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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 16:42

I] Béhar

 

N'attendons pas de voir les gens couler pour leur venir en aide !! 

  

Si ton frère vient à déchoir, si tu vois chanceler sa fortune, soutiens-le, fût-il étranger et nouveau venu, et qu'Il vive avec toi. (Wayikra 25-35)

 

A travers ce verset, la Torah nous indique qu’il faut prodiguer du bien à son prochain. Lorsqu’il se trouve dans la détresse et qu’il est sur le point de chuter, il faut s’investir pour le remettre sur pied, afin qu’il ne tombe pas complètement, car on est tenu de lui tendre la main et de lui prêter l’argent nécessaire pour qu’il récupère une situation digne et stable.

 

On ne doit pas attendre de voir tomber son prochain, et se mettre ainsi dans une situation où l’on devra désormais le soutenir par des dons et des gestes de çédaka.

 

Le Gaon Rabbi Moshé AL SHEI’H z.ts.l compare cela à un homme qui marche sur un chemin et qui rencontre un autre homme qui marche en vacillant au point de risquer de tomber à chaque un instant. De loin, les gens interpellent le premier homme en lui criant : « Tends lui donc ta main avant qu’il ne tombe dans la boue !!! »

Mais l’homme leur répond : « Pourquoi lui tendre la main maintenant ?! Si je vois qu’il tombe, je le relèverais ! » Pendant qu’il parlait, l’autre homme tomba dans la boue, et s’y enfonça, au point d’en être totalement recouvert. Il était impossible de le saisir tant il était recouvert de boue. Lorsque l’on désira ensuite le porter jusqu’à chez lui pour le laver et le nettoyer, il fut impossible de lui faire récupérer son état antérieur. Quel mérite a donc cet homme qui le releva après sa chute ?! S’il lui avait tendu la main à temps, il aurait empêché sa chute !!!

 

C’est donc le sens de notre verset :

Si ton frère vient à déchoir, si tu vois chanceler sa fortune, soutiens-le, fût-il étranger et nouveau venu, et qu'Il vive avec toi.

Cela signifie : Lorsque tu vois ton frère s’affaiblir et qu’il est sur le point de tomber, tend lui la main et saisis le pendant qu’il est encore vivant, n’attend pas qu’il chute complètement pour ensuite lui donner de la çédaka.

 

Le RAMBAM écrit (chap.1 des règles relatives au prêteur et à l’emprunteur, Hal.1) :

« Il est un commandement de la Torah de prêter aux nécessiteux du peuple d’Israël, comme il est dit : Lorsque tu prêteras de l’argent à mon peuple, au nécessiteux qui vit avec toi…  … Ce commandement est encore plus grand que celui de donner la çédaka au nécessiteux qui réclame, car le nécessiteux est malheureusement habitué à demander, alors que la personne en difficulté matérielle n’a jamais connu cette situation. Or, la Torah est très rigoureuse envers celui qui se soustrait au commandement de prêter à celui qui en a besoin … »

 

A fortiori, lorsque la personne vient elle-même demander un prêt à celui qui a les moyens de lui prêter, et que celui-ci lui refuse !!!

 

Le Sefer Ha-‘Hinou’h (sur Mishpatim) nous fait remarquer qu’en recevant un peu de soutient par un prêt qui lui donnerait la possibilité de faire quelques bénéfices, la personne n’aura certainement jamais recourt à la mendicité. Lorsqu’il méritera la miséricorde divine et qu’il retrouvera une situation plus digne, cet homme aura la possibilité de rembourser largement sa dette et de vivre avec le reste.

 

Lorsqu’on prête de l’argent à une personne qui en a besoin, on doit prendre conscience qu’on lui redonne véritablement vie !

 

Si l’on possède en nous la qualité du bien et de la pitié, nous serons dignes de la bonté d’Hashem, comme nos maitres l’enseignent dans la Guémara Shabbat 151b :

« Celui qui prend pitié des autres, sera prit en pitié par Hashem. Celui qui ne prend pas les autres en pitié, ne méritera pas la pitié d’hashem. »

 

 

Le Sifté Cohen (sur la Torah) nous rappel que la pauvreté est la pire des choses pour l’être humain. Il dit que si l’on place dans le plateau d’une balance toutes les malédictions écrites dans les Parashiyot de Bé’houkotaï et de Ki Tavo, et que l’on place la pauvreté dans l’autre plateau de la balance, celle-ci pencherait du côté du plateau de la pauvreté.

 

Ne pas donner de la considération aux difficultés matérielles des autres, c’est ne pas savoir saisir la chance inouïe d’avoir été choisi par Hashem pour accomplir cette Miçwa dont la dimension est incommensurable !!!

