: rubbensalfati@gmail.com
Une femme a-t-elle le droit de travailler le jour de Roch H’odech ?
Réponse :
Nos maîtres enseignent dans le Pirké Dé-Ribbi Eli’ezer que lors de la faute du veau d’or, Aharon dit à toute l’assemblée d’Israël : « Détachez les anneaux d’or des oreilles de vos
femmes, de vos fils et de vos filles… », afin de fondre l’or et d’en confectionner le veau d’or. Lorsque les femmes entendirent, elles refusèrent de donner leurs anneaux à leurs maris en
leur disant : « Vous désirez confectionner une statut, une idole qui n’a pas la capacité de sauver et qui n’est qu’abomination pour Hachem ?! Nous ne vous écouterons
pas ! »
Hachem les récompensa dans ce monde-ci en leur donnant l’observance des jours de Roch H’odech, de façon supérieure aux hommes, et dans l’autre monde en leur donnant la capacité de retrouver
leur jeunesse, comme le renouvellement du cycle lunaire mensuel.
C’est pourquoi, les femmes ont la tradition de ne pas effectuer de travail le jour de Roch H’odech. D’autres explications ont été données sur cette tradition.
Le TOUR ajoute une explication au nom de son frère Rabbi Yéhouda (auteur du Chou’t Zih’ron Yéhouda) : Les 3 fêtes (Péssah’, Chavou’ot et Soukkot) nous ont été données par le mérite des 3
patriarches, et les 12 Roch H’odech nous ont été donnés par le mérite des 12 tribus d’Israël. Lorsqu’Israël commis la faute du veau d’or, les 12 jours de Roch H’odech furent retirés du
mérite d’Israël et attribués aux mérites des femmes car elles n’avaient pas pris part à cette faute.
Cependant, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita écrit que les femmes ne se sont engagées à s’interdire seulement des travaux comme le tissage, qui représente un travail laborieux que les
femmes avaient l’usage de pratiquer dans le temps. Telle est également l’opinion du Gaon Ya’bets dans son livre Mor Ou-Ktsi’a qui écrit que les travaux plus faciles que ceux effectués par les
femmes sont permis le jour de Roch H’odech.
Par conséquent, les femmes sont autorisées à laver le linge avec un lave linge puisque cela ne représente pas une fatigue significative. Elles sont également autorisées à broder ou à coudre
pour les besoins des membres du foyer, mais pas pour gagner une rétribution.
Les femmes qui travaillent pour obtenir leur Paranassa, et qui ne peuvent s’absenter de leur travail par risque de perdre leur emploi, sont autorisées à travailler le jour de Roch H’odech.
A l’époque des RIchonim (décisionnaires médiévaux), de nombreux hommes avaient également l’usage de ne pas effectuer de travail le jour de Roch H’odech, pour différentes raisons.
C’est pourquoi, notre maître le H’YDA écrit qu’un homme qui désire s’imposer la rigueur de ne pas travailler le jour de Roch H’odech, un tel geste lui sera compté comme un mérite
particulier.
Notre maître le Rav Chlita écrit encore que si un homme a l’usage de ne pas travailler le jour de Roch H’odech et consacre cette journée à étudier la Torah, heureux soit il ! (S’il désire
interrompre son usage, il doit procéder à Hataratt Nédarim pour ne pas voir dit « Bli Néder ».)