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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 06:50

I]Birkat Hacohanim est la conséquence sur la Parnassa


Hashem ordonne à Aharon ainsi qu’à tous ses descendants de bénir le peuple d’Israël.

Les Cohanim – descendants d’Aharon Ha Cohen – représentent les véritables ustensiles déverseurs de la Bénédiction Divine.

Notre maître le ‘HYDA (Rabbenou ‘Haïm Yossef David Azoulaï) en explique la raison - dans son livre Peta’h ‘Enaïm - en citant les propos du Sifté Cohen dans son commentaire sur la Torah.


Il explique que lorsque les Bné Israël étaient en Egypte, et qu’Hashem leur ordonna d’emprunter aux égyptiens toutes sortes d’objets d’or et d’argent, ainsi que des vêtements, les membres de la tribu de Lewy décidèrent qu’ils ne prendraient rien, puisque l’autorisation du peuple d’Israël à prendre possession de l’héritage matériel des égyptiens, était due uniquement au salaire pour le travail effectué par Israël durant des centaines d’années.

Or – comme nous le savons – la tribu de Levy n’a pas participer à l’esclavage d’Egypte, et c’est pourquoi, ils décidèrent unanimement que ce salaire ne leur revenait pas, malgré qu’il leur était permis d’en profiter selon l’ordre d’Hashem, qui ne distinguait pas la tribu de Levy des autres tribus, sur ce point.


Hashem vit à travers cette maîtrise totale de la tentation vers l’argent – qu’il est loin d’être facile à surmonter – une aptitude particulière de la part des membres de la tribu de Levy (de laquelle sortiront les Cohanim par Aharon) à attirer l’abondance matérielle sur Son peuple Israël pour toutes les générations à venir.


C’est pourquoi, les Cohanim furent choisis pour bénir – en permanence - le peuple juif.

Le Gaon Rav Iç’hak ZILBERSHTEIN shalita conseille – à la lueur de cette explication - à toutes les personnes qui rencontrent des difficultés de Parnassa, de porter une attention particulière pendant la Birkat Cohanim, et de se constituer « Keli » (ustensile) prêt à recevoir la Bénédiction.


Il est à remarquer que la Birkat Cohanim n’a rien de moins qu’une Bera’ha que l’on va chercher – parfois en traversant des centaines de kilomètres – chez un çaddik.

Il semble bon de retranscrire ici l’explication de la Birkat Cohanim, telle qu’elle est rapportée dans certains Siddourim.


Yevare’ha’ha Il te bénira. Il déversera une abondance de sagesse sur Israël (selon l’explication donnée plus haut, il s’agit ici d’une abondance matérielle).


Wéishméré‘ha Il te préservera. Il donnera des enfants à Israël.


Yaer Il illuminera. Il ajoutera de la vie à Israël.


Wi’hounnéka Il les bénira. En trouvant grâce à Ses Yeux.


Issa Il lèvera. Il les bénira par la richesse et le pouvoir.

 

Shalom La Paix. Comme cela se comprend.

 

II] Etude de la Tora la nuit


                             «   בָּיוֹם הָזֵה בַּהוּ  מִדבָּר סִינַי »                                                                                                 

 

            « Ce jour-là, ils sont arrivés au désert de Sinaï »


NosSages s’interrogent sur la répétition de ce détail « l’arrivée au désert du Sinaï » qui a été déjà souligné précédemment. Selon notre Grand Maitre le Rav Nessim Yaghen Zal, on a ici un fondement essentiel de la Tora. En effet, on peut se poser une autre question : « Le monde a été créé depuis presque 2000 ans (à cette époque !), pourquoi l’Eternel a attendu si longtemps et n’a donné la Tora qu’à ce moment-là ? ».    

                                                       

La raison est que le Désert a une signification claire : C’est un endroit dans lequel on ne peut pas vivre ! Le jour il fait très chaud, alors que la nuit est glaciale ! Dans le Désert, on est isolé du reste du monde : aucun contact. Par conséquent, le Désert comprend un enseignement : se déconnecter du reste du monde.       