 

II]Bé'houkotaï

 

Il est écrit dans la Paracha (Bé’houkotaï) : «  Si vous vous conduisez selon Mes lois … Je vous donnerai les pluies… et la terre livrera son produit… vous aurez du pain à manger en abondance… je ferai régner la paix… etc. etc. Je Me complairai au milieu de vous, et Je Serai votre D. et vous serez Mon peuple… » (Chapitre 26 verset 3 à 13)


Rachi (sur le verset 12) :                   

           Je Me complairai au milieu de vous : Je Me promènerai avec vous dans le Gan Eden  comme l’un d’entre vous, et vous ne serez pas effrayé pas Moi etc.

 

Barouckh Hachem ! Combien Hachem, nous aime et nous bénit !    

                          

                                     

D. nous promet tous les bienfaits si nous écoutons Sa voix et nous comportons comme des bons juifs : Abondance, prospérité, paix, santé, force etc. Tout ce dont nous avons besoin pour vivre dans ce monde sans soucis.


Pourtant une petite question se pose :


Pourquoi la Torah nous énumère-t-elle toutes les récompenses qui nous attendent dans ce monde pour l’accomplissement de la Thora et des Miçwot, et ne nous d’écrit-elle pas plutôt le salaire que nous aurons après cette vie terrestre ?  Le gan Eden, la jouissance de la Présence Divine etc.


Le Kli Yakar rapporte à ce sujet plusieurs explications de différents Richonim que voici :


1)      D’après le Rambam :    

              En réalité nos versets ne parlent pas du tout de salaire à proprement dit, amis de       moyens d’accomplir les Miçwot. C’est-à-dire qu’Hachem nous promet que si nous    nous efforçons d’écouter Sa voix, Il nous en donnera la possibilité ! Il nous donnera tout ce que nous avons besoin pour accomplir les Miçwot : Abondance, la paix, la   tranquillité, la santé etc. Ainsi, il sera facile pour nous de nous adonner à la Torah ! Et la raison pour laquelle il n’est mentionné nulle part dans la Torah le réel salaire des Miçwoth, c’est parce que Hachem désire que nous Le servions et accomplissions Ses commandements « Lichma » : de façon pure et désintéressée, sans volonté de recevoir un salaire.

 

2)      D’après Rabbi Avraham Ibn Ezra (dans parachat Haazinou 32 ; 39) :  

               Le Rav nous explique que d’après lui, la Torah nous a été donnée  à tous également et  pas seulement a une Elite. Ainsi il est impossible que la Torah nous parle du Gan Eden, de présence Divine etc. puisque ces notions seraient incompréhensibles pour le commun des mortels, recelant des profondeurs insoupçonnable.D’autre part, la grandeur et l’infinitude du salaire qui nous attend sont tellement extraordinaires, qu’ils ne pourraient être décrits avec des mots qui ont leurs limites.

 

Afin de mieux saisir cet enseignement du Ibn Ezra, il nous suffit d’écouter les questions (et surtout les réactions) de certaines personnes lorsqu’elles évoquent le sujet !

 

Question :                                                                                                                                                       Qu’est-ce qui se passera lorsque leMachiah viendra ? Qu’est-ce qu’on fera dans le Monde Futur ?      


Réponse :                                                                                                                                                                 Lorsque le Machiah viendra, nous pourrons (entre autres) tranquillement nous adonner à l’étude de la Torah, nous monterons en Israël et reconstruirons le Temple où nous apporteront des sacrifices. Nous aurons une vie tes spirituelle… Jusqu’à la résurrection de morts… C’est alors que nous nous élèverons spirituellement de degré en degré jusqu’à recevoir le salaire suprême : Nous jouirons de La présence de D. lui-même, éternellement.

 

Réaction :

Quoi c’est tout ? On n’aura plus de belle de voiture, plus de belle maison, plus de « kiff ? On ne fera qu’étudier ? Mais déjà qu’aujourd’hui j’ai du mal, tu veux que je fasse cela toute ma vie ! Quoi, éternellement ? Mais c’est très long… !

 

En réalité toutes les personnes qui agissent ainsi se sont pas à blâmer, elles n’ont tout simplement jamais goute aux plaisirs spirituels. Si les lecteurs de la Paracha ont eu une réaction différente, c’est  qu’ils ont eu la chance de gouter à un infime échantillon de la Torah qui procure ce plaisir. Il faut savoir par ailleurs que même pour les plus grand des érudits, les notions concernant la spiritualité ne sont dévoilées que très partiellement.

