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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 10:33

1. « …TU ES TENU DE LES RELEVER AVEC LUI » « ET SI ON SE BOUGEAIT UN PEU ?! »

« Tu ne dois pas voir l'âne ou le bœuf de ton frère s'écrouler (par sa charge) sur la voie publique et te dérober à eux: tu es tenu de les relever avec lui. » (Devarim 22-4, extrait de notre Parasha)

Sifré sur Devarim
Si le propriétaire de l’animal va s’assoir en disant à la personne venue l’aider : « Puisqu’il t’incombe de décharger mon âne, décharge-le.»
Dans ce cas-là, on est exempt de l’aider.

Selon le ‘Hafeç ‘Haïm, cette Hala’ha est porteuse d’un grand message de morale pour l’homme dans sa relation avec Hashem.

En effet, l’homme demande de l’aide à son Créateur pour différents domaines de la vie :
« Hashem, de grâce, donne-moi la Parnassa (la subsistance matérielle ! »
« Hashem, j’aimerai bien me marier ! »
« Hashem, donne-moi la santé ! » …

Hashem, dans sa grande bonté est tout disposé à nous venir en aide, et à nous défaire du lourd fardeau de nos soucis.
Mais Il nous demande qu’une seule et toute petite chose :

« Je veux bien t’aider en te déchargeant de tous tes soucis, mais la moindre des choses c’est que tu « mettes la main à la pâte » !!! »

Ce n’est pas le tout de demander, il faut aussi montrer par notre Hishtadlout (notre effort personnel), que nous voulions réellement le changement dans notre vie que nous demandons à Hashem !

Quelqu’un qui demande la Parnassa à Hashem, mais qui passe la majeure partie de son temps à des futilités comme rester devant la télévision, surfer sur Internet, faire des grâces matinées, Hashem n’aidera jamais une telle personne qui ne fait aucun geste pour montrer qu’elle veut s’en sortir. Cette personne fera une brillante carrière de chômeur !!!

De même pour les gens qui veulent tellement se marier, mais qui font tout pour rester célibataires :
Si on propose un Shidou’h (une présentation) à une personne, qu’elle commence déjà par accepter de se rendre au rendez-vous, au lieu de chercher d’abord à connaître tout le « pedigree » de la personne que l’on désir lui présenter !!
Ou alors, cette personne devra tout simplement revoir ses « critères » de recherche, et vérifier si le problème ne vient pas plutôt d’elle.
Hashem ne peut aider quelqu’un à se marier que si cette personne montre vraiment, et pas seulement par sa prière, mais aussi par ses actes, qu’elle veut se marier !!

De même, pour la santé :
Hashem peut-il aider quelqu’un à protéger sa santé, alors que cette personne l’a néglige totalement ?!
Lorsqu’on a un traitement prescrit par un médecin et qu’on ne le prend pas, toutes les Kavanot (les concentrations) dans la Bera’ha de Réfaenou (la bénédiction consacrée à la guérison, dans la ‘Amida – la prière quotidienne), ainsi que toutes les prières ne serviront pas à obtenir la guérison !!

Nous demandons tous les jours à Hashem :
« Elokaï ! Neçor Leshoni Mera’, Ousfate’ha Midaber Mirma… »
« Mon D. ! Préserve ma langue du mal, et mes lèvres de la médisance… »

Est-ce que nous faisons nous même un effort pour nous préserver de tout cela ?!
Nous sommes plutôt à l’affût de la moindre discussion pouvant « démolir » n’importe qui !!!
Et plus il y a de victimes de nos « attentats verbaux », plus c’est intéressant !!!

Hahsem doit-il nous aider à nous préserver dans de telles conditions ?!

