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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 13:53

I]La ménora et les Miçwot

 

« Aharon agit ainsi… » (chap.8 verset 3)


Rashi : afin de montrer le mérite d’Aharon, pour n’avoir rien modifier.


Contexte : Aharon HaCohen, frère de Moshé Rabbenou vient de recevoir l’ordre d’allumer et d’entretenir chaque jour la flamme de la Menora dans le Beit Hamikdash. Cette Miçwa n’est valable que si elle est réalisée par lui, le Cohen Gadol. Le texte prend soins de préciser qu’Aharon n’a rien modifié des règles de l’allumage de la Menora.


Question : Que voit la Torah de si particulier dans le fait qu’Aharon n’a rien modifier des instructions qui lui ont été données ? Est il concevable qu’un çadik du niveau d’Aharon HaCohen puisse changer le moindre détail d’une Miçwa qui lui a été ordonnée ?


Réponse : Généralement, quel type d’éloge avons-nous l’habitude d’entendre sur une personne qui s’illustre particulièrement dans le domaine spirituel ? « Quel çadik ! Quelle personne méticuleuse dans les Miçwot ! Quel bon serviteur d’Hashem ! Etc … »


Ce n’est pourtant pas avec ce type d’éloge que la Torah parle de Aharon dans notre Parasha, bien qu’il soit plus qu’évident qu’Aharon possédait toutes ces qualités et même bien d’autres.

Comment la Torah fait-elle l’éloge de ce grand homme ? Par trois petits mots : Aharon agit ainsi. Dans le but d’indiquer qu’Aharon a exécuté la Miçwa de Menora très exactement tel qu’Hashem le lui ordonné, sans ajouter ni diminuer quoi que ce soit.


Ceci est le véritable message dans les propos de Rashi au nom de nos ‘Ha’hamim.

La plus grande éloge d’Aharon, et celle qui contient en elle toutes les éloges que l’on peut attribuer à un individu, c’est d’exécuter la parole d’Hashem, sans la moindre modification, ni par rajout, ni par diminution. Il n’y a pas de place à l’interprétation personnelle des Miçwot d’Hahsem, même si on croit les améliorer. C’est là toute l’éloge d’un homme !


On raconte qu’un jour un ‘Hassid demanda à son RABBI, de quelle façon atteint on le niveau de çadik ?


Le RABBI lui répondit : « Apprend avec approfondissement les 4 tomes du Shoul’han Arou’h, et ensuite exécute leur contenu. »


- C’est tout ?! - demanda le ‘Hassid.


- Oui - répondit le RABBI – Et si tu parviens à accomplir tout le contenu du Shoul’han Arou’h, ton niveau spirituel dépassera celui d’un Mala’h (un ange).


(Dvar Torah tiré du Yalkout Maamarim, rapporté dans le livre TORAT HAPARASHA, du Rav Aharon ZAKAÏ shalita)

 

II]La viande, le poisson et les légumes d’Egypte


« Le ‘Erev Rav (mélange ethnique qui sortit d’Egypte avec Israël)qui était parmi le peuple, se mit à ressentir une envie. Les Bné Israël se joignirent à eux et pleurèrent en disant : qui va nous donner à manger de la viande.

Nous avons le souvenir du poisson que nous mangions en Egypte gratuitement ! Les concombres, les pastèques, les poireaux, les oignons et les ails.

Maintenant, notre âme est asséchée de tout ! Nos yeux ne voient que cette Mann ! » (Bamidbar 11-4,5,6)


Plus loin dans la Parasha, nous pouvons voir de quelle façon Hashem punit Israël pour de tels propos.


Il leur envoie de la viande en faisant souffler un vent de la mer qui transporta des cailles. Les Bné Israël consommèrent les cailles, et alors que la viande se trouvaient encore entre leurs dents, la colère Divine s’abattit sur le peuple et fit mourir de nombreuses personnes, comme il est écrit :

« La viande se trouvait encore entre leurs dents… et la colère Divine s’enflamma contre eux. Hashem frappa le peuple d’une très grande plaie. » (Bamidbar 11-33)


Question du Kol Yehouda (du Gaon et Tsaddik Rabbi Yehouda TSADKA z.ts.l)

Comment pouvons nous comprendre une telle sévérité ?

Le simple fait d’avoir réclamer de la viande etd’autres aliments, leur fait-il mériter la mort ?!


Explication


On explique par une image :

Un homme doit voyager aux Etats-Unis pour les besoins de sa Parnassa, et confie son fils à un villageois, qui fait subir un véritable asservissement à l’enfant, qui grandit dans de grandes souffrances, puisque le villageois ne lui donne à manger que seulement de l’ail et des oignons.

Quelques temps plus tard, le père de l’enfant rentre de voyage, avec de grandes richesses, et vient récupérer son fils. Mais il le trouve dans un état lamentable. Il le reprend avec lui, lui achète une grande et belle maison, avec parcs et jardins, et le mari à une femme respectable. Mais voilà que le fils, au lieu de remercier son père qui l’a délivré de toutes ses souffrances et lui a prodigué tout ce bien, au lieu de tout cela, le fils se met à pleurer. Le père lui demande : « Pourquoi pleures tu ? » et le fils répond : « Je me souviens de l’ail et des oignons que me donnait à manger le villageois… » Il est évident qu’un tel fils mérite une grande punition…


Il en est de même pour Israël.


Le peuple d’Israël est destiné à des grandes choses spirituelles, comme le verset le dit : « J’ai crée ce peuple, afin qu’ils racontent ma gloire… »


Hashem fait sortir et délivre Israël de la misère d’Egypte. Il les fait sortir avec de grandes richesses, et les introduit sous la ‘Houpa (le dais nuptial) de l’évènement du Mont Sinaï.

Israël a accepté la Torah, afin d’être une véritable lumière pour les nations.

Mais voilà que le peuple d’Israël, n’a - non seulement - aucune reconnaissance pour tout cela, mais de plus, se souvient des pastèques, de l’ail et des oignons !! C'est-à-dire, ils sont convaincus de n’exister que pour cela. Ils portent donc atteinte à leur haute fonction, sur laquelle il a été dit : « … afin qu’ils racontent ma gloire… ». C’est donc parce qu’ils ont porté atteinte à leur fonction qu’ils ont été punis.


Certains expliquent les réclamations d’Israël dans un autre sens.

En effet, il est rapporté dans de Saints Livres, au nom du Gaon Rabbi Avraham BROÏDA z.ts.l, que l’on peut expliquer ainsi le sens du verset « Maintenant, notre âme est asséchée de tout ! » :


Nous savons que la nourriture de l’âme, est constituée des Bénédictions alimentaires que l’on récite avant de consommer quoi que ce soit, puisque le corps lui, se nourrit de la nourriture et de la boisson eux même.


C’était donc cela toute leur réclamation !


« Nous avons le souvenir du poisson … Les concombres… »

Chaque sorte d’aliment nécessite une Bera’ha différente !


Mais maintenant « Notre âme est asséchée de tout ! » C'est-à-dire, notre âme n’a plus de nourriture ! « Nos yeux ne voient que cette Mann ! » Bien qu’elle contient en elle le goût de chaque espèce alimentaire, nous sommes malgré tout privés de la Bera’ha qui correspond à chaque espèce.

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