 

3)      D’après Rav Saadia Gaon :            

Aavnt le don de la Thora, certains offraient des sacrifices aux forces de la nature, au soleil, à la lune, aux Etoiles etc. et comme ces éléments en avaient le pouvoir (mais pas la permission, ils exauçaient leurs vœux. C’est ce qui est à l’origine de l’idolâtrie. Toutefois lorsque D. donna la Torah, Il interdit de servir des dieux étrangers (ces forces), mais Il donna une compensation ! D. dit alors (si l’on peut s’exprimer ainsi) : « Faites les Miçwoth et écoutez Ma voix, et Je vous donnerai tout ce dont vous avez besoin ».

 

4)      D’après une explication du Kouzari :        

Si dans Son monde ici-bas Hachem nous promet de nous accompagner si nous marchons dans Ses voies : « Je me complairai au milieu de vous », avons-nous un doute qu’a plus forte raison Il en fera de même dans le monde futur ?

 

5)      D'après le Ramban :                                                                                                                   

Partout où la Torah rapporte le « salaire des Miçwoth », elle fait en réalité allusion au « salaire » de tout le peuple juif ! Si nous nous comportons bien, il y a aura l’abondance, la paix, etc. pour tous ! Cependant dans le monde futur, chaque individu aura sa propre Olam Haba, chacun diffèrent  de celui de son prochain, en fonction de ses actes et de son investissement. C’est la raison pour laquelle il était impossible de décrire le salaire du Monde Futur, diffèrent pour chacun.


6)      Nous trouvons dans le Yalkout HaGuerchoni une explication supplémentaire :


Un Jour un très grand marchand qui n’avait plus les forces de travailler comme auparavant, décida de prendre deux responsables pour gérer toutes ses affaires. Le premier directeur devait s’occuper du magasin, tandis que le deuxième devait parcourir le monde afin de s’occuper des ventes internationales. Pour les deux il avait fixé un salaire égal.   


Un jour l’un des directeurs dit au second : « Est-ce juste  que nous touchions le même salaire ? Moi qui passe des mois sur les routes dans des conditions parfois difficiles et dangereuses, sans compter la fatigue et surtout que je me trouve loin de ma famille ! Tandis que toi tu es assis tranquillement dans la boutique. Ce que je ne comprends pas, c’est que notre patron est connu pour être un homme d’une honnêteté irréprochable ? »       


A la fin de l’année, le patron les appela tous les deux et leur versa leurs salaires. Toutefois, il demanda à celui qui voyageait, feuille de route décrivant toutes les étapes, et les difficultés qu’il avait rencontré au cours de l’année. Il lui dit ensuite : « Je vois que tu as eu une année difficile, pleine d’encombres, de péripéties et de dangers. Tu étais loin de ta famille aussi pendant un temps prolongé ; et bien tu mérites une grosse prime ! » Il le remercia pour ses bons services et le gratifia généreusement d’une belle somme d’argent.                    

Pendant l’année suivante, notre voyageur se dévoua deux fois plus à la tâche, et il nota cette fois dans son carnet les moindres détails de ses péripéties et du travail qu’il fournissait.                        A la fin de l’année, il se présenta devant son patron, persuade que cette fois, il recevait le double du salaire de l’année précédente. Seulement quelle fut sa surprise lorsqu’il reçut exactement la même somme ! Son patron lui dit alors : « L’année dernière tu ne savais pas  que je te donnerai une prime en plus de ton salaire, c’est pour cela que ton travail et ta peine ont été bien plus grands et difficiles. Tandis que l’année dernière  chaque fois que tu étais face à une difficulté ou un problème, il était facile  de les surmonter parce que tu étais motive par le fait que tu allais recevoir une prime pour chaque effort supplémentaire fourni. Tu te disais que ça valait le coup !  Donc en réalité cette année a été moins difficile que l’année précédente, c’est pourquoi dans ce cas je ne dois pas te payer plus. »


Le Yalkout HaGuerchoni, conclut magnifiquement quelque chose que chacun devrait garder dans son cœur :                                                                                                                                                                                                           Si Hachem nous avait dévoilé le salaire réel qui nous attend dans le Monde Futur, notre travail, pour rependre l’exemple de l’histoire que nous venons de parler, ne comporterais pas de difficultés. Hachem ne nous dévoile rien, ainsi toute épreuve surmontée nous permet de gagner un mérite !

 

 


P irké Avot Chapitre 5

  

 

Il est enseigné dans les Pirké avot (chap.5 Michna 22) :
 
Ben Hé Hé (c’est le nom d’un sage de la Michna) dit : « La récompense correspond à l’effort ».
 
Cela signifie qu’en fonction de la peine investie, la récompense est attribuée.
 