Le ‘Hafeç ‘Haïm donne une image pour comprendre ce message :

Un jour, un nécessiteux - dont la situation matérielle était arrivée à son stade le plus catastrophique- rencontre un homme très riche dans la rue.
Le nécessiteux dit au riche :
« J’ai une demande très importante à vous adresser : Pouvez vous m’accorder la faveur de me prêter la somme de 5 000 roubles (une grande somme pour l’époque), car j’ai l’occasion de conclure une grande affaire financière qui pourra me permettre de ne pas mourir de faim ? »
Le riche lui répondit :
« Sans problèmes ! Je suis tout disposé à te les prêter, simplement je ne les ai pas sur moi maintenant. Passe chez moi ce soir à 17h, et je te les remettrais. »
Le soir, le riche s’efforça d’être rentré chez lui pour 17h afin de remettre l’argent au nécessiteux, mais il attendit plus d’1 heure sans que personne ne vienne. Le riche pensa que le nécessiteux avait été retenu par un quelconque empêchement de dernière minute.
Le lendemain, le riche marchait dans la rue, quand soudain le nécessiteux se dirigea vers lui en disant :
« Monsieur, je vous en prie, j’ai vraiment besoin de cette somme d’argent ! Accordez-moi ce prêt ! »
Le riche lui répondit :
« Mais je t’ai déjà dit hier de passer chez moi à la maison et je te remettrais ce que tu demandes ! Je t’ai même attendu plus d’1 heure, mais tu n’es pas venu ! Bon, ce qui est fait est fait ! Je t’attends aujourd’hui pour 17h chez moi à la maison, et l’argent sera prêt. »
Le riche mit encore une fois tout en œuvre pour être rentré chez lui pour 17h, mais le nécessiteux ne se présenta pas.
Le lendemain, le nécessiteux trouva le riche dans la rue et le supplia de nouveau :
« Je dois absolument conclure cette affaire pour me sortir de ma situation difficile et j’ai besoin de 5 000 Roubles ! Prêtez-les-moi de grâce !! »
Le riche ne pouvant se contenir davantage répondit au nécessiteux :
« Je constate qu’il n’y a aucune vérité dans tes propos ! Tu n’as absolument pas besoin d’argent, car si tu en avais vraiment besoin, tu serais venu chez moi hier ou avant-hier, à l’heure que je t’avais fixée !! Je t’ai attendu plus d’1 heure à chaque fois, et tu n’es jamais venu.
Si tu étais venu, tu aurais reçu l’argent que je t’avais préparé. Je pense que tu n’es qu’un fou qui n’est pas conscient de ce qu’il dit !! »

Nous adressons des demandes à Hashem, et il est disposé à nous accorder tout ce que nous lui demandons. Mais il nous demande d’être là au rendez-vous qu’il nous fixe, afin de nous procurer ce dont nous avons besoin. Le rendez-vous est fixé à la synagogue aux heures des Tefilot (prières quotidiennes), au Beit Hamidrash (la maison d’étude) pour y entendre des cours de Torah, mais nous ne sommes pas là !!!

Avons-nous réellement besoin de tout ce que nous demandons ?!!!

 

2. Le Ben Sorer ou Moré : Education ou Prévention

 



3. Le Ma'aké : L'ambition materielles et ses conséquences

 

« Quand tu bâtiras une nouvelle maison, tu établiras une balustrade autour du toit, pour éviter que le sang ne soit pas présent dans ta maison, si quelqu'un venait à en tomber. » (Devarim 22-8)

L’auteur du Ben Ish ‘Haï - dans son livre ‘Od Yossef ‘Haï - explique cette loi par une histoire :

Un homme avait l’habitude de se rendre chez les arabes pour ses affaires, afin d’y acheter des œufs ainsi que des coqs, qu’il apportait en ville où il les vendait au marché avec un faible bénéfice.
C’est ainsi qu’il nourrissait sa famille chaque semaine, mais ses revenus étaient très modestes, et il ne gagnait pas grand-chose de ce commerce.

Un jour, alors qu’il portait sur la tête un panier qui contenait plus de 1 000 œufs, ainsi que de nombreux coqs accrochés à ses épaules, il marchait du village arabe vers la ville pour y vendre sa marchandise comme chaque semaine, quand soudain il lui vient une idée :
« Jusqu’à quand vais-je continuer à m’investir dans un commerce qui me demande tellement d’efforts et qui me rapporte si peu ! Ce panier contient plus de 1 000 œufs et il y a là de nombreux coqs ! Lorsque je vais arriver en ville, je ne vais pas aller les vendre au marché, je vais simplement tout apporter chez moi. Je placerais les coqs sur les œufs, et de cette façon, j’aurais un poussin de chaque œuf. Au bout de 10 jours, je possèderais 1 000 poussins qui grandiront et qui produiront à leur tour 1 000 œufs. De chaque œuf sortira un poussin femelle, Etc…Ensuite, je vendrais les coqs pour 1 Dinar d’argent par coq, et je possèderais 200 000 Dinar d’argent, qui me serviront à acheter de la laine que j’exporterais à Londres pour la vendre, Etc… jusqu’à ce que je devienne très riche comme Rothschild … Ensuite, lors de l’anniversaire du Roi, j’irais me prosterner à lui… » Et en disant cela, il fit semblant de se prosterner, quand tout à coup, le panier rempli d’œufs tomba dans un puits profond et tous les œufs se cassèrent. A ce moment précis, il se réveilla de la somnolence de ses pensées, et constata qu’il ne possédait plus rien, ni œufs, ni poussins, ni Dinars…

