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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 07:35

Question:

Quelles sont les principales règles de la relatives à la veille du 9 Av et à la Sé’ouda Ha-Mafseket (dernier repas avant le jeûne du 9 Av) ?

Réponse:

Il est rapporté dans le Sefer Ha-Minhaguim de Rabbenou Eizik TIRNA, que l’on ne doit pas se promener la veille du 9 Av.
C’est ainsi que tranche le RAMA dans l’une de ses notes (O.H 553-2), et il semble que c’est également ainsi que tranche notre maître le ‘HYDA dans son livre Birké Yossef (sur O.H 553 note 5), et de nombreux autres décisionnaires.

La veille du 9 Av, lors de Séouda Ha-Mafseket, qui est le dernier repas que l’on mange avant l’entrée du jeûne (repas qui ne peut se prendre qu’après ‘Hatsot Ha-Yom – la moitié de la journée), nos maîtres nous ont interdit de consommer de la viande et du vin.
En effet, même si nous avons l’usage de s’en abstenir depuis Rosh ‘Hodesh Av – comme le rapporte MARAN dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 551-9) – cette usage relève de la tradition et non du Din. Mais la veille du 9 Av lors de la Séouda Ha-Mafseket, il est interdit selon le strict Din de consommer de la viande et du vin.

MARAN rapporte dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 552-2) que nous avons également l’habitude de ne pas consommer du poisson lors de ce repas.

Le Sefer Ha-Agouda (Ta’anit chap.4 sect.23) rapporte que nous avons l’usage de ne pas consommer de bière ou d’autres boissons alcoolisées lors de ce repas. Cet usage est également cité par le MAHARYL (page 246).
Cependant, le MAHARSHAL écrit dans une Tshouva (chap.31) qu’une personne habituée à consommer de la bière pendant ses repas pour des raisons de digestion ou autres, cette personne est autorisée le faire même lors de Séouda Ha-Mafseket.
Les propos du MAHARSHAL sont cités par le TAZ (Touré Zahav – sur le début de O.H 552) ainsi que par le Maguen Avraham (sur O.H 552 note 1). C’est ainsi que tranche le Mishna Beroura (sur O.H 552 note 1).

De même, nos maîtres ont interdit de consommer 2 plats différents lors de Séouda Ha-Mafseket.
Cet interdit qui prend sa source dans une Mishna de la fin du traité de Ta’anit (26b), est tranché dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 552-1).

1 œuf « dur » et 1 œuf « sur le plat » sont considérés comme 2 plats différents sur ce point selon l’explication donnée par le Mishna Beroura (note 8).

Un œuf « à la coque » et un œuf « dur » sont considérés également comme 2 plats différents sur ce point selon le Gaon Rabbi ‘Haïm FALLAG’I dans son livre Mo’ed Le’hol ‘Haï (chap.10 note 31) et le Gaon Rabbi Yossef ‘HAÏM dans son livre Ben Ish ‘Haï (Devarim parag.19).

Cependant, le Shoul’han ‘Arou’h précise (O.H 552-3) que lorsque 2 mets différents sont cuisinés ensemble dans une seule marmite, et c’est l’usage habituel de cuisiner ces 2 mets ensemble, comme une soupe de légumes, ou bien un poivron farci au riz par exemple, ils sont considérés comme un seul plat. Il est donc permis de les manger lors de Séouda Ha-Mafseket, et il est également permis de consommer un autre plat en supplément de celui-ci.

De même, nos maîtres n’ont interdit que 2 sortes de plats différents, mais le pain ou toute chose cuite au four n’est pas considéré comme un plat sur ce point.

Il est également permis de consommer lors de ce repas en supplément d’un plat, toutes sortes de fruits ou de légumes à la condition qu’ils soient crus.
S’ils sont cuits, ils sont considérés comme un plat sur ce point, et l’on ne pourra pas consommer de plat supplémentaire.

S’ils sont en conserve, cela fait l’objet d’une Ma’hloket (divergence d’opinion Hala’hique) parmi nos décisionnaires A’haronim (récents et contemporains).
En effet, selon la règle, « Tout aliment en conserve est considéré comme cuit » (« Kavoush Kemevoushal ») et il a donc le statut de plat.
Le Gaon Rabbi Yehouda ‘AYASH écrit dans son livre Maté Yehouda (sur O.H 552 note 6) que des aliments en conserve ont le statut de plat concernant l’interdiction de consommer 2 plats différents lors de la Sé’ouda Ha-Mafseket la veille du 9 Av, et selon son opinion il est donc interdit de consommer un autre plat en supplément de telles conserves.
Son avis repose essentiellement sur le fait qu’un aliment en conserve peut être utilisé pour le ‘Erouv Tavshilin lorsqu’un Yom Tov tombe un jeudi soir, comme le stipule la Guemara Beça (16b). Selon cela, un aliment en conserve a donc le statut de plat.