Dans le monde futur, lorsqu’on pèse les actions de l’individu pour définir la récompense qui lui revient, on ne pèse l’action qu’en fonction de l’importance de la Miçwa. S’il s’agit d’une Miçwa importante, la récompense sera importante. S’il s’agit d’une « petite » Miçwa, la récompense sera moins importante, mais on prendra en considération les efforts fournis par l’individu pour chaque Mitsva. S’il a maîtrisé son Yéçer Ha-Ra’, il recevra une récompense importante sur ses actes. S’il n’a pas investi beaucoup d’efforts, sa récompense sera elle aussi peu importante.
 
On raconte qu’un juif commerçant voyageait un jour en carrosse pour ses affaires. En chemin, le ciel se couvrit de nuages, et une neige épaisse se mit à tomber. L’homme s’égara de son chemin, car la route était complètement recouverte de neige. Il resta sans refuge jusqu’à une heure tardive de la nuit.
 
Il sentit qu’il allait geler par le froid. Il décida de quitter le carrosse, et il marcha durant une heure jusqu’au moment où il aperçut une lumière briller. Il arriva jusqu’à la maison avec le peu de forces qui lui restaient. La maison était celle du Rav de la ville, qui étudiait à cette heure tardive devant l’âtre qui brûlait.
 
Lorsque l’homme frappa à la porte du Rav, celui-ci se leva en vitesse et prépara des couvertures et une boisson chaude pour faire reprendre des forces à son hôte.
 
Le matin, lorsque l’homme se leva pour reprendre son chemin, il demanda au Rav :
 
« Cher Rav, tu peux constater la grande peine que je me donne dans ce monde-ci afin d’amener la subsistance à ma famille. Mais qu’en est-il de mon Monde futur ? Est-ce que j’aurais au moins un Monde futur ? »
 
Le Rav répondit :
« Que dis-tu ?! Ce monde ne représente qu’un corridor devant le Monde futur qui est le palais du Roi, et malgré tout le temps et les efforts que tu investis, tu ne réussis pourtant pas à obtenir la quiétude de ce monde, a fortiori le Monde futur !! Si l’homme ne fournit pas d’efforts la veille de Chabbat, que mangera-t-il le jour du Chabbat ?! Le Monde futur est-il une chose abandonnée ?! Lorsque tu fourniras des efforts afin d’acquérir de la Torah, des Miçwo
t et des bonnes actions, tu pourras acquérir le Monde futur, comme le disent nos maîtres : il a acquis les paroles de la Torah, il a acquis la vie dans le Monde futur. »
 
Il également rapporté dans le Midrach :
Rabbi Chim’on Ben Lakich était assis et étudiait la Torah avec assiduité durant toute la journée dans une caverne de Tibériade. Un marchand de cruches se souciait de lui apporter chaque jour une cruche remplie d’eau, afin qu’il ait de quoi se laver les mains et boire.
 
Un jour, le marchand dit à Rabbi Chim’on Ben Lakich :
 
« Rabbi, te souviens-tu que nous étions des amis d’enfance puisque nous étions ensemble dans la même école ? Tu as eu le mérite de devenir un grand sage de la Torah, mais pas moi ! Prie pour moi afin que ma part soit à côté de la tienne dans le Monde futur !! »
 
Rabbi Chim’on Ben Lakich lui dit :
 
« Comment puis-je prier pour toi ?! Tu arriveras au Monde futur avec tes confrères, puisque chaque personne est placée dans le Monde futur avec les gens de sa profession. »
 
Cela signifie que la bénédiction de Rabbi Chim’on Ben Lakich ne peut être efficace pour un homme qui ne fournit pas d’efforts pour mériter le Monde futur, et une personne qui investit tous ses efforts dans le commerce de cruches, même si son commerce se déroule dans la droiture et l’honnêteté, une telle personne ne trouvera sa place dans le Monde futur qu’avec des marchands de cruches, dont le commerce était certes dans l’honnêteté, mais qui n’étaient que des marchands de cruches.
 
Ces histoires nous apprennent une grande morale, particulièrement de notre époque où chacun s’investit durant toute une journée dans sa Parnassa et dans l’acquisition des choses de ce monde, et ce n’est qu’au bout de dizaines d’années, lorsque sa force s’affaiblit, que l’homme se libère de ses affaires et constate qu’il a gaspillé sa vie dans le néant, qu’il ne possède pas d’acquisition spirituelle, et qu’il étudie et accomplit les Miçwot à un niveau très bas, comme un enfant à l’école.
 
C’est pourquoi, chacun doit se réveiller de sa torpeur, et se montrer diligent dans son travail spirituel, d’être vigilant et de persévérer dans le service Divin, dans l’accomplissement des Miçwot et dans la fixation de moments d’étude de la Torah et de la Halah’a, et en récompense à cela, Hachem rétribuera chacun de façon complète, pour mériter la vie dans le Monde futur, avec l’ensemble des çaddikim.

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