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Il est une Mitsvat ‘Assé (un commandement positif) ordonnée par la Torah d’écouter la sonnerie du Chofar le jour de Rosh Ha-Chana, comme il est dit : « Ce sera pour
vous un jour de sonnerie ».
Il est interdit de parler entre les différentes sonneries, à fortiori pendent les sonneries elles même.
Les Poskim (les décisionnaires) discutent sur le fait de dire le Vidouï (se repentir de ses fautes) entre les différentes série de sonneries (comme c’est imprimé
dans certains Mah’zorim – rituels de prières).
L’opinion de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita est qu’il est interdit de dire quoi que ce soit, même le Vidouï, entre les différentes séries de
sonneries.
Notre maître le Rav Chlita pense que même si une personne avait cette tradition jusqu’à présent, elle doit s’en défaire, car en s’interrompant de n’importe quelle
façon entre les différentes séries de sonneries, on s’introduit dans un risque de Bérah’a Lé-Vatala (avoir réciter une Bénédiction en vain), ainsi que dans un doute s’il faut peut être redire la
bénédiction sur le Chofar.
Cependant, Il est permis de penser le Vidouï entre les différentes séries de sonneries sans le prononcer, mais ceci uniquement par la penser et uniquement entre les
différentes séries de sonneries, mais pendant les sonneries elles même, nous devons garder le silence et écouter attentivement les sonneries du Chofar.
Les femmes sont exemptes de la Mitsva du Chofar, puisque c’est une Mitsvat ‘Assé Ché-Hazéman Guérama (un commandement positif lié à une limite dans le temps), or,
les femmes sont exemptes de toute Mitsvat ‘Assé Ché-Hazéman Guérama.
Cependant, les femmes ont la tradition de venir à la synagogue le jour de Roch Ha-Chana pour écouter le Chofar.
Une femme qui ne peut se rendre à la synagogue le jour de Roch Ha-Chana, peut entendre le Chofar chez elle en faisant venir quelqu’un qui lui sonnera (ou bien à la
synagogue pendant l’après midi de Roch Ha-Chana, comme c’est l’usage dans diverses communautés).
Mais attention !!
Il est interdit de réciter la Bérah’a sur le Chofar lorsqu’on sonne pour une femme, puisque les femmes sont exemptes de cette Mitsva selon Din.
Certaines femmes Achkénazes ont la tradition de réciter elles même la Bérah’a du Chofar lorsqu’on vient leur sonner, et elles ont un appui Halah’ic
valable.
Cependant, chez les Séfaradim, même lorsqu’on sonne le Chofar pour des femmes, elles ne récitent pas la Bérah’a.
La Mitsva de Chofar peut être accomplie durant toute la journée de Roch Ha-Chana, du lever du soleil jusqu’au coucher.
Par conséquent, lorsqu’on sonne pour des femmes, nous pouvons le faire tant que la Chki’a (le coucher du soleil) n’est pas arrivé.
Nous avons un grand principe selon lequel les Mitsvot nécessitent une concentration (Kavana), comme nous l’avons développé dans une Halah’a.
Par conséquent, lorsqu’on entend le son du Chofar le jour de Roch Ha-Chana, il faut se concentrer et penser que l’on accomplit un commandement positif de la
Torah.