Mais en réalité, cette opinion est réfutable car le RAMBAN dans son livre Torat Ha-Adam (84d) ainsi que le Meïri dans ses commentaires sur Ta’anit (30a) affirment que nos maîtres ont simplement voulu faire preuve de certaines souplesses concernant le Din de ‘Erouv Tavshilin, comme le fait de considérer un aliment en conserve comme un plat. Mais il ne faut pas en déduire de façon générale qu’un aliment en conserve a le statut de plat.

D’ailleurs, le Gaon auteur du ‘Arou’h Ha-Shoul’han tranche dans ce sens puisqu’il précise que la règle selon laquelle « Tout aliment en conserve est considéré comme cuit » a été dite seulement pour ce qui concerne les problèmes d’absorption et de rejet du goût alimentaire dans les parois d’un ustensile.
Il cite une autre preuve à partir de la Guemara Nedarim (49a) où il est question du cas d’une personne qui formule un vœu de ne pas tirer profit de « plats ». La Guemara précise que cette personne est malgré tout autorisée à consommer des aliments en conserve.
Ce qui signifie que l’aliment en conserve n’a pas le statut de plat.
Il termine en disant que même si concernant le ‘Erouv Tavshilin, un aliment en conserve a le statut de plat, malgré tout, nos maîtres n’ont interdit de consommer 2 plats différents lors de la Sé’ouda Ha-Mafseket de la veille du 9 Av que pour des raisons d’importance de l’aliment. Hors, un aliment en conserve n’est pas considéré comme un aliment particulièrement important.

Cependant, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita – dans son livre ‘Hazon Ovadia – Arba’ Ta’aniyot (page 255) – après avoir cité les opinions de tous ces décisionnaires, conclut qu’étant donné que le Gaon Rabbi Yehouda ‘AYASH considère qu’un aliment en conserve à le statut de plat, il faut prendre ses propos en considération.
Par contre, notre maître ajoute que s’il s’agit d’un aliment en conserve qui se consomme aussi à l’état cru, il n’a pas le statut de plat et il est donc permis de le consommer avec un plat supplémentaire.
En effet, il y a là un « Safek Sefeka » (un double doute).


Explication :
Il existe une opinion parmi les Rishonim (décisionnaires de l’époque médiévale) selon laquelle un aliment qui se consomme aussi bien cru que cuit n’a pas le statut de plat même s’il est cuit, et il est donc permis de le consommer avec un plat supplémentaire lors de la Sé’ouda Ha-Mafseket la veille du 9 Av.
Cette opinion est celle des Tossafot (Ta’anit 30a) ; du Ma’hzor VITRI (chap.264) et du Gaon Rabbenou ‘Ovadia MI-BARTENOURA (sur Ta’anit chap.4 Mishna 7).
Il est vrai que MARAN dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 552-3) ne tranche pas sur ce point selon les Tossafot et les autres décisionnaires qui partagent leur avis, mais plutôt selon le ROSH (fin de Ta’anit) ; le RAAVAD (cité par le Rosh) ; le TOUR (O.H 552) ; le Hagahot Maïmoniyot (chap.5 note 50) et le Morde’hi (Ta’anit chap.633) au nom du SAMAG (« Assin Derabbanan » 3-249), qui interdisent de consommer un tel aliment cuit avec un plat supplémentaire lors de la Sé’ouda Ha-Mafseket la veille du 9 Av.

1er doute :

Doit-on considérer que la Hala’ha est selon les Tossafot et les décisionnaires qui partagent leur avis, et selon lesquels un aliment qui se consomme aussi bien cru que cuit n’a pas le statut de plat même s’il est cuit, et il est donc permis de le consommer avec un plat supplémentaire lors de la Sé’ouda Ha-Mafseket la veille du 9 Av, ou bien doit-on considérer que la Hala’ha est selon le ROSH et les décisionnaires qui partagent son avis, et selon lesquels même un aliment qui se consomme aussi bien cru que cuit prend le statut de plat lorsqu’il est cuit, et il est donc interdit de le consommer avec un plat supplémentaire lors de la Sé’ouda Ha-Mafseket la veille du 9 Av.