C’est ce que veut dire notre verset :
« Quand tu bâtiras une nouvelle maison… » - Lorsqu’il te viendra une idée nouvelle, par laquelle tu envisages de t’enrichir dans ce monde.
« …tu établiras une balustrade autour du toit… » La pensée est surnommée « toit » car elle se trouve dans la tête qui constitue le toit du corps. Il est nécessaire de construire une balustrade, une barrière, une limite au toit qui est la pensée, afin de ne pas trop penser à s’enrichir et à s’étendre.
« … pour éviter que le sang ne soit pas présent dans ta maison, si quelqu'un venait à en tomber. » Le mot sang se dit « Damim ». Mais le mot « Damim » peut aussi vouloir dire « Imagination » (de la racine « Dimyon »). Ce qui veut dire : ne sombre pas dans l’imagination sur la richesse et les avantages matériels de ce monde, et ceci pourquoi ? « …si quelqu'un venait à en tomber ».

Les nombreuses pensées, et la trop grande imagination peuvent entraîner la chute du bonheur déjà existant.

Shabbat Shalom


« Si un homme a un fils dévoyé et rebelle, sourd à la voix de son père comme à celle de sa mère, et qui, malgré leurs corrections, persiste à leur désobéir, son père et sa mère se saisiront de lui, le traduiront devant les anciens de sa ville, au tribunal de sa localité, et ils diront aux anciens de la ville: "Notre fils que voici est dévoyé et rebelle, n'obéit pas à notre voix, s'adonne à la débauche et à l'ivrognerie." Alors, tous les habitants de cette ville le feront mourir à coups de pierres, et tu extirperas ainsi le vice de chez toi; car tout Israël l'apprendra et sera saisi de crainte ». (Devarim 21-18 Début de notre Parasha)

Rashi

Le Ben Sorer Ou-Moré (le fils dévoyé et rebelle) est condamné à mort à cause de sa fin. En effet, la Torah a anticipé sa pensée, car cet enfant finira pas voler l’argent de son père (pour s’acheter de quoi s’enivrer), et lorsqu’il ne trouvera pas d’argent, il détroussera les voyageurs. La Torah dit : « Il est préférable que cet enfant meurt innocent plutôt que coupable. »

(Note importante : Le cas du ben Sorer Ou-Moré est un cas théorique, qui n’a jamais existé et qui n’existera jamais, et à travers lequel, la Torah veut nous enseigner certaines valeurs fondamentales (Guémara Sanhedrin 71a)

Question

Pourquoi cet enfant doit-il mourir ? N’est-il pas présentent encore innocent ?! Pourtant, Ishma’el a été sauvé miraculeusement de la mort lorsqu’il était enfant et qu’il se trouvait avec sa mère dans le désert ? Pourquoi n’a-t-il pas été lui aussi condamné à mort à cause de sa fin, puisqu’il laissera Israël mourir de soif lors de la destruction du Beit Ha-Mikdash ?
De plus, n’y a-t-il pas la Teshouva (le repentir) qui permet d’effacer les fautes ?

Réponse (au nom du livre Kol Yehouda, du Gaon et çaddik Rabbi Yehouda TSADKA z.ts.l)

Selon le IBN ‘EZRA, le fait de s’adonner à l’ivresse, révèle chez cet enfant un penchant pour l’Apikorsout (l’hérésie). En effet, l’alcool montre chez lui un désir de se délecter des plaisirs de ce monde, par toutes sortes de nourritures et de boissons.