                                                

Ainsi, pour mériter la Tora, il faut savoir mettre les priorités. Il faut savoir se détacher de ce monde matériel, et de ne pas se laisser tenter par les séductions de toutes sortes. Il faut que l’on comprenne qu’en dehors de la Tora, rien n’existe. Notre seul but : c’est notre Tora et notre attachement à l’Eternel.                  

                                                                           

Parfois, un homme se réveille en pleine nuit, avec la bouche sèche : il a très soif. Il va boire ! Quand un homme se réveillera-t-il avec une soif de Tora : pour lire quelques psaumes de Téhilim ou pour quelques Michnayote ?      

                                                                                                         

Dans le Zohar il est écrit :              

                                                                                     

« Dans le monde futur, l’Eternel questionne l’homme : « Pourquoi n’as-tu pas étudié au milieu de la nuit ? ». L’homme répond : « On ne m’a pas réveillé ! ». L’Eternel répond : C’est un mensonge ! Plusieurs fois tu t’es réveillé la nuit (pour d’autres raisons !) mais jamais tu n’as pris un livre de Tora. Tu t’es précipité au lit pour te rendormir ! ».                                

Dans la journée, il y a plusieurs éléments défavorables : Le bruit, les enfants, les téléphones… Mais la nuit : c’est le calme plat. C’est le meilleur moment pour étudier. Et c’est à travers cette étude que l’on témoigne notre amour pour l’Eternel.

 

 

III]« Un œil qui voit… »

La femme Sota

Un homme, éprit de jalousie à l’égard de sa femme, la prévient de ne pas s’isoler avec une tiers personne. La femme désobéit à son mari et s’isole avec la personne en question, mais on ne sait pas s’ils ont réellement commis l’adultère qui rendrait la femme interdite à son mari (et à son amant).
Dans ce cas, le mari doit conduire sa femme – accompagnée d’une simple offrande de farine - au Temple de Jérusalem, auprès du Cohen Gadol qui écrira le Nom d’Hashem sur un parchemin, qu’il effacera ensuite en le trempant dans de l’eau Sainte. Puis, la femme soupçonnée d’adultère devra boire cette eau. Si elle est innocente, l’eau ne lui fera rien d‘autre que de lui apporter fécondité et facilité à enfanter. Si par contre, elle a réellement commis l’adultère, l’eau fera gonfler son corps jusqu’à ce qu’elle meurt en éclatant.

« Un homme dont la femme s’est égarée et a commis une faute envers lui. » (Bamidbar 5-12)

Lorsque la Torah nous relate les lois de la femme Sota, elle termine en disant : « Le mari sera quitte de toute faute, et la femme portera sa faute ». (Bamidbar 5-21)
Nos maîtres commentent :
Lorsque le mari est « quitte de toute faute », qu’il n’a rien à se reprocher à lui-même, l’eau Sainte vérifiera l’innocence de la femme. Mais si le mari n’est pas lui-même innocent de toute faute, s’il a lui-même commis l’acte de débauche, l’eau ne sera pas à même de vérifier l’innocence de la femme.

Selon cela, il faut interpréter ainsi le verset cité précédemment :
« Un homme dont la femme s’est égarée et a commis une faute envers lui. »
La faute de l’épouse (lorsqu’elle n’est pas vérifiable par les eaux) provient de la faute du mari.

Selon la loi de la Torah, une femme mariée qui commet l’adultère, est condamnable à mort par ‘Henek (strangulation).
Or, nous constatons que la condamnation à mort de la femme Sota – lorsqu’il s‘avère qu’elle est réellement coupable – est provoquée par le gonflement de son corps jusqu’à décomposition.

Question

Pourquoi y a-t-il une différence entre le mode de condamnation à mort d’une femme mariée qui commet l’adultère, et le mode de condamnation à mort d’une femme d’abord soupçonnée d’un adultère, qui s’est finalement avéré ?

Réponse

La femme mariée qui commet l’adultère, n’est condamnée à la strangulation que seulement si elle a été préalablement vue par 2 témoins qui l’ont surprise sur le point de commettre cette adultère, et qui l’on mis en garde de ne pas le commettre.
En effet, selon la Torah, il n’y a condamnation à mort que lorsqu’il y a eu prévention de l’accusé par 2 témoins.