2ème doute :
Même si l’on considère que le Hala’ha va selon les Tossafot et les décisionnaires qui partagent leur avis, peut être doit-on considérer que la Hala’ha va selon le ‘Arou’h Ha-Shoul’han selon qui la règle selon laquelle « Tout aliment en conserve est considéré comme cuit » ne concerne pas l’interdiction de consommer 2 aliments différents lors de la Sé’ouda Ha-Mafseket la veille du 9 Av.

Hors, chaque situation de « Safek Sefeka » (double doute), aboutit sur une autorisation (Safek Sefeka, La-Koula).

Par conséquent, si l’aliment est en conserve :
S’il s’agit d’un aliment qui ne se consomme pas à l’état cru, il est considéré comme un plat sur ce point, et l’on ne pourra pas le consommer avec un plat supplémentaire lors de la Sé’ouda Ha-Mafseket la veille du 9 Av.
S’il s’agit d’un aliment que l’on aurait également consommé à l’état cru, il n’est pas considéré comme un plat même s’il est en conserve, et l’on pourra le consommer avec un plat supplémentaire lors de la Sé’ouda Ha-Mafseket la veille du 9 Av.

Selon cela, on peut donc consommer des concombres ou des cornichons en conserve pendant Sé’ouda Ha-Mafseket avec un plat supplémentaire, car les concombres et les cornichons se consomment également à l’état cru.

MARAN rapporte dans le Shoul’han Arou’h (O.H 552-5) que nous avons l’habitude de consommer des lentilles dans lesquels on a cuit des œufs puisque c’est un plat d’endeuillés. Le RAMA ajoute : « Certains ont l’habitude de manger des œufs durs puisque c’est aussi un plat d’endeuillés. »

Il est impératif de préciser le véritable sens de ce paragraphe.
En effet, il s’agit de consommer un plat de lentilles qui contient des œufs que l’on a cassés et que l’on a laissé cuire dans ce plat. De plus, il faut que l’usage local durant toute l’année soit de cuire et de manger ce plat sous cette forme, comme le précise MARAN au paragraphe 3.

Mais il ne faut surtout pas comprendre qu’il s’agit ici de consommer d’abord un plat de lentilles, et ensuite un œuf dur.
Le Gaon auteur du Peri ‘Hadash (dans son recueil sur le chap.552) critique énergiquement les personnes qui agissent ainsi, d’abord à cause du fait qu’ils provoquent la récitation d’une bénédiction inutile (Bera’ha Sheena çeri’ha) puisqu’ils consomment leur repas avec du pain et un plat d lentilles, puis ils récitent le Birkat Ha-Mazon et récitent ensuite la bénédiction de Shehakol Nih’ya Bidvaro sur l’œuf dur, bénédiction qui aurait été évitée si l’on avait consommé l’œuf dans le repas avant le Birkat Ha-Mazon. Et aussi parce qu’ils occultent totalement l’institution de nos maîtres de ne pas consommer 2 plats différents lors de la Sé’ouda Ha-Mafseket la veille du 9 Av.

Certains décisionnaires – comme le Gaon auteur du livre Shou’t Neveh Shalom (Sholal) (chap.4 page 128c) - justifient l’usage de ces gens en citant l’usage qui était en vigueur en France à l’époque médiévale lors de la Sé’ouda Ha-Mafseket la veille du 9 Av, (usage rapporté par le ROSH et le TOUR) de cuire 2 aliments différents dans la même marmite en invoquant le fait que les 2 aliments étant cuits dans la même marmite, sont considérés comme un seul aliment (ce raisonnement ne tient pas compte de l’usage habituel de cuire oui ou non ces 2 aliments de cette façon).

Cependant, d’autres décisionnaires - comme le Gaon Rabbi Refaël ANKAWA dans son livre Shou’t To’afot Reem (chap.230 page 226b) – contestent cet usage au titre de l’interdiction de consommer 2 plats différents lors de la Sé’ouda Ha-Mafseket la veille du 9 Av.

Toutefois, le livre Mizba’h Adama (page 8a) précise que si l’on récite le Birkat Ha-Mazon après avoir consommé le repas avec le plat de lentilles, que l’on attend un certain laps de temps (environ 7 mn), et que l’on récite ensuite la bénédiction de Shehakol Nihya Bidvaro sur l’œuf dur, cet usage est valable.

