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Il est enseigné dans la Guémara Béra’hot (3a) :
Nos maîtres ont dis : La nuit est partagée en 3 parties pendant lesquelles le monde est gardé par les Mal’a’him (les anges). A chaque relève de la garde, Hashem
rugi comme un lion et dit « Malheur aux enfants par la fautes desquels j’ai détruit ma maison, j’ai brûlé mon palais, et je les ai exilé à travers les nations ! »
Le ROSH écrit sur place :
« Il est convenable pour toute personne qui craint Hashem, de s’affliger et se soucier à ces moments là, et de déverser des supplications sur la perte du Beit
Hamikdash, comme il est dit (Ei’ha chap.2): Lève toi, et gémis pendant la nuit, au début des gardes. »
Il est expliqué à travers cette Guémara qu’il est souhaitable à toute personne qui craint Hashem, de dire des supplications devant Hashem, si l’on est éveillé lors
de ces moments précis des relèves de la garde.
Tout ceci selon notre Talmud (Talmoud Bavli).
MARAN écrit dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H chap.1 parag.2) :
Lorsqu’on se lève pour dire des supplications devant le Créateur, on doit faire en sorte de se réveiller aux heures pendant lesquelles la garde est relevée, qui
correspondent à la fin du 1er tiers de la nuit, à la fin des 2 tiers de la nuit, et à la fin de la nuit.
Il faut donc – d’après le Shoul’han ‘Arou’h – partager la nuit en 3 parties, et les moments intermédiaires à ces 3 parties, sont des moments propices à la prière et
à la supplication sur la perte du Beit Hamikdash et l’exil.
Cependant, nos maîtres les Kabbalistes (le Ari Hakadosh et ses disciples) ont instauré qu’il est préférable de réciter ces prières et supplications à l’heure
précise de la moitié de la nuit (‘Hatsot Laïla) et pas avant. Ce moment précis – d’après les kabbalistes – représente le moment le plus propice à la prière sur la perte du Beit Hamikdash et sur
l’exil d’Israël. Tel a été l’usage de tout temps, à travers les communautés d’Israël, de se lever pour l’heure précise de ‘Hatsot (la moitié de la nuit), afin d’épancher des prières et
supplications sur la perte du Beit Hamikdash.
L’heure précise de ‘Hatsot s’obtient en ajoutant simplement 12 heures sur ‘Hatsot Hayom (la moitié de la journée).
Notre maître le ARI Hakadosh, a institué un rituel très précis, selon la Kabbala (le sens mystique de la Torah), pour la prière et la supplication au moment précis
de ‘Hatsot. Ce rituel est imprimé dans les Siddourim, aussi bien chez les Sefaradim que chez les Ashkenazim. Ce rituel a été accepté par toutes les communautés du peuple juif, et il se nomme «
TIKOUN ‘HATSOT ». Il est souhaitable à toute personne qui craint Hashem, de réciter le TIKOUN ‘HATSOT chaque nuit, selon le rituel composé par le ARI Hakadosh.
Le Tikoun ‘Hatsot se compose de 2 parties :
Tikoun Ra’hel
Tikoun Leah
Il y a des périodes où nous ne disons que le Tikoun Leah, sans dire le Tikoun Ra’hel. Parmi ces périodes, l’année de la Shemita, nous ne disons que le Tikoun Leah.
Tout ceci pour des raisons Kabbalistiques.
Notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita, même si son temps est si son temps est si précieux puisqu’il consacre le moindre instant à l’étude de la Torah et
qu’il ne s’étend pas dans des textes qui ne font pas parties des obligations de la prière, comme les divers « Yéhi Ratson », malgré tout, étant donné la grande importance du Tikoun H’atsot, il
s’impose de le dire avec beaucoup d’émotion et de ferveur, comme ci c’est à chaque fois la première fois qu’il dit le TIjoun H’atsot. Comment ne pouvons nous pas nous imposer cette grande chose
quand on voit notre maître le Rav Chlita dire le Tijoun H’atsot, au moins lorsqu’on est éveillé à cette heure là. nos maître enseignent que celui qui prendra le deuil de Jétrusalemn, mérite de
voir sa reconstruction.
Dans la prochaine Halah’a, nous développerons davantage ce sujet, et nous expliquerons si les femmes doivent s’imposer le Tikoun H’atsot.