Cette femme mariée qui commet donc l’adultère au vu et au su de tout le monde, de façon totalement libre, sans la moindre retenue vis-à-vis de quiconque, mérite de mourir en public. (Strangulation)

Ce qui est différend pour la femme Sota, soupçonnée d’avoir commis l’adultère. Elle a agit dans l’isolement, en considérant que « l’œil qui voit » ne voit pas (‘Hass Weshalom), comme le dit le verset, par allusion : « la chose fut dérobée des yeux de son mari, et elle se cacha… ». Elle s’est dérobée des yeux de son mari, et elle se cacha d’Hashem.

C’est pour cette raison qu’elle mérite une mort non seulement public mais aussi violente puisque – d’une certaine manière – elle a défié Hashem en osant prétendre (à travers son acte) qu’Hashem ne la verra pas.

Voici là une grande leçon pour celui qui croirait pouvoir commettre librement ses actes dans l’intimité, en disant : « je peux tout à fait commettre les ‘Averot que je désire ! Qui pourrait me voir ! » Aucune chose n’échappe à Hashem, comme il est dit : « Si un homme irait se cacher dans la plus profonde des cachette, ne le verrais je pas ?! Parole d’Hashem. »

Image

Un voleur décida de cambrioler une maison qui se trouvait à l’intérieur d’une autre maison. Lorsqu’il termina son cambriolage, le voleur sortit de la maison intérieure, et réussit à déjouer la vigilance du garde. Mais lorsqu’il voulut sortir de la maison extérieure, le garde qui se trouvait à l’entrée l’attrapa et lui dit :
« Tu as pu ridiculiser le garde de l’intérieur, mais moi, tu ne me ridiculisera pas ! »

C’est ce que dit Hashem à l’amant de cette femme mariée :
« Tu as ridiculiser le mari de cette femme qui ne t’as pas remarqué, mais Moi je ridiculise les Resha’im ! »

En effet, le Midrash commente le verset cité précédemment :
« Si un homme irait se cacher dans la plus profonde des cachette, ne le verrais je pas ?! Parole d’Hashem. » Ne le verrais je pas ?! C'est-à-dire, ne ferais-je pas en sorte que ses actes soient visibles par tous ?!
C’est ce qu’Hashem provoque en éveillant la jalousie dans le cœur du mari, afin que la femme boit l’eau Sainte à travers laquelle les actes de la femme ainsi que de l’amant, soient dévoilés aux yeux de tous, puisque tout le monde saura que cette homme à commis l’adultère avec cette femme mariée.

C’est aussi de cette façon que l’on peut interpréter le verset cité précédemment :
« Un homme dont la femme s’est égarée et a commis une faute envers lui. »
Envers lui : envers le mari tu peux mentir et commettre des fautes, mais à moi, tu n peux pas mentir, car je vais divulguer tes actes.

Histoire (tirée du Midrash):

Il y a avait 2 sœurs jumelles.
L’une d’entre elles était mariée à un homme qui la soupçonnait d’adultère, et lui demandait de monter avec lui au Temple de Jérusalem, afin de boire l’eau Sainte pour vérifier son innocence.
La femme alla trouver sa sœur jumelle, en lui disant :
« Mon mari désire que je l’accompagne au Temple de Jérusalem, afin de boire l’eau Sainte, mais il se trouve que je ne suis pas innocente puisque je l’ai trompé. » Sa sœur lui proposa d’y aller à sa place et de boire cette eau.
La sœur se hâta de préparer ses affaires, et alla jusqu’à Jérusalem où elle but l’eau Sainte, qui la définit comme étant pure.
A son retour, les 2 sœurs étaient tellement contentes l’une et l’autre de se revoir qu’elles s’enlacèrent et s’embrassèrent, mais, l’haleine de celle qui avait bu l’eau Sainte, était tellement imbibée de l’odeur de l’eau, que sa sœur – en respirant cette odeur – mourut sur le coup.

(Tiré du livre Wayomer Avraham du Gaon et çaddik Rabbi Avraham M. PATTAL HaLewi z.ts.l)

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