Certains ont l’habitude de consommer du pain avec de la cendre (que l’on obtient en brûlant du papier par exemple) lors de Séouda Ha-Mafseket.
Nos maîtres enseignent dans la Guémara Ta’anit (30a) que Rabbi Yehouda bar Rabbi Il’aï avait l’habitude de consommer du pain sec trempé dans du sel, en étant assis « entre le four et le fourneau » (l’endroit le plus humiliant de la maison à leur époque), il buvait une carafe d’eau, et semblait comme celui « dont le mort est posé devant lui ».
Il est convenable d’adopter une attitude similaire lors de Séouda Ha-Mafseket.

MARAN rapporte dans le Shoul’han Arou’h (O.H 552-7) que nous avons l’habitude de s’asseoir par terre lors de Séouda Ha-Mafseket.
Cependant, notre maître le ‘HYDA écrit dans son livre Birké Yossef (sur O.H 552 note 8) qu’il ne faut pas s’asseoir à même le sol, mais poser d’abord une couverture ou un tapis ou un tissu, puisque selon l’opinion des Kabbalistes, il n’est pas bon de s’asseoir à même le sol.

MARAN rapporte dans le Shoul’han Arou’h (O.H 552-8) qu’il ne faut pas prendre Séouda Ha-Mafseket par groupe de 3 hommes pour ne pas avoir à dire le Zimoun (phrases d’invitations à dire le Birkat Ha-Mazon, que l’on prononce lorsque l’on est au moins 3 hommes), mais chacun s’assiéra dans un coin différent.


Conclusion:

On ne doit pas se promener la veille du 9 Av.
Nous avons l’habitude de ne pas consommer de poisson lors la Sé’ouda Ha-Mafseket. Nous avons l’usage de ne pas consommer de bière ou d’autres boissons alcoolisées lors de ce repas.
Cependant, une personne habituée à consommer de la bière pendant ses repas pour des raisons de digestion ou autres, cette personne est autorisée à le faire même lors de Séouda Ha-Mafseket.


Il est interdit de consommer 2 plats différents lors de Séouda Ha-Mafseket. 1 œuf « dur » et 1 œuf « sur le plat » sont considérés comme 2 plats différents. Un œuf « à la coque » et un œuf « dur » sont considérés également comme 2 plats différents. Cependant, lorsque 2 mets différents sont cuisinés ensemble dans une seule marmite, et c’est l’usage habituel de cuisiner ces 2 mets ensemble, comme une soupe de légumes, ou bien un poivron farci au riz par exemple, ils sont considérés comme un seul plat. Il est donc permis de les manger lors de Séouda Ha-Mafseket, et il est également permis de consommer un autre plat en supplément de celui-ci.
Le pain, ou toute chose cuite au four n’est pas considéré comme un plat sur ce point.
Il est également permis de consommer lors de ce repas en supplément d’un plat, toutes sortes de fruits ou de légumes à la condition qu’ils soient crus.
S’ils sont cuits, ils sont considérés comme un plat sur ce point, et l’on ne pourra pas les consommer avec plat supplémentaire.


Si l’aliment est en conserve :
S’il s’agit d’un aliment qui ne se consomme pas à l’état cru, il est considéré comme un plat sur ce point, et l’on ne pourra pas le consommer avec un plat supplémentaire lors de la Sé’ouda Ha-Mafseket la veille du 9 Av..


S’il s’agit d’un aliment que l’on aurait également consommé à l’état cru, il n’est pas considéré comme un plat même s’il est en conserve, et l’on pourra le consommer avec un plat supplémentaire lors de la Sé’ouda Ha-Mafseket la veille du 9 Av.
Selon cela, on peut donc consommer des concombres ou des cornichons en conserve pendant Sé’ouda Ha-Mafseket avec un plat supplémentaire, car les concombres et les cornichons se consomment également à l’état cru.
Nous avons l’habitude de consommer des lentilles dans lesquels on a cuit des œufs puisque c’est un plat d’endeuillés

.
Attention !!
Il s’agit de consommer un plat de lentilles qui contient des œufs que l’on a cassés et que l’on a laissé cuire dans ce plat. De plus, il faut que l’usage local durant toute l’année soit de cuire et de manger ce plat sous cette forme. Mais il ne faut surtout pas consommer d’abord le plat de lentilles, et ensuite l’œuf dur, car cet usage est contraire à la Hala’ha.


Nous avons l’habitude de s’asseoir par terre lors de Séouda Ha-Mafseket. Il ne faut pas s’asseoir à même le sol, mais poser d’abord une couverture ou un tapis ou un tissu, puisque selon l’opinion des Kabbalistes, il n’est pas bon de s’asseoir à même le sol. Il ne faut pas prendre Séouda Ha-Mafseket par groupe de 3 hommes pour ne pas avoir à dire le Zimoun

 

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