Cette conclusion est terrifiante puisque cela nous indique que toute personne qui considère ce monde-ci uniquement pour les plaisirs qu’il apporte, cette personne est comparable à un Apikoross (un hérétique), car c’est de cela que dépend toute la Emouna (la foi).

La personne qui considère ce monde-ci comme essentiel s’y consacre totalement, et si elle ne parvient pas à la réussite matérielle dans des conditions légales, elle n’aura aucun scrupule à y parvenir dans des conditions illégales.
Cette personne n’accorde aucune considération aux interdits de la Torah, puisque ce monde-ci est essentiel pour elle. Cette personne est donc comme un Apikoross qui ne redoute rien. Même lorsque des épreuves s’abattent sur lui, il les attribut au hasard, sans penser que c’est peut être à cause de ses fautes que ces épreuves le frappent. C'est pourquoi ce genre d’individus ne font – généralement – jamais Teshouva et meurent avec leur faute.

C’est la raison pour laquelle la Torah dit : « Il est préférable que cet enfant meurt innocent… » c'est-à-dire, tant qu’il n’a pas encore transgressé les grandes fautes de la Torah, « …plutôt que coupable,» et qu’il perde aussi bien ce monde-ci que l’autre monde.

Ce qui n’est pas le cas d’Ishma’el, car lorsqu’il se trouvait avec sa mère dans le désert, sur le point de mourir de soif, il était encore innocent de la faute qu’il commettra plus tard, en laissant Israël mourir de soif, et il n’avait pas encore entamé cette faute, c’est pourquoi il est jugé sur ce moment précis où il était encore çaddik. Alors que le Ben Sorer Ou-Moré a déjà montré – par son penchant vers l’alcool – qu’il entame sa faute dès à présent.

Histoire

Un jour, un terrible mécréant, qui volait et assassinait les gens, fut arrêté et condamné à mort par pendaison.
La foule se réunit pour assister à la pendaison. La mère du condamné se trouvait également présente et pleurait amèrement.

Selon l’usage, le bourreau s’approcha du condamné pour lui demander quelle était sa dernière requête.
Le condamné demanda à s’approcher de sa mère afin de se séparer d’elle avant de se séparer de la vie.

Sa demande fut accordée et le condamné s’approcha de sa mère en pleurs, mais au lieu d’embrasser son visage, il lui mordit violemment l’oreille et lui arracha !!

A la vision d’une telle horreur, la foule fut prise de panique.

Lorsque le juge demanda au condamné la raison d’un geste aussi ignoble, le condamné répondit :
« C’est ma mère qui est coupable de ma mort et de tous mes actes mécréants, car c’est elle qui ne m’a pas éduqué et guidé sur le bon chemin. Lorsque j’étais jeune, elle négligeait sa surveillance et ne m’a pas empêché de fréquenter des gens qui m’ont mené sur le mauvais chemin. Elle ne m’a jamais fait la morale, ni réprimandé sur mes actes ! Ses yeux ont vu, ses oreilles ont entendu, et aujourd’hui elle est là à verser de nombreuses larmes sur la mort de son fils, mais ces larmes ne sont que des larmes de mensonge qui n’ont aucune efficacité !!
Si elle avait versé de véritables larmes lorsque j’étais encore un enfant, et qu’elle m’avait réprimandé sur mes actes par ses paroles, ses larmes auraient fait fondre mon cœur et ses paroles auraient transpercé mes oreilles ! Je n’aurais pas continué à agir comme je le faisais, et je serai revenu dans le droit chemin.
Que le geste que j’ai fait aujourd’hui, sert d’exemple et de leçon à toutes les mères, afin qu’elles placent l’éducation de leurs enfants en tête de leurs soucis, pour ne pas avoir à pleurer leur fin tragique !!! »

Tout ceci est allusionné par la Torah à travers la loi du Ben Sorer Ou-Moré :
« Notre fils que voici est dévoyé et rebelle… » avouent le père et la mère lorsqu’ils amènent leur fils au Beit Din pour y être condamné à être lapidé. Les parents insistent : Notre fils – celui là est notre fils que nous n’avons pas éduqué correctement et que nous n’avons pas punit par des réprimandes et des coups !

Si ses parents l’avaient éduqué et réprimandé correctement, cet enfant n’en serait pas arrivé à devenir dans son adolescence un Ben Sorer Ou-Moré !!!

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